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Le commandement de payer valant saisie immobilière : procédure et conséquences

Le commandement de payer valant saisie immobilière constitue le point de départ d’une procédure d’exécution forcée permettant au créancier de recouvrer sa créance par la vente du bien immobilier du débiteur. Cet acte juridique, signifié par un commissaire de justice, engage un processus encadré par le Code des procédures civiles d’exécution et peut aboutir à la vente forcée du bien si le débiteur ne règle pas sa dette dans les délais impartis.

Mis à jour le 29/04/2026

Temps de lecture estimé à 16 min

Rédigé par des auteurs spécialisés pagesjaunes

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© Gilles_Paire / Getty Images
Gérer sa location : perception du loyer, obligations du bailleur et fiscalité

Sommaire.

  1. En bref
  2. Qu’est-ce que le commandement de payer valant saisie immobilière ?
  3. Les mentions obligatoires du commandement de payer
  4. Les délais applicables au commandement de payer
  5. La publication du commandement et ses effets
  6. L’audience d’orientation devant le juge de l’exécution
  7. La vente amiable du bien saisi
  8. La vente forcée aux enchères
  9. La contestation du commandement de payer
  10. Les cas particuliers de saisie immobilière
  11. Les moyens d’éviter la saisie immobilière
  12. L’accompagnement du débiteur dans la procédure
  13. FAQ

En bref

  • Le commandement de payer valant saisie immobilière marque le début de la procédure de saisie et rend le bien indisponible dès sa signification au débiteur.
  • Le débiteur dispose de 8 jours pour payer sa dette, délai porté à un mois dans le cas d’une hypothèque constituée pour la dette d’un tiers.
  • L’audience d’orientation devant le juge de l’exécution permet de statuer sur la validité de la saisie et de décider entre vente amiable et vente forcée.
  • La contestation du commandement de payer ne peut intervenir qu’à partir de l’assignation à l’audience d’orientation, toute action prématurée étant irrecevable.

Qu’est-ce que le commandement de payer valant saisie immobilière ?

Le commandement de payer valant saisie immobilière représente un acte de procédure civile d’exécution signifié au débiteur par un commissaire de justice à la demande du créancier. Cet acte exige du débiteur le règlement de sa dette dans un délai déterminé et vaut saisie du bien immobilier dès sa signification. La délivrance du commandement constitue un acte de disposition réalisé aux risques du créancier poursuivant.

Pour engager cette procédure de saisie immobilière, le créancier doit disposer d’un titre exécutoire constatant une créance liquide et exigible. Les situations les plus fréquentes concernent le non-remboursement d’un prêt bancaire, les impayés de charges de copropriété ou le non-versement d’une pension alimentaire. La procédure peut porter sur tout bien immobilier du débiteur, qu’il soit habité ou non, à condition que sa valeur corresponde au montant de la dette.

La signification du commandement de payer produit des effets immédiats sur les droits du débiteur. Le bien devient indisponible, ce qui interdit au débiteur de le vendre, de le donner ou d’accomplir tout acte susceptible d’en diminuer la valeur. Les loyers éventuellement perçus font également l’objet d’une saisie, le débiteur devenant séquestre des fruits de son bien. Cette indisponibilité s’applique aux tiers dès la publication du commandement au fichier immobilier.

Les mentions obligatoires du commandement de payer

Le commandement de payer valant saisie immobilière doit comporter treize mentions obligatoires sous peine de nullité. Ces exigences visent à garantir les droits du débiteur et à assurer la régularité de la procédure civile d’exécution. Le respect de ces mentions conditionne la validité de l’ensemble de la procédure de saisie immobilière.

Bon à savoir

Important : le propriétaire ne peut pas demander le remboursement d’impayés de loyer et charges datant de plus de 3 ans.

La première série de mentions concerne l’identification des parties et du titre exécutoire. Le commandement doit indiquer la constitution d’avocat du créancier poursuivant avec élection de domicile, la date et la nature du titre exécutoire fondant la demande, ainsi qu’un décompte détaillé des sommes réclamées incluant le principal, les frais et les intérêts avec leur taux. L’absence de ces mentions entraîne la nullité du commandement, sauf lorsque le montant réclamé excède la dette réelle.

La deuxième catégorie de mentions porte sur les droits et obligations du débiteur. Le commandement doit préciser le délai de paiement de 8 jours, ou d’un mois pour une hypothèque constituée pour la dette d’un tiers, et avertir le débiteur des conséquences de l’absence de paiement. Il doit également indiquer que le bien devient indisponible, que les loyers sont saisis et que le débiteur peut rechercher un acquéreur ou donner mandat pour une vente amiable sous autorisation du juge de l’exécution.

Les mentions relatives aux voies de recours et à l’accompagnement du débiteur complètent le dispositif. Le commandement doit mentionner la possibilité de saisir la commission de surendettement pour les personnes en situation de surendettement, l’accès à l’aide juridictionnelle selon les conditions de ressources, et les coordonnées du juge de l’exécution territorialement compétent. La désignation précise des biens saisis selon les règles de la publicité foncière figure également parmi les mentions essentielles.

Les délais applicables au commandement de payer

Le débiteur dispose d’un délai de 8 jours à compter de la signification du commandement pour régler l’intégralité de sa dette et mettre fin à la procédure de saisie immobilière. Ce délai constitue une dernière opportunité d’éviter la poursuite de la procédure civile d’exécution et la vente du bien. Le paiement dans ce délai arrête définitivement la saisie et libère le bien de son indisponibilité.

Dans le cas particulier d’une hypothèque constituée pour garantir la dette d’un tiers, le délai de paiement est porté à un mois. Cette extension vise à tenir compte de la situation spécifique du tiers détenteur qui n’est pas le débiteur principal de la créance. Le commandement doit alors être adapté pour mentionner ce délai d’un mois et préciser la nature de l’hypothèque.

À noter

Le propriétaire peut, à la place du commandement de payer, recourir à la procédure d’injonction de payer afin d’exiger le paiement. Cette procédure est plus simple mais ne permet pas l’expulsion du locataire.

La publication du commandement au fichier immobilier doit intervenir dans un délai de 2 mois à compter de sa signification au débiteur. Cette formalité rend la saisie opposable aux tiers et conditionne la poursuite de la procédure. En cas de rejet par le service de publicité foncière, le délai est prolongé du nombre de jours écoulés entre le dépôt et la publication effective. Le créancier doit ensuite assigner le débiteur à l’audience d’orientation dans les 2 mois suivant la publication.

La durée de validité du commandement de payer a été portée à 5 ans depuis 2021. Le créancier peut demander la prorogation de ce délai au juge de l’exécution avant son expiration, à condition de justifier d’un motif légitime. Cette demande permet de maintenir les effets du commandement lorsque des circonstances particulières retardent la procédure.

La publication du commandement et ses effets

La publication du commandement de payer au fichier immobilier constitue une étape déterminante de la procédure de saisie immobilière. Cette formalité rend la saisie opposable aux tiers et leur permet de connaître l’existence de la procédure en cours. Le service de publicité foncière reçoit le commandement et procède à son inscription dans un délai de 2 mois suivant la signification au débiteur.

Les effets de la publication diffèrent selon qu’ils s’appliquent au débiteur ou aux tiers. L’indisponibilité du bien et la saisie des fruits prennent effet à compter de la signification à l’égard du débiteur, tandis qu’ils ne produisent leurs effets à l’égard des tiers qu’à compter de la publication. Toute convention conclue par le débiteur en violation de cette indisponibilité est frappée de nullité, qu’elle soit antérieure ou postérieure à la publication.

Le créancier peut exercer certaines prérogatives après la publication du commandement. Il peut autoriser la vente amiable des fruits du bien ou leur vente aux enchères, à condition que les sommes soient déposées auprès d’un séquestre. Il peut également interdire au locataire de payer les loyers au débiteur et ordonner leur versement à un séquestre. Ces mesures visent à préserver la valeur du bien et à garantir le recouvrement de la créance.

Bon à savoir

L’aide juridictionnelle peut aider le locataire à prendre en charge les frais de procédure (avocats, huissiers, commissaires de justice, etc.).

L’audience d’orientation devant le juge de l’exécution

L’audience d’orientation représente une étape centrale de la procédure de saisie immobilière. Le créancier doit assigner le débiteur à comparaître devant le juge de l’exécution dans les 2 mois suivant la publication du commandement. L’assignation est adressée au débiteur entre 1 et 3 mois avant la date de l’audience, lui laissant le temps de préparer sa défense et d’envisager les solutions possibles.

Le juge de l’exécution examine lors de cette audience la validité du commandement de payer et de la procédure. Il statue sur les contestations éventuelles soulevées par le débiteur concernant les conditions de signification, la déchéance du terme du prêt ou tout autre moyen de défense. Cette audience constitue le moment procédural où le débiteur peut faire valoir ses moyens de contestation, toute action antérieure étant irrecevable selon la jurisprudence de la Cour de cassation.

L’orientation de la procédure est décidée par le juge à l’issue de cette audience. Il peut autoriser une vente amiable du bien en fixant un prix minimum et une date d’audience de rappel dans un délai maximum de 4 mois. Il peut également ordonner directement une vente forcée si les conditions ne permettent pas d’envisager une vente amiable. Le juge peut aussi mettre fin à la procédure de manière temporaire ou définitive si les conditions légales ne sont pas réunies.

Le jugement d’orientation peut faire l’objet d’un appel dans un délai de 15 jours à compter de sa notification. Cette voie de recours permet au débiteur ou au créancier de contester la décision devant la cour d’appel. Le dépôt du cahier des conditions de vente au greffe intervient au plus tard 5 jours ouvrables après l’assignation et contient l’état descriptif du bien ainsi que les modalités de la vente.

La vente amiable du bien saisi

La vente amiable constitue une alternative à la vente forcée permettant au débiteur de rechercher lui-même un acquéreur pour son bien. Cette solution nécessite l’autorisation du juge de l’exécution qui fixe un prix minimum de vente et une date d’audience de rappel dans un délai maximum de 4 mois. Le débiteur conserve la maîtrise de la commercialisation de son bien tout en respectant les conditions fixées par le juge.

À noter

Le 1er janvier 2020, les tribunaux d’instance et de grande instance ont fusionné pour devenir le tribunal judiciaire (loi n° 2019-222 du 23 mars 2019 de programmation 2018-2022 et de réforme pour la justice). Les tribunaux d’instance qui étaient situés dans des communes différentes des tribunaux de grande instance sont devenus des chambres détachées du tribunal judiciaire, appelées « tribunaux de proximité ».

Le débiteur doit effectuer les démarches de vente dans le délai imparti par le juge. Il peut mandater un professionnel de l’immobilier pour l’assister dans cette démarche. Si un compromis de vente est signé avant l’audience de rappel, le juge peut accorder un délai supplémentaire de 3 mois pour permettre la réalisation définitive de la vente. Cette extension permet de tenir compte des délais habituels de finalisation d’une transaction immobilière.

En cas de succès de la vente amiable, le prix de vente est versé au créancier poursuivant à hauteur de sa créance. L’excédent éventuel est reversé au débiteur après désintéressement de tous les créanciers inscrits. Cette solution présente l’avantage d’éviter les frais d’une vente aux enchères et permet généralement d’obtenir un meilleur prix que lors d’une vente forcée.

L’échec de la vente amiable ou le non-respect des conditions fixées par le juge entraîne la poursuite de la procédure par une vente forcée. Le juge constate l’échec lors de l’audience de rappel et ordonne la vente aux enchères du bien. Cette décision met fin aux tentatives de vente amiable et engage la phase finale de la procédure de saisie immobilière.

La vente forcée aux enchères

La vente forcée du bien intervient lorsque le juge de l’exécution l’ordonne, soit directement lors de l’audience d’orientation, soit après l’échec d’une tentative de vente amiable. Le juge fixe la date de l’audience d’adjudication dans un délai compris entre 2 et 4 mois après sa décision. Cette période permet la publicité de la vente et l’information des acquéreurs potentiels par des annonces légales et des affichages.

La mise à prix du bien est fixée par le créancier poursuivant dans le cahier des conditions de vente. Le débiteur peut contester ce montant s’il l’estime manifestement sous-évalué. La vente aux enchères se déroule devant le juge de l’exécution selon une procédure publique permettant à tout acquéreur intéressé de participer. Les enchères progressent jusqu’à ce qu’un dernier enchérisseur se dégage ou que le créancier se porte adjudicataire en l’absence d’enchères.

Bon à savoir

Important : aucune expulsion ne peut intervenir pendant la période dite de trêve hivernale allant du 1er novembre au 31 mars. Pour 2023-2024, la trêve hivernale est fixée du 1er novembre 2023 au 31 mars 2024.

Le jugement d’adjudication prononcé par le juge vaut vente forcée du bien et titre d’expulsion du débiteur. L’adjudicataire dispose d’un délai pour payer le prix d’adjudication, après quoi le titre de vente est publié au fichier immobilier pour être opposable aux tiers. Cette publication purge les hypothèques et privilèges grevant le bien, l’acquéreur obtenant ainsi un bien libre de charges.

Un délai de 10 jours court après le jugement d’adjudication pour permettre une éventuelle surenchère. Tout intéressé peut surenchérir à condition d’offrir au moins 10 % de plus que le prix d’adjudication. Cette faculté vise à éviter les ventes à prix trop bas et à protéger les intérêts du débiteur. Le prix de vente est versé au créancier à hauteur de sa créance, l’excédent éventuel revenant au débiteur après règlement de tous les créanciers inscrits.

La contestation du commandement de payer

La contestation du commandement de payer valant saisie immobilière obéit à des règles procédurales strictes fixées par la jurisprudence de la Cour de cassation. Le débiteur ne peut pas contester le commandement avant d’être assigné à l’audience d’orientation devant le juge de l’exécution. Toute demande prématurée de nullité du commandement est déclarée irrecevable, même si elle repose sur des moyens de fond légitimes.

Cette règle résulte d’un arrêt de la deuxième chambre civile de la Cour de cassation du 21 novembre 2024 qui a confirmé le principe selon lequel la procédure de saisie immobilière est engagée par la signification du commandement, mais la contestation ne peut intervenir qu’à l’audience d’orientation. Le débiteur doit donc attendre l’assignation pour faire valoir ses moyens de défense devant le juge de l’exécution.

Les moyens de contestation du commandement de payer peuvent porter sur plusieurs aspects de la procédure civile d’exécution. Le débiteur peut contester les conditions de signification du commandement, l’absence ou l’irrégularité des mentions obligatoires, la validité du titre exécutoire, ou encore les conditions de la déchéance du terme du prêt. Il peut également invoquer le paiement de la dette ou l’existence d’un échéancier accordé par le créancier.

Bon à savoir

Attention : la contestation d’une dette ou un litige avec le propriétaire bailleur ne dispense pas le locataire du paiement de son loyer.

Après l’audience d’orientation, aucune contestation nouvelle ne peut être formée sauf exceptions prévues par le Code des procédures civiles d’exécution. Cette règle vise à concentrer les débats lors de l’audience d’orientation et à éviter les manœuvres dilatoires. Le débiteur doit donc rassembler l’ensemble de ses moyens de défense pour les présenter lors de cette audience.

Les cas particuliers de saisie immobilière

Lorsque le bien saisi constitue la résidence familiale et appartient en propre à un époux, le commandement de payer doit être dénoncé au conjoint au plus tard le premier jour ouvrable suivant la signification. Cette dénonciation vise à protéger les droits du conjoint sur le logement familial et à l’informer de la procédure en cours. L’absence de dénonciation dans le délai légal peut entraîner la caducité du commandement.

La saisie immobilière post-divorce soulève des questions d’opposabilité aux tiers du jugement de divorce. Lorsqu’un créancier poursuit des époux divorcés sur la base d’un jugement de divorce non publié au moment du commandement, la procédure peut être entachée de nullité. Le jugement de divorce devient opposable aux tiers dès son inscription en marge des actes de naissance, et la saisie ne peut porter que sur la part indivise correspondant à la créance de chaque époux.

La pluralité de biens ou de saisies nécessite des adaptations procédurales. Si plusieurs commandements valant saisie sont requis pour un même immeuble, seul le commandement fondé sur le titre exécutoire le plus ancien est publié. En cas de jonction d’instances, la procédure est poursuivie par le créancier dont le commandement a été publié en premier, ou selon la créance la plus élevée si la publication est intervenue à la même date.

Le juge de l’exécution peut cantonner les effets de la saisie à certains immeubles si leur valeur suffit à désintéresser le créancier poursuivant. Cette mesure vise à protéger le débiteur contre une saisie disproportionnée et à préserver ses droits sur les autres biens. Le cantonnement peut être ordonné d’office par le juge ou à la demande du débiteur lors de l’audience d’orientation.

Bon à savoir

Pour prononcer une expulsion locative en raison de loyers impayés dans le cadre d’une procédure judiciaire de résiliation du bail, le juge doit, au préalable, consulter le diagnostic social et financier (DSF). Dans ce document, le locataire et son bailleur expliquent et commentent leurs situations respectives. Le modèle du formulaire Cerfa 16227 à utiliser pour la réalisation du DSF a été homologué par un arrêté du 23 août 2022.

Les moyens d’éviter la saisie immobilière

La négociation d’un échéancier avec le créancier constitue le premier moyen d’éviter la procédure de saisie immobilière. Le débiteur peut proposer un plan de remboursement échelonné tenant compte de sa capacité financière. Cette solution nécessite l’accord du créancier et doit intervenir avant la signification du commandement de payer ou dans les 8 jours suivant cette signification pour arrêter la procédure.

La saisie de la commission de surendettement représente une voie de recours pour les personnes en situation de surendettement. Le débiteur peut demander la suspension temporaire de la procédure de saisie immobilière en déposant un dossier de surendettement. La commission examine la situation financière du débiteur et peut proposer des mesures de traitement incluant le rééchelonnement des dettes ou l’effacement partiel de certaines créances.

Le rachat de crédits permet de regrouper l’ensemble des dettes du débiteur en un seul prêt avec une mensualité réduite. Cette opération financière nécessite l’accord d’un établissement de crédit et peut permettre d’éviter la saisie si elle intervient avant la publication du commandement. La vente en nue-propriété ou en réméré constitue également une solution permettant de conserver la jouissance du bien tout en obtenant des liquidités pour rembourser la dette.

L’accompagnement du débiteur dans la procédure

Le débiteur confronté à une procédure de saisie immobilière peut bénéficier de plusieurs formes d’accompagnement. L’aide juridictionnelle permet aux personnes disposant de ressources limitées d’accéder gratuitement à un avocat pour les conseiller et les représenter devant le juge de l’exécution. Les conditions de ressources pour bénéficier de cette aide sont précisées dans le commandement de payer.

L’Agence départementale pour l’information sur le logement constitue un interlocuteur privilégié pour les débiteurs confrontés à une saisie. Ces agences proposent des conseils juridiques gratuits et orientent les personnes vers les dispositifs d’aide adaptés à leur situation. Elles peuvent également accompagner le débiteur dans ses démarches auprès de la commission de surendettement ou pour la recherche d’un acquéreur dans le cadre d’une vente amiable.

La consultation d’un avocat spécialisé en droit de l’exécution permet au débiteur de comprendre ses droits et les moyens de défense dont il dispose. L’avocat peut analyser la validité du commandement de payer, identifier les vices de procédure éventuels et préparer la défense du débiteur pour l’audience d’orientation. Il peut également négocier avec le créancier pour trouver une solution amiable évitant la vente forcée du bien.

FAQ

Quel est le délai pour payer après un commandement de payer valant saisie immobilière ?

Le débiteur dispose de 8 jours pour régler sa dette à compter de la signification du commandement. Ce délai est porté à un mois dans le cas d’une hypothèque constituée pour garantir la dette d’un tiers. Le paiement dans ce délai met fin définitivement à la procédure de saisie immobilière.

Peut-on contester un commandement de payer avant l’audience d’orientation ?

Non, la jurisprudence de la Cour de cassation interdit toute contestation du commandement avant l’assignation à l’audience d’orientation. Toute action prématurée est déclarée irrecevable. Le débiteur doit attendre l’audience devant le juge de l’exécution pour faire valoir ses moyens de défense.

Que se passe-t-il si le bien est vendu moins cher que la dette ?

Le prix de vente est intégralement versé au créancier à hauteur de sa créance. Si le prix ne couvre pas la totalité de la dette, le créancier conserve un droit de poursuite sur les autres biens du débiteur pour recouvrer le solde. Le débiteur reste donc tenu du paiement de la différence.

Comment obtenir une vente amiable au lieu d’une vente forcée ?

Le débiteur doit demander l’autorisation au juge de l’exécution lors de l’audience d’orientation. Le juge fixe alors un prix minimum et une date d’audience de rappel dans un délai maximum de 4 mois. Le débiteur doit trouver un acquéreur respectant ces conditions pour éviter la vente aux enchères.

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