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Le bail glissant : une solution d’accès au logement pour les personnes en difficulté

Le bail glissant constitue une solution locative adaptée aux personnes qui rencontrent des difficultés d’accès au logement. Ce dispositif permet à un ménage en situation de précarité de devenir progressivement locataire autonome, grâce à un accompagnement social personnalisé. Contrairement à une location classique, le mécanisme de bail glissant implique trois parties : le propriétaire, une association agréée et le futur locataire.

Mis à jour le 29/04/2026

Temps de lecture estimé à 18 min

Rédigé par des auteurs spécialisés pagesjaunes

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appartement paris
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Conditions d'attribution d'un logement social : plafonds de ressources, publics prioritaires et catégories de logements

Sommaire.

  1. En bref
  2. Qu’est-ce que le bail glissant et comment fonctionne-t-il ?
  3. Quels sont les acteurs du bail glissant ?
  4. Comment se déroule l’accompagnement social dans le bail glissant ?
  5. Quel est le cadre juridique du bail glissant ?
  6. Quelles sont les modalités contractuelles du bail glissant ?
  7. Comment s’effectue le glissement du bail ?
  8. Quelles sont les conditions de résiliation du bail glissant ?
  9. Quels sont les avantages du bail glissant pour chaque partie ?
  10. Quels sont les risques et les limites du bail glissant ?
  11. Comment s’inscrit le bail glissant dans les politiques du logement ?
  12. Quels sont les financements disponibles pour le bail glissant ?
  13. Quelles sont les alternatives au bail glissant ?
  14. Comment développer le bail glissant sur un territoire ?
  15. FAQ

En bref

  • Le bail glissant repose sur un système de sous-location temporaire avec accompagnement social, qui évolue vers une location classique.
  • Une association agréée loue le logement au propriétaire et le sous-loue au bénéficiaire, avant de lui transférer le contrat de bail.
  • Le glissement du contrat de bail intervient lorsque le sous-locataire démontre sa capacité à assumer seul les obligations locatives.
  • Ce dispositif s’applique aussi bien dans le parc privé que dans les logements sociaux, avec un cadre juridique qui s’appuie sur la loi du 6 juillet 1989.

Qu’est-ce que le bail glissant et comment fonctionne-t-il ?

Le bail glissant représente un mécanisme de location transitoire qui facilite l’insertion sociale par le logement. Le dispositif de bail glissant se caractérise par une période d’apprentissage durant laquelle le bénéficiaire occupe le logement en qualité de sous-locataire. Cette phase permet à l’occupant d’acquérir progressivement les compétences nécessaires à la gestion autonome d’un logement.

La mise en œuvre du bail glissant nécessite la signature de deux contrats distincts. Le premier contrat de bail lie le propriétaire à l’organisme accompagnant, qui devient locataire principal. Le second contrat organise la sous-location entre l’association et le ménage bénéficiaire. Cette double structure contractuelle garantit la sécurité juridique de toutes les parties impliquées.

Le glissement de bail intervient au terme de la période d’accompagnement, lorsque les objectifs fixés sont atteints. L’organisme accompagnant transfère alors ses droits et obligations au sous-locataire, qui devient locataire en titre du même logement. Cette transition s’effectue sans changement de domicile, ce qui favorise la stabilité du parcours résidentiel. Pour mieux comprendre les spécificités de ce type de location, il est utile de connaître les principes de l’intermédiation locative.

Quels sont les acteurs du bail glissant ?

Le bailleur et ses obligations

Le propriétaire du logement, appelé bailleur, peut être une personne physique, un organisme de logement social ou une collectivité territoriale. Dans le cadre du bail glissant, le bailleur loue son bien à une association agréée plutôt qu’directement au ménage bénéficiaire. Cette organisation présente plusieurs avantages pour le propriétaire.

Les obligations du bailleur restent identiques à celles d’une location classique. Le propriétaire doit fournir un logement décent, assurer les réparations importantes et garantir la jouissance paisible des lieux. En contrepartie, l’organisme accompagnant prend en charge la gestion locative courante, ce qui sécurise la relation contractuelle. Les bailleurs qui louent dans le cadre du bail glissant peuvent bénéficier d’exonérations fiscales, notamment sur le précompte immobilier pendant la durée du dispositif.

L’organisme accompagnant et son rôle

L’association agréée occupe une position centrale dans le mécanisme de bail glissant. Pour intervenir dans ce dispositif, l’organisme doit détenir un agrément spécifique délivré par le préfet pour une durée de cinq ans. Cet agrément porte sur l’intermédiation locative et la gestion locative sociale, conformément aux dispositions du Code de la construction et de l’habitation.

L’organisme accompagnant assume une double fonction. En tant que locataire principal, il signe le contrat de bail avec le propriétaire et s’engage au paiement régulier des loyers. En qualité de bailleur vis-à-vis du sous-locataire, il assure la gestion quotidienne du logement et met en œuvre un accompagnement social adapté. Cette position intermédiaire implique une responsabilité financière importante, notamment en cas d’impayés ou de dégradations.

Les missions de l’organisme accompagnant couvrent tous les aspects de la vie locative. L’association réalise les états des lieux, gère les contrats d’énergie et d’assurance, et accompagne le bénéficiaire dans ses démarches administratives. Elle fixe avec le sous-locataire des objectifs d’autonomie précis et évalue régulièrement leur réalisation. Cette approche pédagogique vise à préparer le glissement du contrat de bail dans les meilleures conditions.

Le sous-locataire et ses droits

Le bénéficiaire du bail glissant occupe le logement en qualité de sous-locataire durant la phase d’accompagnement. Les personnes éligibles à ce dispositif sont celles qui rencontrent des difficultés d’accès au logement ordinaire, en raison de ressources insuffisantes ou de conditions d’existence précaires. Les publics prioritaires au titre du droit au logement opposable peuvent également bénéficier du bail glissant.

Le statut de sous-locataire confère des droits proches de ceux du locataire classique. L’occupant peut percevoir les allocations logement, qui sont versées soit directement au ménage, soit à l’association en tiers payant. Le sous-locataire bénéficie également des aides du fonds de solidarité pour le logement, notamment pour la garantie locative ou les travaux d’installation.

Les obligations du sous-locataire s’alignent sur celles d’un locataire ordinaire. Le bénéficiaire doit payer régulièrement le loyer et les charges, entretenir le logement et respecter le règlement intérieur. Il s’engage également à participer activement à l’accompagnement social et à travailler sur les objectifs fixés avec l’organisme accompagnant. Le respect de ces engagements conditionne la réussite du glissement de bail.

Comment se déroule l’accompagnement social dans le bail glissant ?

L’accompagnement social constitue le cœur du dispositif de bail glissant. Dès l’entrée dans le logement, l’organisme accompagnant définit avec le sous-locataire un projet personnalisé. Ce projet identifie les objectifs à atteindre pour accéder à l’autonomie locative complète. Les domaines d’intervention peuvent concerner la gestion budgétaire, les démarches administratives, l’entretien du logement ou l’insertion professionnelle.

La durée de l’accompagnement varie selon les situations individuelles. Le contrat de bail glissant est généralement conclu pour une période d’un an renouvelable, avec une durée maximale de trois ans. Des évaluations régulières, souvent tous les six mois, permettent de mesurer les progrès réalisés et d’adapter les objectifs si nécessaire. Cette approche progressive respecte le rythme de chaque bénéficiaire.

La philosophie de l’accompagnement repose sur la confiance et le respect de l’autonomie. L’organisme accompagnant informe le sous-locataire de ses droits et obligations, mais laisse à la personne la liberté de ses choix. Le professionnel social respecte l’intimité du ménage et n’intervient dans le logement qu’avec l’accord de l’occupant. Ce cadre bienveillant favorise la construction d’une relation de qualité, indispensable à la réussite du projet.

Quel est le cadre juridique du bail glissant ?

Le bail glissant ne fait pas l’objet d’une réglementation spécifique unique. Le dispositif s’appuie sur plusieurs textes législatifs qui encadrent la location, la sous-location et le transfert de bail. La loi du 6 juillet 1989 constitue la base juridique principale, notamment ses articles 8 et 14 relatifs à la cession et au transfert de bail.

Les lois successives ont progressivement renforcé le cadre du bail glissant. La loi Quilliot de 1982 a autorisé les organismes de logement social à sous-louer à des associations pour des personnes en difficulté. La loi Besson de 1990 a étendu cette possibilité aux bailleurs privés et a instauré des avantages fiscaux. La loi de lutte contre les exclusions de 1998 a amélioré le statut du sous-locataire et créé une aide forfaitaire pour les associations.

La loi pour la mobilisation du logement et la lutte contre l’exclusion de 2009 a introduit l’examen périodique contradictoire. Ce mécanisme permet d’évaluer régulièrement la capacité du ménage à assumer les obligations découlant du contrat de bail. La loi ALUR de 2014 a autorisé les préfets à proposer des logements sociaux en bail glissant aux demandeurs prioritaires. Ces évolutions législatives ont sécurisé et développé le recours au bail glissant.

Quelles sont les modalités contractuelles du bail glissant ?

Le contrat entre le bailleur et l’organisme

Le contrat de bail principal lie le propriétaire à l’association agréée selon les règles du droit commun de la location. Ce contrat précise les conditions particulières liées au dispositif de bail glissant, notamment la clause autorisant la sous-location et les modalités du glissement futur. La durée du contrat s’étend généralement sur neuf ans à compter de la signature initiale.

Le bail entre le bailleur et l’organisme accompagnant définit les responsabilités de chaque partie. L’association s’engage à payer les loyers et charges, à entretenir le logement et à respecter les obligations locatives habituelles. Le contrat prévoit également les conditions dans lesquelles le bail sera transféré au sous-locataire, sans nécessiter l’accord supplémentaire du propriétaire. Cette anticipation du glissement sécurise juridiquement l’ensemble du processus.

Le contrat entre l’organisme et le sous-locataire

Le contrat de sous-location organise la relation entre l’association et le bénéficiaire. Ce document a une valeur juridique pleine et détaille les droits et obligations de chaque partie. La durée initiale est généralement de six mois renouvelables, dans la limite de trois ans au total. Le loyer et les charges sont fixés dans le contrat, ainsi que le montant de la garantie locative.

Un contrat d’accompagnement social complète le dispositif contractuel. Ce document, distinct du bail de sous-location, formalise les objectifs à atteindre et les modalités de l’accompagnement. Il précise les domaines d’intervention, la fréquence des rencontres et les engagements réciproques. Ce contrat d’accompagnement n’a pas de valeur juridique contraignante, mais constitue un outil pédagogique essentiel pour structurer le parcours vers l’autonomie.

Bon à savoir

C’est le bailleur ou l’association qui reçoit directement l’allocation logement ou l’aide personnalisée au logement.

La convention tripartite

Une convention tripartite réunit souvent le bailleur, l’organisme accompagnant et le sous-locataire. Ce document annexe aux contrats de bail et de sous-location clarifie les rôles de chacun et les modalités pratiques du dispositif. La convention précise les conditions du glissement de bail, les critères d’évaluation de l’autonomie et les procédures en cas de difficultés.

La convention tripartite favorise la transparence et la prévention des litiges. Elle permet au propriétaire de connaître l’identité du futur locataire et de s’assurer de la qualité de l’accompagnement. Le sous-locataire comprend mieux les étapes de son parcours et les attentes à son égard. Cette approche partenariale renforce la confiance entre les parties et améliore les chances de réussite du glissement.

Comment s’effectue le glissement du bail ?

Le glissement du contrat de bail représente l’aboutissement du dispositif. Cette étape intervient lorsque l’organisme accompagnant estime que le sous-locataire a atteint un degré d’autonomie suffisant pour assumer seul les obligations locatives. L’évaluation porte sur plusieurs critères : la régularité des paiements, l’entretien du logement, la stabilité de la situation administrative et professionnelle, et la capacité à gérer les relations avec le bailleur.

La clause de glissement insérée dans le contrat de bail principal autorise l’organisme accompagnant à céder ses droits et obligations au sous-locataire. Cette cession ne nécessite pas l’accord supplémentaire du propriétaire, puisqu’elle a été anticipée dès la signature initiale. L’association informe néanmoins le bailleur du glissement à venir, généralement avec un préavis de courtoisie.

Après le glissement de bail, le sous-locataire devient locataire en titre du logement. Le contrat de bail se poursuit automatiquement jusqu’à la fin de la période de neuf ans prévue initialement. Le nouveau locataire bénéficie de tous les droits attachés au bail et assume l’ensemble des obligations. Le régime juridique applicable devient celui de la location classique, tel que défini par la loi du 6 juillet 1989. Pour comprendre les implications de ce changement de statut, il peut être utile de se renseigner sur les règles du transfert de bail.

Quelles sont les conditions de résiliation du bail glissant ?

Avant le glissement

Les modalités de résiliation diffèrent selon que le bail glissant est encore en phase d’accompagnement ou qu’il a déjà glissé. Avant le glissement, le propriétaire peut résilier le contrat de bail après la première année, uniquement pour occuper personnellement le logement. Le bailleur doit respecter un préavis de trois mois et verser une indemnité équivalente à un mois de loyer à l’organisme accompagnant.

L’association peut résilier le contrat de bail principal à tout moment, moyennant un préavis de trois mois et le versement d’une indemnité d’un mois de loyer au propriétaire. Cette faculté permet à l’organisme de s’adapter aux évolutions des besoins du bénéficiaire ou aux difficultés rencontrées. Le sous-locataire ne peut pas résilier directement le contrat, mais il informe l’association de son souhait de quitter le logement.

Après le glissement

Une fois le glissement de bail effectué, les règles de résiliation évoluent. Le propriétaire ne peut résilier le contrat qu’à l’issue de la troisième ou de la sixième année. Les motifs admis sont l’occupation personnelle, la réalisation de travaux importants ou la résiliation sans motif. Le bailleur doit respecter un préavis de six mois et verser des indemnités au locataire : neuf mois de loyer durant le premier triennat, six mois durant le second.

Le locataire qui a bénéficié du glissement peut résilier le contrat de bail à tout moment. Le préavis applicable est de trois mois, sauf réduction prévue par la loi dans certaines situations. Des indemnités dégressives sont dues au propriétaire durant les trois premières années suivant le glissement, puis aucune indemnité n’est exigible. Ces règles visent à équilibrer les intérêts du locataire et du bailleur après la période d’accompagnement.

Quels sont les avantages du bail glissant pour chaque partie ?

Pour le bénéficiaire

Le bail glissant offre au ménage en difficulté un accès facilité au logement autonome. Le dispositif permet d’éviter le passage obligatoire par des structures d’hébergement collectif ou de sortir progressivement de ces structures. L’accompagnement social améliore la qualité de vie globale du bénéficiaire, en travaillant sur tous les aspects de l’insertion : santé, emploi, relations sociales, gestion administrative.

Le maintien dans le même logement après le glissement de bail favorise la stabilisation du parcours de vie. Le bénéficiaire construit des liens avec son environnement et développe un sentiment d’appartenance. L’apprentissage progressif des droits et obligations du locataire prépare à l’autonomie durable. Le dispositif de bail glissant permet ainsi une insertion réussie dans le système contractuel classique, sans rupture brutale.

Bon à savoir

Le bailleur peut également être une société d’économie mixte, une commune, un département ou un bailleur privé.

Pour le propriétaire

Le bailleur bénéficie d’une gestion locative sécurisée grâce à l’intervention de l’organisme accompagnant. L’association prend en charge toutes les formalités administratives : recherche du locataire, signature du contrat de bail, réalisation des états des lieux, constitution de la garantie locative, souscription des contrats d’énergie et d’assurance. Cette délégation représente un gain de temps et d’énergie considérable pour le propriétaire.

Les garanties offertes par le dispositif rassurent le bailleur. L’organisme accompagnant assure le paiement ponctuel des loyers, même en cas de difficultés temporaires du sous-locataire. Le bon entretien du logement est suivi régulièrement par l’association. Le risque de vacance locative est éliminé, puisque l’organisme reste responsable du paiement durant toute la durée du contrat. Les avantages fiscaux, notamment l’exonération du précompte immobilier, complètent l’intérêt financier du bail glissant pour le propriétaire.

Pour l’organisme accompagnant

L’association agréée dispose avec le bail glissant d’un outil efficace pour remplir sa mission d’insertion sociale. Le dispositif permet d’accompagner les personnes dans leur environnement réel, plutôt que dans des structures artificielles. L’ancrage dans un logement ordinaire facilite le travail sur l’autonomie et renforce la motivation du bénéficiaire.

Le cadre juridique du bail glissant sécurise l’intervention de l’organisme accompagnant. Les conventions avec les bailleurs clarifient les responsabilités et les modalités d’action. Les financements publics, notamment via les fonds de solidarité pour le logement et les aides à la médiation locative, permettent de couvrir une partie des coûts de l’accompagnement. Cette reconnaissance institutionnelle valorise le travail des associations et favorise le développement du dispositif.

Quels sont les risques et les limites du bail glissant ?

Le bail glissant présente des risques importants pour l’organisme accompagnant. L’association assume la responsabilité financière du contrat de bail principal, ce qui l’expose aux impayés et aux dégradations. En cas de difficultés du sous-locataire, l’organisme doit continuer à payer le loyer au propriétaire tout en gérant la situation sociale. Cette double responsabilité peut fragiliser financièrement les associations, surtout si elles ne disposent pas de garanties suffisantes.

Le refus du glissement de bail constitue une difficulté fréquente. Certains propriétaires refusent de transférer le contrat au sous-locataire, malgré les clauses prévues, en invoquant l’instabilité des ressources ou le comportement du bénéficiaire. Ces refus abusifs contredisent l’esprit du dispositif et obligent l’association à reloger le ménage dans un autre logement. La sélection rigoureuse des bénéficiaires et la qualité de l’accompagnement permettent de limiter ces situations.

Les limites du bail glissant tiennent également à la complexité du montage juridique. La coexistence de deux contrats simultanés nécessite une gestion administrative précise. Les associations doivent maîtriser les aspects juridiques, financiers et sociaux du dispositif. Le manque de formation ou de moyens peut compromettre l’efficacité de l’accompagnement et la réussite du glissement. Le développement du bail glissant suppose donc un soutien renforcé aux organismes accompagnants.

Comment s’inscrit le bail glissant dans les politiques du logement ?

Le bail glissant s’intègre dans les plans départementaux d’action pour le logement et l’hébergement des personnes défavorisées. Ces documents de planification identifient les besoins locaux et définissent les actions à mener pour faciliter l’accès au logement. Le dispositif de bail glissant figure parmi les outils mobilisables pour répondre aux situations de précarité.

La philosophie du logement d’abord, développée depuis 2017, valorise le bail glissant. Cette approche considère le logement comme un outil d’accompagnement et non comme une finalité à atteindre après un parcours d’insertion. Le bail glissant permet un accès rapide au logement ordinaire, avec un accompagnement adapté aux besoins. Cette orientation politique favorise le développement du dispositif et son financement public.

Les conventions partenariales locales structurent la mise en œuvre du bail glissant. Ces accords réunissent les bailleurs sociaux, les associations agréées, les services de l’État et les collectivités territoriales. Ils définissent les publics bénéficiaires, les modalités de l’accompagnement et les conditions du glissement de bail. Des instances de suivi permettent d’examiner les situations complexes et d’ajuster les pratiques. Ces partenariats renforcent la cohérence et l’efficacité du dispositif au niveau local.

Quels sont les financements disponibles pour le bail glissant ?

Les aides du fonds de solidarité pour le logement soutiennent le bail glissant. Ce fonds départemental finance l’accompagnement social lié au logement et peut accorder des aides financières aux ménages bénéficiaires. Les subventions couvrent la garantie locative, les frais d’installation ou les travaux d’amélioration. Les aides sont versées soit directement au ménage, soit à l’association qui gère le dispositif.

Bon à savoir

Les termes du glissement du bail sont convenus dès le départ entre le bailleur et l’association.

Les aides à la médiation locative financent l’activité des organismes accompagnants. Ces subventions compensent les surcoûts liés à la gestion locative sociale et à l’accompagnement des ménages. Le montant et les modalités de ces aides varient selon les départements, qui disposent d’une large autonomie dans leur politique de logement. Cette décentralisation complexifie parfois l’accès aux financements pour les associations.

Les allocations logement bénéficient aux sous-locataires dans les mêmes conditions que les locataires classiques. La caisse d’allocations familiales peut verser les aides en tiers payant au bailleur ou à l’organisme accompagnant, ce qui sécurise le paiement des loyers. Cette possibilité facilite la gestion budgétaire du ménage et réduit les risques d’impayés. Les avantages fiscaux accordés aux propriétaires complètent les incitations financières au développement du bail glissant.

Quelles sont les alternatives au bail glissant ?

La sous-location classique constitue une alternative au bail glissant. Dans ce dispositif, l’association loue le logement et le sous-loue au ménage bénéficiaire, mais sans perspective de glissement. Le sous-locataire doit être relogé dans un autre logement pour devenir locataire en titre. Cette solution convient aux situations où l’autonomie complète n’est pas envisageable à court terme.

L’accompagnement social lié au logement propose un soutien sans passer par la sous-location. Le ménage signe directement le contrat de bail avec le propriétaire et bénéficie d’un accompagnement social financé par le fonds de solidarité pour le logement. Cette formule préserve l’autonomie du locataire tout en apportant un soutien adapté. Elle évite à l’association les risques financiers liés à la gestion locative.

Les résidences sociales offrent des logements meublés avec accompagnement pour des personnes en parcours d’insertion. Ces structures proposent des baux de courte durée et des services collectifs. Elles constituent une étape intermédiaire entre l’hébergement et le logement autonome. Le bail glissant peut prendre le relais des résidences sociales pour les personnes prêtes à accéder à un logement ordinaire. Pour mieux comprendre les spécificités des logements sociaux, il est possible de consulter des informations sur la gestion du bail social.

Comment développer le bail glissant sur un territoire ?

Le développement du bail glissant nécessite une mobilisation des acteurs locaux du logement. Les bailleurs sociaux doivent réserver des logements pour ce dispositif et formaliser des conventions avec les organismes accompagnants. Les propriétaires privés doivent être informés des avantages du bail glissant et des garanties offertes. Les campagnes de communication ciblées permettent de faire connaître le dispositif et de lever les réticences.

La formation des professionnels renforce la qualité du bail glissant. Les travailleurs sociaux doivent maîtriser les aspects juridiques, financiers et relationnels de l’accompagnement. Les gestionnaires de logements doivent comprendre les spécificités du dispositif et adapter leurs procédures. Les formations conjointes entre bailleurs et associations favorisent la compréhension mutuelle et la construction de partenariats solides.

L’évaluation régulière du bail glissant améliore les pratiques. Le suivi des taux de glissement, des durées d’accompagnement et des situations d’échec permet d’identifier les points d’amélioration. Les retours d’expérience des bénéficiaires enrichissent la réflexion et orientent les ajustements. Cette démarche d’amélioration continue garantit l’efficacité et la pérennité du dispositif sur le territoire.

FAQ

Le bail glissant est-il accessible aux personnes sans revenus stables ?

Le bail glissant s’adresse précisément aux personnes dont les revenus sont instables ou insuffisants pour accéder directement à une location classique. L’organisme accompagnant assume la responsabilité du paiement des loyers durant la phase de sous-location, ce qui permet au bénéficiaire de se stabiliser progressivement. Les allocations logement et les aides du fonds de solidarité pour le logement complètent les ressources du ménage.

Que se passe-t-il si le glissement de bail est refusé ?

Le refus du glissement de bail par le propriétaire est juridiquement contestable si une clause l’autorise dans le contrat initial. L’organisme accompagnant peut engager des démarches pour faire respecter les engagements contractuels. Si le glissement s’avère impossible, l’association aide le bénéficiaire à trouver un autre logement et à signer un contrat de bail classique. Cette situation souligne l’importance de clauses claires et précises dès la signature du contrat de bail principal.

Le bail glissant peut-il être utilisé pour les logements meublés ?

Le bail glissant s’applique aussi bien aux logements vides qu’aux logements meublés. Le choix dépend des besoins du bénéficiaire et des disponibilités du parc immobilier. Les logements meublés facilitent l’installation rapide des personnes qui ne disposent pas de mobilier. Les règles juridiques du bail glissant restent identiques, quel que soit le type de location.

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