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Logement social : plafonds de ressources 2026 pour accéder au PLAI, PLUS, PLS et PLI

L’accès à un logement social dépend de plafonds de ressources réglementés, actualisés chaque année. Ces plafonds varient selon le type de logement, la composition du ménage et la localisation géographique. Pour 2026, l’arrêté du 19 décembre 2025 fixe une revalorisation de 0,87 % des plafonds, en fonction de l’évolution de l’Indice de Référence des Loyers au troisième trimestre 2025. Comprendre ces critères permet de déterminer son éligibilité et de constituer un dossier de demande adapté.

Mis à jour le 29/04/2026

Temps de lecture estimé à 13 min

Rédigé par des auteurs spécialisés pagesjaunes

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Logements sociaux
© Getty Images / Rrrainbow
Conditions d'attribution d'un logement social : plafonds de ressources, publics prioritaires et catégories de logements

Sommaire.

  1. En bref
  2. Quels sont les différents types de logements sociaux et leurs bénéficiaires ?
  3. Quels plafonds de ressources pour chaque type de logement en 2026 ?
  4. Comment se compose le ménage pour le calcul des ressources ?
  5. Quelles ressources sont prises en compte pour l’attribution du logement ?
  6. Comment constituer une demande de logement social ?
  7. Quelles évolutions législatives impactent les plafonds de ressources ?
  8. FAQ

En bref

  • Les plafonds de ressources pour le logement social 2026 augmentent de 0,87 % par rapport à 2025.
  • Quatre catégories de logements sociaux existent : PLAI, PLUS, PLS et PLI, chacune avec des plafonds spécifiques.
  • Les revenus pris en compte sont ceux de l’année 2024, inscrits sur l’avis d’imposition 2025.
  • Des dérogations s’appliquent en cas de baisse de revenus d’au moins 10 %, de séparation ou de violences conjugales.
  • La composition du ménage inclut le demandeur, le codemandeur et les personnes à charge fiscalement.

Quels sont les différents types de logements sociaux et leurs bénéficiaires ?

Le parc locatif social se divise en quatre grandes catégories, définies selon le type de prêt ayant financé la construction des logements. Chaque catégorie correspond à un niveau de ressources spécifique et vise une population différente.

Le PLAI, pour les ménages en grande précarité

Le Prêt Locatif Aidé d’Intégration finance des logements destinés aux personnes en situation de grande précarité. Ces logements offrent les loyers les plus accessibles du parc social. Les plafonds de ressources sont les plus bas, permettant d’accueillir les ménages aux revenus les plus modestes. Un logement PLAI constitue souvent une solution d’urgence pour des personnes en difficulté sociale ou économique.

Bon à savoir

Depuis le 1er janvier 2019, les plafonds de ressources prennent en compte les personnes en situation de handicap. Ces personnes doivent être titulaires de la carte mobilité inclusion portant la mention « invalidité » (arrêté du 28 décembre 2018).

Le PLUS, socle du parc HLM classique

Le Prêt Locatif à Usage Social représente plus de 80 % des logements sociaux en France. Ces logements HLM classiques visent à garantir la mixité sociale dans les quartiers. Les plafonds de ressources du PLUS sont intermédiaires, permettant à une large partie de la population d’accéder à un logement à loyer modéré. La demande de logement social concerne principalement cette catégorie.

Le PLS, pour les revenus intermédiaires

Le Prêt Locatif Social s’adresse aux ménages dont les revenus dépassent les plafonds du PLUS mais restent insuffisants pour accéder au marché locatif privé. Les plafonds de ressources annuelles du PLS sont majorés de 30 % par rapport au PLUS. Cette catégorie permet de maintenir dans le secteur social des familles aux revenus modestes à moyens. Un logement PLS offre une alternative entre le logement social classique et le marché privé.

Le PLI, pour les classes moyennes

Le Prêt Locatif Intermédiaire cible les classes moyennes, dont les revenus sont trop élevés pour accéder au logement social mais trop faibles pour se loger confortablement dans le privé. Les plafonds du PLI suivent ceux du dispositif Pinel et varient selon un zonage géographique spécifique. Cette catégorie contribue à offrir une solution de transition entre le social et le privé. Le plafond PLI s’adapte aux réalités du marché immobilier local.

Bon à savoir

Depuis la loi n° 2018-1021 du 23 novembre 2018, dite loi Élan, la situation des locataires de logements sociaux en zone tendue est réexaminée tous les trois ans par les organismes HLM. En cas de dépassement du plafond de ressources applicable au logement, les dossiers des locataires sont transmis à la commission d’attribution des logements qui formule des propositions de relogement aux locataires dont la situation a été modifiée.

Quels plafonds de ressources pour chaque type de logement en 2026 ?

Les plafonds de ressources annuelles varient selon la localisation du logement et la composition du ménage. Il convient de distinguer trois zones géographiques principales pour les logements PLAI, PLUS et PLS : Paris et ses communes limitrophes, le reste de l’Île-de-France, et les autres régions métropolitaines.

Plafonds PLAI 2026 pour les ménages en précarité

Pour un logement PLAI, les plafonds de ressources 2026 s’établissent comme suit. À Paris et dans les communes limitrophes, une personne seule ne doit pas dépasser 14 811 euros de revenu fiscal de référence, un couple sans enfant 24 140 euros, et une famille de trois personnes 31 643 euros. En Île-de-France hors Paris, les montants sont identiques pour une et deux personnes, puis s’élèvent à 29 018 euros pour trois personnes. Dans les autres régions métropolitaines, les plafonds atteignent 12 870 euros pour une personne, 18 753 euros pour deux personnes et 22 551 euros pour trois personnes. Un logement PLAI reste accessible aux revenus les plus modestes.

Plafonds PLUS 2026 pour les HLM classiques

Les plafonds des ressources du logement PLUS sont plus élevés que ceux du PLAI. À Paris et dans les communes limitrophes, une personne seule peut gagner jusqu’à 26 920 euros, un couple 40 233 euros, et une famille de trois personnes 52 740 euros. En Île-de-France hors Paris, les seuils restent identiques pour une et deux personnes, puis descendent à 48 362 euros pour trois personnes. Dans les autres régions, les plafonds s’établissent à 23 403 euros pour une personne, 31 254 euros pour deux personnes et 37 584 euros pour trois personnes. Le logement PLUS constitue le cœur du parc social français.

Tant qu'on en parle
Comment fonctionne l’attribution d’un logement social ?

Plafonds PLS 2026 pour les revenus intermédiaires

Composition du ménage Paris et communes limitrophes Île-de-France hors Paris Autres régions
1 personne 34 996 € 34 996 € 30 424 €
2 personnes 52 303 € 52 303 € 40 630 €
3 personnes 68 562 € 62 871 € 48 859 €
4 personnes 81 858 € 75 309 € 58 986 €
5 personnes 97 395 € 89 150 € 69 389 €
6 personnes 109 595 € 100 322 € 78 203 €
Personne supplémentaire +12 212 € +11 177 € +8 723 €

Ces montants correspondent à une majoration de 30 % par rapport aux plafonds PLUS. Cette catégorie permet d’accueillir des ménages aux revenus modestes à moyens dans le parc social.

Plafonds PLI 2026 selon les zones géographiques

Le Prêt Locatif Intermédiaire applique un zonage spécifique, différent de celui des autres logements sociaux. La zone A bis couvre Paris et la petite couronne, la zone A comprend le reste de l’Île-de-France et certaines grandes agglomérations, la zone B1 regroupe les villes moyennes, et les zones B2 et C concernent les territoires ruraux et petites villes. Pour une personne seule, les plafonds atteignent 43 475 euros en zone A bis, 35 435 euros en zone B1, et 31 892 euros en zones B2 et C. Un couple peut gagner jusqu’à 64 976 euros en zone A bis, 47 321 euros en zone B1, et 42 588 euros en zones B2 et C. Le prêt locatif intermédiaire PLI s’adapte aux tensions du marché immobilier local.

Comment se compose le ménage pour le calcul des ressources ?

La composition du ménage détermine le plafond applicable et inclut plusieurs catégories de personnes. Il faut savoir que le calcul prend en compte non seulement les occupants permanents mais aussi certaines personnes à charge.

Bon à savoir

Vous pouvez accéder au classement des communes par zones géographiques dites A/A bisB1/B2/C en consultant l’annexe 1 de l’arrêté du 1er octobre 2014, dernièrement modifié par un arrêté du 2 octobre 2023. Par ailleurs, un simulateur permet de savoir dans quelle zone se situe votre commune.

Les membres permanents du foyer

Le demandeur principal constitue la base du ménage. Le codemandeur, qu’il soit époux, partenaire de PACS ou concubin notoire, est systématiquement inclus. Les personnes figurant sur l’avis d’imposition du demandeur ou du codemandeur font partie du ménage. Cette catégorie comprend les enfants de moins de 21 ans, les étudiants de moins de 25 ans, et les personnes titulaires de la carte mobilité inclusion avec mention invalidité. Une personne en situation de handicap bénéficie d’un surclassement d’une catégorie dans le calcul des plafonds.

Les enfants en droit de visite et d’hébergement

Les enfants faisant l’objet d’un droit de visite et d’hébergement sont comptabilisés dans la composition du ménage. Cette prise en compte permet d’attribuer un logement adapté à la garde alternée ou au droit de visite régulier. Les revenus de l’autre parent ne sont pas intégrés dans le calcul, seuls ceux du demandeur comptent. Il est conseillé de fournir le jugement de divorce ou la convention de séparation précisant les modalités de garde.

Le cas particulier des jeunes ménages

Un jeune ménage se définit comme un couple marié, pacsé ou en concubinage dont la somme des âges ne dépasse pas 55 ans. Cette catégorie bénéficie parfois de plafonds spécifiques ou d’une majoration. À Paris et dans les communes limitrophes, un jeune ménage sans enfant peut prétendre au plafond de trois personnes, soit 68 562 euros pour un logement PLS. Cette disposition favorise l’accès au logement social des jeunes couples.

À noter

Le seuil de dépassement est passé de 200 à 150 % au 1er janvier 2018 suite à la loi n° 2017-86 du 27 janvier 2017 relative à l’égalité et la citoyenneté. Il en est de même pour le délai de départ du logement qui a été abaissé de 3 ans à 18 mois.

Quelles ressources sont prises en compte pour l’attribution du logement ?

Les ressources considérées pour déterminer l’éligibilité correspondent au revenu fiscal de référence de l’année n-2. Pour une demande formulée en 2026, les revenus de 2024 inscrits sur l’avis d’imposition 2025 servent de base de calcul.

Le revenu fiscal de référence comme base

Le revenu fiscal de référence figure sur l’avis d’imposition et synthétise l’ensemble des revenus du foyer après abattements fiscaux. Ce montant inclut les salaires, les revenus fonciers, les pensions, les allocations chômage imposables et les revenus de capitaux mobiliers. Les revenus étrangers doivent être déclarés, justifiés par des documents traduits et convertis en euros. Pour les demandeurs non imposables, il convient de fournir des bulletins de salaire, des attestations Pôle emploi ou des relevés de prestations sociales.

Les dérogations en cas de baisse de revenus

Une baisse d’au moins 10 % des revenus récents par rapport à ceux de l’année n-2 permet de prendre en compte les revenus de l’année n-1 ou des douze derniers mois. Cette dérogation s’applique sur présentation de justificatifs : bulletins de salaire récents, attestation de licenciement, ou déclaration de cessation d’activité. Il faut savoir que cette disposition favorise l’accès au logement social pour les personnes ayant connu une dégradation de leur situation financière.

Tant qu'on en parle
Supplément de loyer de solidarité : fonctionnement et calcul du surloyer HLM

Les situations particulières de séparation ou de décès

En cas de séparation ou de décès du conjoint ou partenaire de PACS, seuls les revenus du demandeur sont pris en compte. Les justificatifs nécessaires incluent le jugement de divorce, l’acte de dissolution du PACS, ou le certificat de décès. Pour les victimes de violences conjugales, les revenus de la victime seule sont considérés sur présentation d’un récépissé de dépôt de plainte. Si le conjoint ou partenaire est hébergé en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes, les frais d’hébergement peuvent être déduits des revenus du ménage.

Comment constituer une demande de logement social ?

La demande de logement social suit une procédure réglementée, identique sur l’ensemble du territoire national. Il est conseillé de rassembler tous les documents nécessaires avant d’entamer les démarches.

Le dossier unique de demande

En Île-de-France, une seule demande vaut pour l’ensemble de la région. Le dossier doit inclure toutes les personnes qui vivront dans le logement : demandeur, codemandeur, personnes figurant sur l’avis d’imposition, et enfants en droit de visite. Les colocataires ne sont pas comptés dans les personnes à loger, leur présence n’affecte pas le calcul des plafonds. La demande peut être effectuée en ligne ou sur place auprès d’un organisme HLM, d’une mairie ou d’un bailleur social. Un numéro unique de demande est attribué et reste valable sur tout le territoire.

Bon à savoir

La présence d’une personne handicapée dans le foyer et titulaire d’une carte mobilité inclusion (carte d’invalidité) minore le montant du surloyer (réponse ministérielle n°4449 publiée au JOAN du 13/03/2018).

Les pièces justificatives obligatoires

Le dossier de demande comprend plusieurs documents obligatoires. Une pièce d’identité en cours de validité ou un titre de séjour valide est exigée pour le demandeur et le codemandeur. L’avis d’imposition de l’année n-2 permet de vérifier les ressources du ménage. Des justificatifs de situation personnelle, tels qu’un livret de famille, un jugement de divorce ou un certificat de PACS, doivent être fournis. Les personnes rattachées fiscalement aux parents mais demandant seules doivent présenter leurs propres justificatifs de revenus. Il faut savoir que la complétude du dossier réduit les délais de traitement.

Les critères de priorité d’attribution

La commission d’attribution examine les demandes selon plusieurs critères réglementaires. L’ancienneté de la demande, la taille du ménage, les ressources, les conditions de logement actuelles et l’éloignement du lieu de travail sont pris en compte. Des priorités légales s’appliquent pour les personnes en situation de handicap, en grande précarité, sortant d’un chômage de longue durée, victimes de violences, ou menacées d’expulsion. Les types de logements sociaux disponibles varient selon les communes et les bailleurs.

Quelles évolutions législatives impactent les plafonds de ressources ?

Les plafonds de ressources font l’objet d’une actualisation annuelle, encadrée par la réglementation. L’arrêté du 19 décembre 2025 fixe les montants applicables en 2026, en référence à l’arrêté du 29 juillet 1987 modifié.

À noter

À l’inverse, une réduction du loyer de solidarité (RLS) s’applique pour les locataires aux faibles ressources. Les plafonds de ressources applicables à compter du 1er janvier 2023 sont fixés par un arrêté du 30 décembre 2022. Les montants de la réduction de loyer de solidarité applicables depuis le 1er octobre 2023 sont fixés par un arrêté du 21 septembre 2023. Une baisse de l’APL est appliquée en même temps que la RLS (décret n° 2018-136 du 27 février 2018). Le décret n° 2018-505 du 21 juin 2018 en réorganise les modalités de calcul.

La revalorisation de 0,87 % correspond à l’évolution de l’Indice de Référence des Loyers au troisième trimestre 2025. Cette indexation automatique permet d’ajuster les plafonds à l’inflation et à l’évolution du coût de la vie. Il convient de noter que cette revalorisation s’applique à l’ensemble des catégories de logements sociaux : PLAI, PLUS, PLS et PLI. Les plafonds pour l’outre-mer suivent une grille spécifique, adaptée aux réalités économiques locales.

La loi ALUR et la loi Élan ont renforcé les dispositifs d’accès au logement social, notamment par la simplification des procédures de demande et l’amélioration de la transparence des attributions. Le système d’information commun des demandes de logement social permet un suivi national des demandes. Les bailleurs sociaux doivent respecter des objectifs de mixité sociale et de rotation des locataires, tout en garantissant l’accès prioritaire aux ménages les plus modestes.

FAQ

Peut-on cumuler plusieurs demandes de logement social dans différentes régions ?

Oui, il est possible de déposer plusieurs demandes de logement social dans différentes régions de France. Chaque demande génère un numéro unique national, mais les dossiers restent distincts selon les zones géographiques. En Île-de-France, une seule demande vaut pour toute la région. Dans les autres régions, il convient de déposer une demande par département ou par organisme HLM souhaité.

Tant qu'on en parle
Aide au logement pour étudiant : les dispositifs financiers accessibles

Les revenus d’un étudiant rattaché fiscalement à ses parents sont-ils pris en compte ?

Non, si l’étudiant demande un logement social seul, seules ses propres ressources sont prises en compte, même s’il reste rattaché au foyer fiscal de ses parents. Il doit fournir ses justificatifs de revenus personnels : bulletins de salaire, attestations de stages rémunérés ou relevés de bourses. Cette règle permet aux jeunes de bénéficier du logement social indépendamment des revenus parentaux.

Que se passe-t-il si les revenus dépassent les plafonds après l’attribution du logement ?

Le dépassement des plafonds de ressources après l’attribution du logement entraîne un supplément de loyer de solidarité. Ce mécanisme s’applique lorsque les revenus excèdent de plus de 20 % les plafonds réglementaires pendant deux années consécutives. Le montant du supplément varie selon le dépassement constaté. En cas de dépassement important et prolongé, le bailleur peut proposer un relogement dans un logement intermédiaire ou privé.

Les prestations sociales sont-elles comptabilisées dans les ressources du ménage ?

Les prestations sociales non imposables ne sont pas incluses dans le revenu fiscal de référence et ne comptent donc pas dans les ressources prises en compte pour l’attribution du logement social. Les allocations familiales, l’allocation aux adultes handicapés, le revenu de solidarité active et les aides au logement sont exclus du calcul. Seules les prestations imposables, comme certaines indemnités journalières ou allocations chômage, figurent dans le revenu fiscal de référence.

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