Aller au SommaireAller au contenu principal Aller au menu principal
page d'accueil de PagesJaunes
  • Menu

    • Animaux
    • Assurances et Finances
    • Démarches et Droit
    • Entreprise et Vie Professionnelle
    • Famille et Vie Personnelle
    • Internet et Multimédia
    • Jardin et Extérieur
    • Loisirs
    • Maison et Habitat
    • Santé et Bien-être
    • Services et Administration
    • Véhicules et permis
Revenir à la catégorie précédente : Louer un local à usage commercial : bail 3-6-9, conditions, clauses, renouvellement et cession
  1. Accueil
  2. Assurances et Finances
  3. Immobilier
  4. Location immobilier
  5. Louer un local commercial : guide pour les professionnels et les entreprises
  6. Louer un local à usage commercial : bail 3-6-9, conditions, clauses, renouvellement et cession

Le bail commercial : définition, durée et obligations

Le bail commercial désigne un contrat de location par lequel un propriétaire met à disposition un local destiné à l’exercice d’une activité commerciale, industrielle ou artisanale. Ce type de contrat encadre les relations entre le bailleur et le locataire, tout en garantissant des droits spécifiques au preneur, notamment la propriété commerciale. La conclusion d’un bail commercial impose le respect de règles précises définies par le Code de commerce, afin de protéger les intérêts des deux parties et de prévenir les litiges.

Mis à jour le 29/04/2026

Temps de lecture estimé à 16 min

Rédigé par des auteurs spécialisés pagesjaunes

Partager cet article sur :

Ouvrir une nouvelle fenêtre pour Ajouter pagesjaunes en favori sur Google
Signer un bail
Louer un local à usage commercial : bail 3-6-9, conditions, clauses, renouvellement et cession

Sommaire.

  1. En bref
  2. Qu’est-ce qu’un bail commercial ?
  3. Quelle est la durée d’un bail commercial ?
  4. Quelles sont les obligations du bailleur et du locataire ?
  5. Comment est fixé le loyer du bail commercial ?
  6. Quelles sont les charges et taxes dans un bail commercial ?
  7. Comment résilier un bail commercial ?
  8. Qu’est-ce que le droit au renouvellement du bail commercial ?
  9. Quelles sont les mentions obligatoires du contrat de bail commercial ?
  10. FAQ

En bref

  • Le bail commercial s’applique aux activités commerciales, industrielles ou artisanales exercées dans un local loué.
  • La durée minimale légale du bail commercial est fixée à neuf ans, avec possibilité de résiliation triennale pour le locataire.
  • Le locataire bénéficie d’un droit au renouvellement du bail, assorti d’une indemnité d’éviction en cas de refus du bailleur.
  • Le montant du loyer est librement fixé à la signature, puis révisé tous les trois ans selon des indices spécifiques.

Qu’est-ce qu’un bail commercial ?

Un bail commercial constitue un contrat synallagmatique imposant des obligations réciproques au bailleur et au locataire. Le bailleur, personne physique ou morale propriétaire du local, s’engage à mettre à disposition un immeuble. Le locataire, quant à lui, doit être immatriculé au Registre du Commerce et des Sociétés ou au Répertoire des Métiers pour bénéficier du statut protecteur des baux commerciaux. Ce statut s’applique dès lors que quatre conditions cumulatives sont réunies : un contrat de bail, un immeuble, l’exploitation d’un fonds commercial et l’immatriculation du preneur.

Le statut des baux commerciaux s’étend également à certaines activités spécifiques, telles que les établissements d’enseignement, les services en régie des communes ou encore les locaux nécessaires aux entreprises publiques. Les artistes graphiques et plastiques cotisants à la maison des artistes peuvent aussi relever de ce régime. Il convient de distinguer le bail commercial du bail professionnel, réservé aux professions libérales non commerciales comme les avocats ou les médecins.

Tant qu'on en parle
Louer un local professionnel : guide complet pour les entreprises

Le contrat de bail commercial confère au locataire la propriété commerciale, c’est-à-dire le droit de maintenir son activité dans les lieux et de bénéficier de la valeur économique du fonds de commerce. Cette protection se traduit notamment par un droit au renouvellement du bail à son terme et par le versement d’une indemnité d’éviction en cas de refus du bailleur. Pour en savoir plus sur les modalités de renouvellement d’un bail commercial, il faut savoir que des démarches précises doivent être respectées.

Bon à savoir

Un propriétaire qui a conclu un bail commercial avec une société ne peut contester, à postériori, la nature commerciale du bail en raison de l’absence d’immatriculation du locataire au Registre du commerce et des sociétés, dès lors que le bail commercial stipule que les parties déclarent « leur intention expresse de soumettre la présente convention au statut des baux commerciaux, tel qu’il résulte des articlesL.145-1 du Code de commerce et des textes subséquents, et ce même si toutes les conditions d’application de ce statut ne sont pas remplies ou ne le sont que pour partie, en sorte qu’il y aura éventuellement extension conventionnelle du champ d’application de ce statut  ».

Quelle est la durée d’un bail commercial ?

La durée minimale du bail commercial est fixée à neuf ans par la loi. Cette période peut être prolongée au-delà de neuf ans, mais jamais réduite, sauf dans le cadre d’un bail dérogatoire limité à trois ans maximum. Le bail commercial classique, souvent appelé bail 3-6-9, permet au locataire de résilier le contrat à chaque échéance triennale, c’est-à-dire au bout de trois, six ou neuf ans. Cette faculté de résiliation anticipée constitue un avantage majeur pour le locataire, qui peut ainsi adapter la durée de son engagement à l’évolution de son activité.

Tant qu'on en parle
Modèle de bail commercial

Le bailleur, en revanche, ne peut mettre fin au bail commercial avant son terme que dans des cas légaux très limités, tels que le non-paiement du loyer ou le manquement grave aux obligations contractuelles. À l’expiration de la période triennale, le locataire doit respecter un préavis de six mois pour notifier son congé, soit par acte du commissaire de justice, soit par lettre recommandée avec accusé de réception. L’absence de congé dans les délais entraîne la prolongation tacite du bail pour une durée indéterminée.

Bon à savoir

Important : dans le cadre d’un bail commercial, sauf clause expresse contraire, en vertu de son obligation de délivrance, le bailleur est tenu de prendre à sa charge les travaux nécessaires à l’activité stipulée au bail (Cass. 3e civ., 18 janvier 2018, n° 16-26.011).

Il faut savoir que certains baux commerciaux présentent des particularités quant à la durée. Les baux de plus de douze ans doivent obligatoirement être établis par acte notarié. Les locaux à usage exclusif de bureaux ou de stockage, ainsi que les locaux monovalents, ne permettent pas au locataire d’exercer son droit de résiliation triennale. Dans ces cas, toute clause interdisant ce droit est réputée non écrite. Pour mieux comprendre les spécificités des baux de courte durée, il convient de se référer aux dispositions légales en vigueur.

Bon à savoir

Depuis l’entrée en vigueur de la loi Pinel (loi n° 2014-626 du 18 juin 2014), les clauses contraires au statut des baux commerciaux, réputées non écrites, peuvent faire l’objet d’une action en justice sans aucun délai de prescription (Cass. 3e civ., 19 novembre 2020, n° 19-20.405).

Quelles sont les obligations du bailleur et du locataire ?

Les obligations du bailleur

Le bailleur doit délivrer le local commercial en bon état d’usage, avec des installations conformes aux normes en vigueur. Il s’engage également à garantir au locataire une jouissance paisible des lieux, sans trouble ni perturbation. L’entretien des parties communes de l’immeuble relève de la responsabilité du bailleur, tout comme la réalisation des grosses réparations portant sur les murs, la toiture ou les éléments structurels du bâtiment. Ces travaux de gros œuvre ne peuvent être mis à la charge du locataire.

Tant qu'on en parle
Enregistrement du bail commercial : procédure et coût

Le bailleur a l’obligation de respecter le plafonnement des loyers lors de la révision triennale et au renouvellement du bail commercial. Il doit également fournir au locataire un état récapitulatif annuel des charges, ainsi qu’un état prévisionnel et récapitulatif des travaux réalisés ou à réaliser tous les trois ans. Ces obligations d’information permettent au locataire de vérifier la répartition des charges et de s’assurer de la conformité des sommes réclamées.

Bon à savoir

La fixation conventionnelle du loyer, intervenue entre les parties en cours de bail à la suite d’une transaction, constitue une modification notable des obligations respectives des parties justifiant le déplafonnement et qui emporte renonciation à la procédure de révision judiciaire du loyer (Cass. 3e civ., 15 février 2018, n° 17-11.866).

Les obligations du locataire

Le locataire doit payer le loyer du bail commercial aux échéances prévues dans le contrat, sous peine de sanctions pouvant aller jusqu’à l’expulsion. Il s’engage à utiliser les locaux commerciaux conformément à la destination prévue dans le bail, c’est-à-dire à exercer uniquement l’activité autorisée. Toute modification de l’activité nécessite une procédure de déspécialisation, partielle ou plénière, selon l’ampleur du changement envisagé.

À noter

Le fait de ne pas pouvoir exploiter les locaux commerciaux loués, en raison de la fermeture des commerces pendant le premier confinement lié à la crise sanitaire, est assimilable à la perte fortuite du local prévue par l’article 1722 du Code civil. À ce titre, le locataire est dispensé de son obligation de payer le loyer durant cette période (TJ Paris, 20 janvier 2021, n° 20/80923).

Le locataire assure l’entretien courant des lieux, incluant les réparations locatives telles que les peintures, les moquettes, le chauffage ou les sanitaires. Il doit également veiller à ne pas causer de nuisances aux autres occupants de l’immeuble et à respecter le règlement de copropriété. À la fin du bail commercial, le locataire restitue les locaux en bon état, conformément à l’état des lieux d’entrée établi lors de la signature du contrat.

Tant qu'on en parle
Révision du loyer commercial : règles, indices et procédures

Comment est fixé le loyer du bail commercial ?

Le montant du loyer initial est librement déterminé par les parties lors de la conclusion du bail commercial. Ce montant reflète généralement la valeur locative du local, en tenant compte de critères tels que l’emplacement, la surface, l’état général des lieux et les caractéristiques du marché immobilier local. Le bailleur et le locataire peuvent convenir de modalités de paiement variées, mensuelles, trimestrielles ou annuelles, selon leurs préférences.

Bon à savoir

Même en présence d’une clause d’accession sans indemnité (le bailleur devient propriétaire des aménagements réalisés par le locataire, sans indemnité pour ce dernier), le locataire est en droit de demander une indemnité au titre des frais engendrés par l’installation dans un nouveau local comportant des aménagements et équipements similaires à ceux qu’il avait réalisés dans l’ancien local qu’il a été contraint de quitter (Cass. 3e civ., 13 septembre 2018, n° 16-26.049).

Le loyer du bail commercial peut ensuite être révisé tous les trois ans, selon une procédure encadrée par la loi. Cette révision triennale s’effectue en fonction de l’indice des loyers commerciaux pour les activités commerciales et artisanales, ou de l’indice des loyers des activités tertiaires pour les autres activités. La variation du loyer est plafonnée et ne peut dépasser la variation de l’indice applicable, sauf exceptions prévues par la loi.

À noter

Une clause prévoyant que le locataire fera son affaire personnelle des sous-locations, sans faire concourir le bailleur à l’acte de sous-location, ne dispense pas le locataire de faire concourir le bailleur à l’acte de sous-location (CA Paris, 26 février 2020, n° 18/05192).

Au renouvellement du bail, le loyer est fixé selon la valeur locative, mais reste plafonné si le renouvellement intervient dans les six mois précédant l’expiration ou en cas de prolongation tacite jusqu’à douze ans. Toutefois, un déplafonnement peut être demandé si la valeur locative a augmenté de plus de dix pour cent en raison de modifications des facteurs locaux de commercialité ou de travaux d’amélioration. Dans ce cas, l’augmentation est lissée sur une période de trois ans, à raison de dix pour cent par an maximum. Pour connaître les démarches relatives à l’enregistrement d’un bail commercial, il est conseillé de consulter les informations officielles.

Bon à savoir

Le locataire qui souhaite résilier son bail à l’expiration d’une période triennale n’est pas obligé de délivrer son congé par acte extrajudiciaire (établi par huissier). Il peut le faire par lettre recommandée avec accusé de réception (Cass. 3e civ., 24 octobre 2019, n° 18-24.077). La loi n° 2015-990 du 6 août 2015 a en effet prévu des formes spécifiques pour le congé triennal dans le cadre de l’article L. 145-4 du Code de commerce.

Quelles sont les charges et taxes dans un bail commercial ?

Le contrat de bail commercial doit comporter un inventaire précis et limitatif des charges, impôts et taxes, ainsi que leur répartition entre le bailleur et le locataire. Le locataire prend généralement en charge les dépenses liées à l’usage du local, telles que l’eau, le gaz, l’électricité, ainsi que les charges de copropriété relatives à l’entretien, au ménage ou à l’ascenseur. Les impôts liés à l’occupation, comme la taxe foncière ou la taxe d’enlèvement des ordures ménagères, peuvent également être mis à la charge du locataire si le contrat le prévoit.

Bon à savoir

Le locataire peut résilier un bail commercial à tout moment en cas de départ en retraite ou d’invalidité.

Certaines charges restent à la charge exclusive du bailleur et ne peuvent être répercutées sur le locataire. Il s’agit notamment des grosses réparations, des honoraires de gestion des loyers, des frais d’assurance de l’immeuble et des impôts dont le bailleur est redevable en tant que propriétaire. Les charges liées à des locaux vacants ou à d’autres locataires ne peuvent non plus être imputées au locataire. Cette répartition vise à garantir un équilibre entre les droits et les obligations des parties.

À noter

Si le bailleur est obligé d’entretenir la chose durant le cours du contrat de bail, il n’est pas tenu à reconstruction en cas de perte totale ou partielle de la chose due à un cas fortuit. Selon les termes de l’article 1722 du Code civil, la perte partielle de la chose permet uniquement au preneur de choisir entre la diminution du loyer et la résiliation du contrat de bail, sans qu’elle ne puisse obliger le bailleur à reconstruire. Doit être assimilée à la destruction en totalité de la chose, amenant de droit à la résiliation du bail, l’impossibilité absolue et définitive d’en user conformément à sa destination ou la nécessité d’effectuer des travaux dont le coût excède sa valeur (Cass, 3e civ., 8 mars 2018, n° 17-11.439).

Comment résilier un bail commercial ?

Le locataire dispose du droit de résilier le bail commercial à chaque échéance triennale, sans avoir à justifier sa décision ni à verser d’indemnité au bailleur. Cette résiliation doit être notifiée par acte du commissaire de justice ou par lettre recommandée avec accusé de réception, en respectant un préavis de six mois avant l’expiration de la période triennale. Le non-respect de ce délai entraîne la prolongation du bail pour une nouvelle période de trois ans.

À noter

Le droit de préemption du locataire est en revanche exclu en cas de cession globale d’un immeuble comprenant des locaux commerciaux, même s’il ne comprend qu’un seul local commercial (rép. min., AN 14 août 2018, n° 5054).

Le bailleur, quant à lui, ne peut résilier le bail commercial avant son terme que dans des cas limitativement énumérés par la loi, tels que le non-paiement du loyer, le défaut d’assurance ou le manquement grave aux obligations contractuelles. Une clause résolutoire insérée dans le contrat de bail permet au bailleur de demander la résiliation en cas de manquement du locataire, après mise en demeure restée sans effet. Pour obtenir des conseils sur les modalités de résiliation d’un bail commercial, il est recommandé de se rapprocher d’un professionnel du droit.

Bon à savoir

L’offre de vente ne doit pas inclure des honoraires de négociation. Par conséquent, la vente est conclue si le locataire répond de manière favorable à l’offre du propriétaire dans le délai d’un mois, même s’il a indiqué qu’il acceptait l’offre à l’exception des honoraires d’agence immobilière à la charge de l’acquéreur (Cass. 3e civ., 28 juin 2018, n° 17-14.605).

Des cas spécifiques de résiliation anticipée existent également. Le locataire peut résilier le bail commercial en cas de départ à la retraite ou d’invalidité, à condition de respecter les formalités prévues par la loi. Le bailleur peut également mettre fin au bail pour réaliser des travaux importants de construction, de reconstruction ou de surélévation, en versant au locataire une indemnité d’éviction. Cette indemnité compense le préjudice subi par le locataire du fait de la perte de son fonds de commerce.

Bon à savoir

Cette obligation de demande de résiliation n’interdit pas l’administrateur de mettre un terme à tout moment au bail commercial même si les loyers peuvent être payés à l’échéance (Cass. com., 24 janvier 2018, n° 16-13.333).

Qu’est-ce que le droit au renouvellement du bail commercial ?

Le droit au renouvellement constitue l’un des piliers du statut des baux commerciaux. À l’expiration du bail, le locataire peut demander le renouvellement du contrat, à condition d’être immatriculé au Registre national des entreprises et d’avoir exploité effectivement son fonds de commerce pendant les trois années précédant la demande. Cette demande doit être formulée par acte du commissaire de justice ou par lettre recommandée avec accusé de réception, au moins six mois avant l’expiration du bail.

Tant qu'on en parle
Résiliation du bail commercial : quelles sont les règles à respecter ?

Le bailleur peut accepter le renouvellement du bail commercial, refuser en versant une indemnité d’éviction ou garder le silence, ce qui vaut acceptation tacite. En cas de refus, le bailleur doit justifier d’un motif légitime et sérieux, tel que la construction, la reconstruction, la surélévation de l’immeuble ou la réaffectation des locaux. L’indemnité d’éviction correspond généralement à la valeur vénale du fonds de commerce, calculée sur la base du chiffre d’affaires des trois dernières années.

Si le bailleur accepte le renouvellement, le montant du loyer du bail commercial est fixé selon la valeur locative, mais reste plafonné si les conditions légales sont réunies. Le plafonnement ne s’applique pas si le bail a été prolongé tacitement au-delà de douze ans ou si les parties ont expressément écarté cette règle dans le contrat. Le locataire dispose alors d’un délai pour contester le montant du loyer proposé, en saisissant la commission départementale de conciliation ou le tribunal compétent.

Quelles sont les mentions obligatoires du contrat de bail commercial ?

Le contrat de bail commercial doit comporter plusieurs mentions obligatoires pour garantir la sécurité juridique des parties. Il convient d’indiquer les coordonnées complètes du bailleur et du locataire, ainsi qu’une désignation précise du local commercial, incluant l’adresse, la surface et les éventuelles dépendances. La durée du bail, les modalités de renouvellement et les conditions de résiliation anticipée doivent également figurer dans le contrat.

Le contrat de bail commercial doit préciser le montant du loyer initial, les modalités de révision triennale et l’indice applicable. Les charges, impôts et taxes doivent faire l’objet d’un inventaire détaillé, avec indication de leur répartition entre les parties. Le dépôt de garantie, s’il est prévu, doit être mentionné, ainsi que les conditions de restitution et les éventuels intérêts dus au-delà du plafond légal.

Des annexes obligatoires doivent accompagner le contrat de bail commercial. L’état des lieux d’entrée, établi contradictoirement ou par commissaire de justice, permet de constater l’état du local à la prise de possession. Les diagnostics techniques, tels que le diagnostic de performance énergétique, l’état des risques et pollutions, le diagnostic amiante ou le constat de risque d’exposition au plomb, doivent être joints au bail. Pour les locaux de plus de deux mille mètres carrés, une annexe environnementale est également exigée.

FAQ

Quelle est la différence entre un bail commercial et un bail professionnel ?

Le bail commercial s’applique aux activités commerciales, industrielles ou artisanales exercées par un locataire immatriculé au Registre du Commerce et des Sociétés ou au Répertoire des Métiers. Le bail professionnel, en revanche, concerne les professions libérales non commerciales, telles que les avocats, médecins ou consultants. Les règles de durée, de renouvellement et de résiliation diffèrent entre ces deux types de baux.

Qu’est-ce qu’un bail dérogatoire ?

Le bail dérogatoire, également appelé bail précaire, désigne un contrat de location d’une durée maximale de trois ans, qui ne bénéficie pas du statut protecteur des baux commerciaux. Ce type de bail ne donne pas droit au renouvellement automatique ni à l’indemnité d’éviction. À l’expiration de la période de trois ans, le bail dérogatoire prend fin sans formalité, sauf transformation en bail commercial classique si le locataire reste dans les lieux.

Comment calculer le montant du dépôt de garantie dans un bail commercial ?

Le dépôt de garantie est librement fixé par les parties, mais son montant est plafonné par la loi. Il ne peut excéder un terme de loyer si le loyer est payé d’avance, ou deux termes si le loyer est payé à échéance. Un terme correspond à un mois de loyer en cas de paiement mensuel, ou à trois mois en cas de paiement trimestriel. Toute somme versée au-delà de ce plafond doit produire des intérêts au taux de la Banque de France.

Quels sont les indices applicables pour la révision du loyer d’un bail commercial ?

La révision du loyer du bail commercial s’effectue en fonction de l’indice des loyers commerciaux pour les activités commerciales et artisanales, ou de l’indice des loyers des activités tertiaires pour les autres activités. Ces indices, publiés chaque trimestre par l’Institut national de la statistique et des études économiques, permettent de calculer la variation du loyer en fonction de l’évolution du marché immobilier. Le choix de l’indice applicable doit être précisé dans le contrat de bail.

Partager cet article sur :

Ouvrir une nouvelle fenêtre pour Ajouter pagesjaunes en favori sur Google

En savoir plus sur Location immobilier

Élaborer son projet Local à usage professionnel Terre agricole

Aussi dans la rubrique Louer un local à usage commercial : bail 3-6-9, conditions, clauses, renouvellement et cession

    • Saisine de la Commission départementale de conciliation des baux commerciaux
    • Check-list à suivre avant de louer ou d'acheter un local commercial
    • Location de local commercial à Paris : trouver le local idéal pour votre projet
    • Modèle de bail commercial
    • La clause d'indexation dans les contrats de bail commercial
    • La clause résolutoire du bail commercial : ce qu'il faut savoir
    • Le bail commercial : fonctionnement et droits des parties
    • Contestation d'une clause dans le bail commercial
    • Surface utile brute et surface utile nette en immobilier d'entreprise
    • Convention d'occupation précaire
    • Le pas de porte en bail commercial : définition, calcul et obligations
    • Refus de renouvellement du bail commercial
    • Accord du bailleur pour renouvellement du bail commercial avec proposition de nouveau loyer
    • Demande de paiement d'une indemnité d'éviction suite au non-renouvellement du bail commercial
    • Le droit de repentir du bailleur en matière de bail commercial
    • Renouvellement du bail commercial : démarches et droits des parties
    • Avenant de renouvellement de bail commercial
    • Demande de renouvellement de contrat de bail commercial
    • Le bail commercial : définition, fonctionnement et règles essentielles
    • Déplafonnement du loyer du bail commercial : conditions et procédure
    • Valeur locative cadastrale : calcul et impact sur la taxe foncière
    • Demande de modification du loyer du bail commercial par le bailleur
    • Révision du loyer commercial : règles, indices et procédures
    • Indice des Loyers Commerciaux : calcul, révision et application au bail
    • Juge des loyers commerciaux
    • La répartition des charges locatives du bail commercial entre le bailleur et le locataire
    • Notification de l'accord du bailleur sur la déspécialisation du local commercial
    • Changement de destination d'un local : démarches et obligations
    • Notification de refus du bailleur sur la déspécialisation du local commercial
    • Changer ou modifier l'activité d'un bail commercial : démarches et procédures
    • Sous-location de bail commercial : règles et conditions à respecter
    • Bail dérogatoire : définition, conditions et règles juridiques
    • Résiliation du bail commercial : quelles sont les règles à respecter ?
    • Congé avec offre de renouvellement d'un bail commercial par le bailleur
    • Congé par le preneur d'un bail commercial en fin de période triennale
    • Congé pour départ en retraite du preneur d'un bail commercial
    • Expulsion du locataire : procédure, droits et indemnités d'occupation
    • Cession du droit au bail commercial : procédure et formalités à respecter
    • Promesse de cession de bail commercial
    • Contrat de cession d'un bail commercial
    • Congé et refus de renouvellement d'un bail commercial par le bailleur
    • Résiliation amiable du bail commercial : procédure et conditions
    • Demande d'autorisation de sous-louer une partie d'un local commercial
    • Acceptation d'une sous-location d'un local commercial
    • Convention de mise à disposition gratuite d'un local commercial
    • Refus de sous-location du local commercial
    • Refus de la cession du bail commercial sans le fonds de commerce
    • Notification au bailleur de la cession du bail commercial avec le fonds de commerce
    • Autorisation de la cession du bail commercial sans le fonds de commerce
    • Proposition de rachat d'un bail commercial
    • Le droit de préférence du locataire commercial lors de la vente du local
    • Notification au créancier inscrit de l'intention de céder le bail commercial sans le fonds de commerce
    • Demande d'autorisation au bailleur pour la cession du bail commercial sans le fonds de commerce

Ces pros peuvent vous aider !

À lire aussi

  • Location immobilier

    Location de local commercial à Paris : trouver le local idéal pour votre projet

    La recherche d’un local commercial à Paris représente une étape déterminante pour les entrepreneurs souhaitant développer une activité. La capitale offre une diversité de quartiers et de biens adaptés aux différents projets professionnels, du petit commerce de proximité aux grandes surfaces commerciales. Les prix varient considérablement selon les arrondissements et la surface recherchée.
    Mis à jour le 29/04/2026 10 min
  • Location immobilier

    Propriété commerciale : le droit au renouvellement du bail commercial

    La propriété commerciale représente un mécanisme juridique qui protège les commerçants et artisans locataires de locaux professionnels. Ce dispositif leur garantit la possibilité de renouveler leur bail commercial à son échéance ou, à défaut, de percevoir une indemnité d’éviction compensant la perte de leur activité. Encadrée par le Code de commerce, cette protection vise à assurer la stabilité des exploitants et à préserver la valeur de leur fonds de commerce.
    Mis à jour le 29/04/2026 9 min
  • Location immobilier

    Expulsion du locataire dans le cadre du bail commercial : procédure et étapes

    Le bailleur d’un local commercial peut se trouver confronté à la nécessité d’expulser un locataire en raison d’impayés de loyers, de violations du contrat ou d’autres manquements graves. La procédure d’expulsion du locataire commercial est strictement encadrée par le Code de commerce, notamment les articles L145-41 et suivants. La clause résolutoire du bail commercial joue un rôle central dans cette démarche, permettant la résiliation automatique en cas de non-respect des obligations contractuelles. La représentation par un avocat du barreau est obligatoire devant le tribunal judiciaire compétent.
    Mis à jour le 29/04/2026 12 min
  • Location immobilier

    Sous-location de bail commercial : règles et conditions à respecter

    La sous-location de bail commercial permet au locataire principal de louer tout ou partie du local commercial à un tiers. Cette pratique encadrée par le Code de commerce offre une solution pour optimiser les espaces inutilisés et partager les coûts. Le bailleur, le locataire principal et le sous-locataire doivent respecter des obligations précises pour garantir la validité juridique de cette opération.
    Mis à jour le 29/04/2026 9 min

Sujets connexes

  • Diagnostic immobilier
  • Indivision
  • Viager
  • Copropriété
  • Mobil home
  • Achat immobilier
  • SCI
  • Vente immobilier

Nos autres univers

  • Animaux
  • Assurances et Finances
  • Démarches et Droit
  • Entreprise et Vie Professionnelle
  • Famille et Vie Personnelle
  • Internet et Multimédia
  • Jardin et Extérieur
  • Loisirs
  • Maison et Habitat
  • Santé et Bien-être
  • Services et Administration
  • Véhicules et permis

Infos légales, cookies et vie privée

  • Mentions légales
  • Infos Cookies
  • Vos données en question
  • Accessibilité
  • Protection de la vie privée
  • CGU des services du compte
  • Référencement sur PagesJaunes

Des questions sur nos services

  • Aide utilisateur
  • Contactez-nous
  • Blog PagesJaunes

Astuces et guides

  • Astuces
  • Guides pratiques
  • Tips
  • Fiches pratiques
  • Contenus téléchargeables

Nos réseaux sociaux

  • Facebook
  • Facebook PagesConseils
  • Twitter
  • Instagram
  • Pinterest
  • LinkedIn
  • YouTube
  • YouTube PagesConseils

PagesJaunes est une marque du groupe Solocal

  • Charte du groupe
  • Recrutement