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Bail saisonnier : définition, règles et contrat de location

Le bail saisonnier répond à des besoins spécifiques de location temporaire liés aux périodes touristiques ou aux activités commerciales saisonnières. Ce contrat particulier se distingue des baux classiques par sa durée limitée et son absence de reconduction automatique. Il convient de bien comprendre les règles applicables avant de s’engager dans une location saisonnière, que ce soit pour un logement meublé ou un local commercial.

Mis à jour le 29/04/2026

Temps de lecture estimé à 16 min

Rédigé par des auteurs spécialisés pagesjaunes

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Vacances, soleil
© Thinkstock
Location saisonnière : règles, déclaration et fiscalité 2026

Sommaire.

  1. En bref
  2. Qu’est-ce qu’un bail saisonnier ?
  3. Quelle durée pour un bail saisonnier ?
  4. Comment rédiger un contrat de location saisonnière ?
  5. Arrhes ou acompte dans le bail saisonnier ?
  6. Quelles obligations pour le bailleur en location saisonnière ?
  7. Quels droits et obligations pour le locataire ?
  8. Bail saisonnier ou bail commercial : quelles différences ?
  9. Quels avantages du bail saisonnier pour le propriétaire ?
  10. Quels inconvénients et risques du bail saisonnier ?
  11. Quelle fiscalité pour les revenus de location saisonnière ?
  12. Quels biens privilégier pour la location saisonnière ?
  13. Comment éviter la requalification en bail commercial ?
  14. Quelles démarches administratives pour louer en saisonnier ?
  15. FAQ

En bref

  • La durée du bail saisonnier ne peut excéder 90 jours consécutifs pour un logement meublé, avec une limite de 120 jours par an dans certaines communes.
  • Le contrat de location saisonnière relève du droit commun du Code civil et non des protections du bail d’habitation classique ou du bail commercial 3-6-9.
  • Le loyer reste libre de toute fixation réglementaire, ce qui permet une rentabilité supérieure aux locations longue durée.
  • La déclaration en mairie devient obligatoire dans les villes de plus de 200 000 habitants et les zones tendues.

Qu’est-ce qu’un bail saisonnier ?

Un bail saisonnier constitue un contrat de location à durée limitée destiné à accueillir des vacanciers ou à permettre une activité commerciale pendant une saison touristique. Le logement doit obligatoirement être meublé avec des équipements de base : literie, meubles, électroménager comme une gazinière et un réfrigérateur. La location meublée de courte durée s’inscrit dans le cadre des articles 1709 et suivants du Code civil ainsi que dans le Code du tourisme.

Le bail location saisonnière se différencie nettement du bail habitation classique régi par la loi du 6 juillet 1989. Il échappe aux protections accordées aux locataires de longue durée, notamment le droit au renouvellement automatique. Cette particularité offre une grande flexibilité au propriétaire qui peut louer sa résidence principale ou sa résidence secondaire selon un calendrier adapté à ses besoins.

Pour les activités commerciales, le bail commercial saisonnier permet à un commerçant d’exploiter un local pendant la période touristique. Les stations balnéaires, thermales ou de montagne accueillent ainsi des commerces de vêtements, de glaces, de crêpes, de bijoux ou des restaurants qui fonctionnent uniquement pendant la saison haute.

Quelle durée pour un bail saisonnier ?

La durée maximale d’un bail saisonnier varie selon la nature du bien loué. Pour un logement meublé, le contrat ne peut dépasser 90 jours consécutifs pour un même locataire. Dans les communes de plus de 200 000 habitants ainsi que dans les départements 92, 93 et 94, la location d’une résidence principale se limite à 120 jours par an au total.

Le dépassement de ces durées entraîne des sanctions financières importantes : une amende pouvant atteindre 50 000 euros et une astreinte de 1 000 euros par mètre carré et par jour. Ces règles strictes visent à préserver le parc de logements disponibles pour les résidents permanents dans les zones tendues.

Pour les baux commerciaux saisonniers, la durée se limite à une saison avec un maximum de six mois par an. Le propriétaire récupère les clés à chaque fin de saison. Le locataire ne paie ni loyer ni charges pendant l’intersaison puisqu’il n’occupe pas les locaux. Cette formule s’adapte parfaitement aux commerces dont l’activité dépend directement de la fréquentation touristique.

Le bail saisonnier peut être renouvelé chaque année pour le même local, y compris pour plusieurs saisons dans l’année comme l’hiver et l’été. Toutefois, il n’existe aucun droit automatique au renouvellement. Chaque nouvelle période nécessite la signature d’un nouveau contrat de bail saisonnier.

Comment rédiger un contrat de location saisonnière ?

La rédaction du contrat bail saisonnier exige une attention particulière pour éviter les litiges. Le document doit obligatoirement comporter l’identité complète des parties, une description détaillée du logement avec le type de bien, le nombre de pièces, la surface et la liste exhaustive des meubles et équipements.

Le contrat location saisonnière précise le montant du loyer, les charges estimées au forfait, la durée exacte avec les dates d’arrivée et de départ, ainsi que le montant du dépôt de garantie. Pour une location saisonnière de plus d’un mois, le dépôt de garantie ne peut excéder un mois de loyer. Pour les durées inférieures, il se situe généralement entre 20 et 30 pour cent du loyer total.

Les clauses recommandées incluent l’affirmation du caractère saisonnier du bail, l’exclusion expresse du statut du bail commercial pour les locaux professionnels, les modalités de restitution à l’état initial, la répartition des travaux et l’obligation d’assurance. Il faut absolument éviter toute clause de tacite reconduction qui pourrait entraîner une requalification en bail commercial avec ses conséquences financières.

Le contrat doit être accompagné de documents annexes obligatoires : l’état des lieux d’entrée et de sortie, les diagnostics techniques comme le diagnostic de performance énergétique, le diagnostic des risques et le diagnostic plomb si nécessaire. Une notice d’information complète l’ensemble pour informer le locataire de ses droits et obligations. Vous pouvez consulter des conseils pour remplir un contrat de location afin de sécuriser votre démarche.

Arrhes ou acompte dans le bail saisonnier ?

La distinction entre arrhes et acompte revêt une importance capitale dans le contrat location saisonnière. Les arrhes constituent une somme versée pour réserver le logement. En cas d’annulation par le locataire, cette somme reste acquise au propriétaire sauf mention contraire dans le contrat. Le bailleur qui annule doit restituer le double des arrhes versées.

À noter

Le contrat de bail saisonnier n’est soumis à aucune forme particulière. Il est néanmoins recommandé de conclure un contrat de location saisonnière par écrit.

L’acompte engage fermement les deux parties. Le locataire reste tenu de payer l’intégralité du loyer même s’il annule son séjour. Cette formule offre une sécurité maximale au propriétaire mais limite la flexibilité du locataire. Le contrat doit clairement indiquer la nature de la somme versée à la réservation pour éviter toute ambiguïté.

Pour les locations de courte durée, les arrhes s’avèrent plus fréquentes car elles permettent une certaine souplesse. Les plateformes de location en ligne comme Airbnb ou Booking gèrent automatiquement ces aspects dans leurs contrats standardisés. Toutefois, la signature d’un contrat bail personnalisé reste recommandée pour préciser les conditions spécifiques de la location.

Quelles obligations pour le bailleur en location saisonnière ?

Le bailleur doit respecter plusieurs obligations administratives avant de mettre son bien en location saisonnière. La déclaration en mairie devient obligatoire dans les communes de plus de 200 000 habitants, les zones tendues et les départements 92, 93 et 94. À Paris, la déclaration en ligne s’impose même pour la location d’une partie du logement. Cette démarche permet d’obtenir un numéro d’enregistrement à afficher sur toutes les annonces.

Le propriétaire doit fournir un logement décent équipé de tous les meubles et équipements nécessaires à la vie quotidienne. L’état des lieux d’entrée et de sortie s’effectue de manière systématique pour constater l’état du bien au début et à la fin du séjour. Le dépôt de garantie se restitue dans un délai de deux mois après le départ du locataire, déduction faite des éventuelles dégradations constatées.

Pour les baux commerciaux saisonniers, le bailleur doit maintenir les locaux en bon état et respecter ses obligations de délivrance du bien conforme à l’usage prévu. Le loyer se fixe librement sans plafonnement ni indexation obligatoire, contrairement au bail commercial classique. Cette liberté tarifaire compense la courte durée d’occupation et permet une rentabilité attractive.

Quels droits et obligations pour le locataire ?

Le locataire en bail saisonnier doit souscrire une assurance villégiature qui couvre sa responsabilité civile pendant le séjour. Cette garantie figure généralement dans les contrats multirisques habitation classiques mais il convient de vérifier sa présence avant le départ. L’absence d’assurance peut engager la responsabilité du locataire en cas de sinistre.

Le locataire s’engage à utiliser le logement en bon père de famille et à le restituer dans l’état constaté lors de l’état des lieux d’entrée. Les dégradations constatées à la sortie donnent lieu à des retenues sur le dépôt de garantie. Pour une location meublée de vacances, le locataire bénéficie d’équipements fonctionnels et d’un logement conforme aux normes de décence.

Contrairement au bail habitation classique, le locataire saisonnier ne dispose d’aucun droit au renouvellement automatique. Il ne peut prétendre à aucune aide au logement comme les allocations de la CAF ou la garantie Visale. Ces limitations s’expliquent par la nature temporaire de la location et son objectif touristique ou saisonnier. Pour découvrir les différents types de location, vous pouvez comparer les avantages de chaque formule.

Bail saisonnier ou bail commercial : quelles différences ?

Le bail commercial classique offre une protection importante au locataire avec une durée minimale de neuf ans, un droit au renouvellement et le versement d’une indemnité d’éviction en cas de refus de renouvellement par le propriétaire. Le loyer se trouve plafonné et indexé selon l’Indice des Loyers Commerciaux. Ces garanties permettent au commerçant de développer son activité dans la durée.

Le bail commercial saisonnier échappe à ces protections. La durée se limite à six mois maximum par an, sans droit au renouvellement ni indemnité d’éviction. Le loyer reste libre de toute fixation réglementaire et se renégocie à chaque fin de contrat. Cette souplesse convient aux activités dont le chiffre d’affaires dépend directement de la saison touristique.

Le bail dérogatoire constitue une formule intermédiaire avec une durée maximale de trois ans renouvelable une fois. Il offre davantage de sécurité qu’un bail saisonnier tout en restant plus souple qu’un bail commercial 3-6-9. Cette option s’adapte aux commerçants qui souhaitent tester leur activité avant de s’engager sur le long terme.

Le risque de requalification en bail commercial représente un danger majeur pour les baux saisonniers. Si le locataire occupe les locaux plus de six mois par an ou si une tacite reconduction s’opère, le bail peut être requalifié avec obligation de payer le loyer toute l’année et versement d’une indemnité d’éviction. La rédaction du contrat bail doit clairement exclure le statut commercial et préciser le caractère strictement saisonnier de la location.

Quels avantages du bail saisonnier pour le propriétaire ?

La rentabilité constitue le premier avantage du bail saisonnier. Les loyers pratiqués en location saisonnière dépassent largement ceux des baux classiques grâce à la liberté tarifaire. Un studio en bord de mer peut générer en trois mois d’été les revenus d’une année de location traditionnelle. Cette performance s’explique par la forte demande pendant les périodes touristiques.

Bon à savoir

Lorsque le logement est loué par l’intermédiaire d’un site internet, la signature d’un contrat n’est pas exigée.

Le risque d’impayé devient quasi nul car le locataire paie généralement l’intégralité du loyer avant son arrivée. Cette sécurité financière contraste avec les problèmes de recouvrement rencontrés dans les locations longue durée. La gestion locative s’effectue selon un calendrier choisi par le propriétaire qui garde la maîtrise de son bien.

La fiscalité avantageuse attire de nombreux investisseurs. Le régime micro-foncier permet un abattement forfaitaire de 50 pour cent sur les revenus locatifs dans la limite de 32 900 euros par an. Pour les revenus supérieurs, le régime réel offre la possibilité de déduire toutes les charges réelles : travaux, intérêts d’emprunt, frais de gestion, assurances.

L’entretien du logement s’avère facilité par les périodes de vacance entre deux locations. Le propriétaire peut effectuer les réparations et l’entretien régulier sans gêner un locataire permanent. Cette rotation limite les dégradations et maintient le bien en bon état général. Pour comprendre les spécificités du bail à durée déterminée, vous pouvez consulter les règles applicables.

Quels inconvénients et risques du bail saisonnier ?

La vacance locative représente le principal inconvénient du bail saisonnier. Hors saison touristique, le logement ne génère aucun revenu alors que les charges fixes continuent de courir : taxe foncière, charges de copropriété, assurance. Cette irrégularité des revenus nécessite une gestion financière rigoureuse et des réserves pour couvrir les périodes creuses.

La gestion administrative et opérationnelle demande un investissement en temps considérable. Chaque nouvelle location implique la rédaction d’un contrat, la réalisation d’un état des lieux d’entrée et de sortie, l’accueil des locataires, le ménage et l’entretien entre deux séjours. Les propriétaires qui ne résident pas à proximité doivent recourir à une agence immobilière ou un gestionnaire, ce qui réduit la rentabilité nette.

Le risque de requalification menace particulièrement les baux commerciaux saisonniers. Une occupation continue ou le dépassement de la durée maximale de six mois par an peut transformer le bail saisonnier en bail commercial avec toutes ses protections. Le propriétaire se trouve alors contraint de renouveler le bail et de verser une indemnité d’éviction s’il souhaite récupérer son bien.

Les contraintes réglementaires se renforcent régulièrement dans les grandes villes. Les autorisations de changement d’usage deviennent obligatoires pour transformer un logement en meublé touristique. Les amendes pour non-respect des règles de déclaration ou dépassement de la durée maximale peuvent atteindre des montants dissuasifs. Le diagnostic de performance énergétique devient opposable et peut interdire la location des logements classés F ou G.

Quelle fiscalité pour les revenus de location saisonnière ?

Les revenus de location saisonnière entrent dans la catégorie des revenus fonciers et se déclarent au régime réel ou au régime micro-foncier. Le micro-foncier s’applique automatiquement si les revenus locatifs ne dépassent pas 15 000 euros par an. L’abattement forfaitaire de 30 pour cent couvre les charges, seuls 70 pour cent des revenus sont imposés.

Pour les locations meublées, le régime des bénéfices industriels et commerciaux s’applique avec un abattement de 50 pour cent dans le cadre du micro-BIC si les revenus restent inférieurs à 32 900 euros. Au-delà, le régime réel permet de déduire toutes les charges réelles : amortissement du bien, travaux, intérêts d’emprunt, charges de copropriété, assurances, frais de gestion.

La taxe de séjour se collecte auprès des locataires dans certaines communes touristiques. Le montant varie selon la catégorie du logement et le nombre de nuitées. Le propriétaire reverse cette taxe à la mairie selon les modalités définies localement. Les plateformes de location en ligne effectuent parfois cette collecte automatiquement.

Les prélèvements sociaux de 17,2 pour cent s’ajoutent à l’impôt sur le revenu. Pour les revenus générés via des plateformes en ligne, un prélèvement forfaitaire non libératoire de 24 pour cent peut s’appliquer. La contribution économique territoriale reste à la charge du locataire pour les baux commerciaux saisonniers, contrairement aux baux commerciaux classiques où elle incombe souvent au locataire permanent.

Quels biens privilégier pour la location saisonnière ?

Les studios et les appartements de type T2 ou T3 rencontrent le plus de succès en location saisonnière. Ces surfaces s’adaptent aux couples, aux petites familles et aux groupes d’amis qui constituent la majorité de la clientèle touristique. La capacité d’accueil doit correspondre à la demande locale pour optimiser le taux d’occupation.

La localisation détermine largement la rentabilité du bail saisonnier. Les biens situés en bord de mer, à la montagne ou dans les grandes villes touristiques bénéficient d’une demande soutenue. Il faut vérifier le potentiel locatif avant d’investir en étudiant les prix pratiqués, le taux d’occupation moyen et la durée de la saison touristique.

À noter

Dans de nombreuses communes, les locataires saisonniers doivent également honorer une taxe de séjour, calculée par personne et par jour. Le barème de la taxe de séjour applicable pour 2022 est disponible sur le site www.collectivites-locales.gouv.fr.

Pour les commerces, les emplacements dans les zones de passage touristique garantissent le chiffre d’affaires. Les stations balnéaires, les stations de ski et les centres-villes historiques offrent les meilleures opportunités pour un bail commercial saisonnier. La surface doit correspondre à l’activité envisagée : un petit local suffit pour une boutique de souvenirs tandis qu’un restaurant nécessite davantage d’espace.

La location saisonnière peut compléter une location étudiante pour combler la vacance estivale. Les villes universitaires connaissent une forte demande de septembre à juin puis accueillent des touristes l’été. Cette stratégie mixte optimise le taux d’occupation annuel et diversifie les sources de revenus. Vous pouvez explorer comment élaborer un projet de location selon le type souhaité pour affiner votre stratégie.

Comment éviter la requalification en bail commercial ?

La rédaction du contrat bail constitue la première protection contre la requalification. Le document doit affirmer explicitement le caractère saisonnier de la location et exclure formellement l’application du statut des baux commerciaux. La mention de la durée précise avec un terme fixe empêche toute interprétation ambiguë.

Le respect strict de la durée maximale de six mois par an s’impose pour les baux commerciaux saisonniers. Toute occupation au-delà de cette limite, même non consécutive, peut entraîner une requalification. Le propriétaire doit récupérer les clés à chaque fin de saison et constater formellement la restitution des locaux par un état des lieux de sortie.

L’interdiction d’exploiter hors saison doit figurer clairement dans le contrat. Si le locataire maintient une activité pendant l’intersaison, le bail saisonnier se transforme automatiquement en bail commercial avec ses protections. Cette requalification oblige le propriétaire à accepter le renouvellement et à verser une indemnité d’éviction s’il souhaite récupérer son bien.

La signature d’un nouveau contrat à chaque saison matérialise l’absence de tacite reconduction. Même si le locataire reste identique d’une année sur l’autre, chaque période saisonnière nécessite un contrat distinct avec des dates précises. Cette formalité administrative protège les deux parties et documente le caractère temporaire de la relation locative.

Quelles démarches administratives pour louer en saisonnier ?

La déclaration en mairie constitue la première démarche obligatoire dans les communes réglementées. Le propriétaire doit obtenir un numéro d’enregistrement à afficher sur toutes les annonces de location. À Paris et dans plusieurs grandes villes, cette déclaration s’effectue en ligne sur un portail dédié avec communication des informations sur le logement et les périodes de location prévues.

Le changement d’usage peut devenir nécessaire pour transformer un logement d’habitation en meublé de tourisme dans certaines zones. Cette autorisation s’obtient auprès de la mairie après dépôt d’un dossier justifiant le projet. Le refus d’autorisation interdit la mise en location saisonnière sous peine d’amendes importantes.

Les diagnostics techniques obligatoires doivent être réalisés avant la première location : diagnostic de performance énergétique, état des risques naturels et technologiques, diagnostic plomb pour les logements construits avant 1949. Ces documents s’annexent au contrat location saisonnière et informent le locataire sur les caractéristiques du bien.

L’assurance du propriétaire doit couvrir spécifiquement la location saisonnière. Une extension de la garantie multirisque habitation classique suffit généralement mais il convient de vérifier les conditions avec son assureur. Cette garantie couvre les dommages au bien et la responsabilité civile du propriétaire. Pour trouver une maison à louer ou mettre son bien en location, il faut respecter ces formalités.

FAQ

Peut-on cumuler bail saisonnier et bail mobilité ?

Non, le cumul entre bail saisonnier et bail mobilité reste impossible. Le bail mobilité s’adresse aux locataires en formation ou en mission professionnelle temporaire pour une durée de un à dix mois. Le bail saisonnier vise les vacanciers pour une durée maximale de 90 jours. Ces deux formules répondent à des besoins différents et suivent des régimes juridiques distincts.

Que se passe-t-il si le locataire annule sa réservation ?

Les conséquences de l’annulation dépendent de la nature de la somme versée. Si le contrat prévoit des arrhes, le locataire perd cette somme en cas d’annulation. Si le contrat mentionne un acompte, le locataire reste tenu de payer l’intégralité du loyer même s’il n’occupe pas le logement. Cette distinction doit être clairement indiquée dans le contrat de location saisonnière.

Le dépôt de garantie est-il obligatoire pour un bail saisonnier ?

Le dépôt de garantie n’est pas juridiquement obligatoire mais il reste fortement recommandé pour protéger le propriétaire contre les dégradations. Pour une location de plus d’un mois, le montant ne peut excéder un mois de loyer. Pour les durées inférieures, le dépôt se situe généralement entre 20 et 30 pour cent du loyer total. Le propriétaire doit restituer cette somme dans les deux mois suivant le départ.

Peut-on louer un garage avec un bail saisonnier ?

Oui, un garage peut faire l’objet d’un bail saisonnier s’il répond à un besoin temporaire lié à la saison touristique. Cette formule s’applique notamment dans les stations de ski ou les stations balnéaires où les visiteurs ont besoin d’un stationnement pendant leurs vacances. Le contrat doit préciser la durée exacte et le caractère saisonnier de la location du garage pour éviter toute requalification en bail d’habitation ou bail commercial.

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