Aller au SommaireAller au contenu principal Aller au menu principal
page d'accueil de PagesJaunes
  • Menu

    • Animaux
    • Assurances et Finances
    • Démarches et Droit
    • Entreprise et Vie Professionnelle
    • Famille et Vie Personnelle
    • Internet et Multimédia
    • Jardin et Extérieur
    • Loisirs
    • Maison et Habitat
    • Santé et Bien-être
    • Services et Administration
    • Véhicules et permis
Revenir à la catégorie précédente : Caractéristiques du bien loué : décence, surface et diagnostics obligatoires
  1. Accueil
  2. Assurances et Finances
  3. Immobilier
  4. Location immobilier
  5. Mettre en location un bien immobilier : les étapes à suivre pour louer
  6. Caractéristiques du bien loué : décence, surface et diagnostics obligatoires

Surface minimale pour un logement en location : critères légaux et obligations

La mise en location d’un bien immobilier destiné à servir de résidence principale impose au bailleur de respecter des critères précis en matière de surface et de hauteur sous plafond. Ces règles visent à garantir des conditions de vie décentes aux locataires et à prévenir les abus dans les zones où la demande de logements dépasse largement l’offre. Le décret du 30 janvier 2002 fixe les normes minimales que doit respecter tout logement proposé à la location, qu’il s’agisse d’une location vide ou meublée.

Mis à jour le 29/04/2026

Temps de lecture estimé à 8 min

Rédigé par des auteurs spécialisés pagesjaunes

Partager cet article sur :

Ouvrir une nouvelle fenêtre pour Ajouter pagesjaunes en favori sur Google
Chambre de fille
© Getty Images / poplasen
Caractéristiques du bien loué : décence, surface et diagnostics obligatoires

Sommaire.

  1. En bref
  2. Les critères de décence pour la surface minimale d’un logement
  3. Comment calculer la surface habitable selon la loi
  4. Les obligations du bailleur concernant la surface minimale
  5. Les règles spécifiques pour la colocation
  6. Les exceptions et cas particuliers
  7. Les évolutions récentes de la réglementation
  8. FAQ

En bref

  • Un logement doit comporter une pièce principale d’au moins 9 m² avec une hauteur sous plafond de 2,20 m, ou un volume habitable de 20 m³.
  • Le calcul de la surface habitable exclut les combles non aménagés, les caves, les garages, les terrasses et les espaces dont la hauteur est inférieure à 1,80 m.
  • En colocation avec bail commun, la surface minimale totale atteint 16 m² pour deux colocataires, puis 9 m² supplémentaires par personne.
  • Les règlements sanitaires départementaux peuvent imposer des conditions plus strictes que les normes nationales.

Les critères de décence pour la surface minimale d’un logement

Le décret relatif aux caractéristiques du logement décent impose que la pièce principale dispose d’une surface habitable d’au moins 9 m² associée à une hauteur sous plafond minimale de 2,20 m. Une alternative existe : le volume habitable peut atteindre 20 m³ sans que les deux conditions précédentes soient simultanément remplies. Ces normes s’appliquent aux locations vides comme aux locations meublées.

La hauteur sous plafond concerne toutes les pièces de vie et de service du logement. Les locaux présentant une hauteur inférieure à 2,20 m sont considérés comme impropres à l’habitation, sauf exceptions prévues par la réglementation. Cette exigence garantit un espace de vie suffisant pour le locataire et contribue à la salubrité du logement.

Depuis le 1er octobre 2023, un décret modifie l’article R1331-20 du Code de la santé publique et remplace les anciens règlements sanitaires départementaux. Les nouvelles règles sanitaires d’hygiène et de salubrité renforcent les obligations des bailleurs en matière de décence du logement. La hauteur plafond reste fixée à 2,20 m minimum pour toutes les pièces principales.

Bon à savoir

Rappel : le propriétaire d’un bien immobilier a le droit de le vendre quelque soit sa surface, mais ne peut pas le louer en toute liberté.

Comment calculer la surface habitable selon la loi

La définition de la surface habitable répond à des critères précis établis par la loi. Elle correspond à la surface de plancher construite, après déduction des surfaces occupées par les murs, les cloisons, les marches et les cages d’escalier, les gaines et les embrasures de portes et fenêtres. Cette méthode de calcul diffère de la surface dite Carrez, utilisée pour les ventes en copropriété.

Plusieurs éléments sont exclus du calcul de la surface habitable. Les combles non aménagés, les caves, les sous-sols, les remises et les garages ne comptent pas dans la surface minimale exigée. Les terrasses, les loggias, les balcons et les séchoirs extérieurs sont également exclus. Les vérandas, les locaux communs et les dépendances ne peuvent être intégrés au calcul.

Bon à savoir

Depuis la loi Boutin du 25 mars 2009, la surface du logement doit obligatoirement être mentionnée dans le bail, pour les locations vides.

Les parties du logement dont la hauteur sous plafond est inférieure à 1,80 m sont systématiquement exclues de la surface habitable. Cette règle s’applique notamment aux espaces mansardés ou aux pièces situées sous des combles aménagés. Le calcul de la surface habitable doit être réalisé avec précision, car une erreur supérieure à 5 % peut entraîner une baisse du loyer.

Les obligations du bailleur concernant la surface minimale

Tout bailleur doit mentionner la surface habitable dans le contrat de location, qu’il s’agisse d’une location vide ou meublée. Les lois ALUR de 2014 et Macron de 2015 imposent cette obligation pour tous les nouveaux contrats. Cette mention permet au locataire de vérifier la conformité du logement avec les critères de décence.

Tant qu'on en parle
Assurance multirisques habitation

Un logement qui ne respecte pas la surface minimale ou la hauteur sous plafond réglementaire ne peut pas être proposé à la location. Le juge peut imposer au bailleur de réaliser des travaux de mise aux normes, de réduire le loyer ou de verser des dommages et intérêts au locataire. Ces sanctions visent à protéger les locataires contre les abus.

Dans les zones à forte demande locative, une vigilance accrue s’impose. Depuis 2012, la taxe Apparu concerne les logements de moins de 14 m² en zone A dont le loyer dépasse un seuil fixé annuellement. En 2015, ce seuil atteignait 41,61 euros par m². La loi Boutin renforce les obligations déclaratives du bailleur concernant la surface du logement.

Bon à savoir

Dans le cas d’une rénovation ou d’une création, la superficie minimale passe à 12 mètres carrés.

Les règles spécifiques pour la colocation

La colocation se définit comme la location par plusieurs locataires d’un même logement constituant leur résidence principale commune. Cette forme de location peut prendre deux formes : un bail unique signé par tous les colocataires et le bailleur, ou plusieurs contrats individuels entre chaque colocataire et le propriétaire. La location à un couple marié ou pacsé ne constitue pas une colocation.

Lorsque les colocataires signent un bail commun, le logement doit comporter au moins une pièce principale de 9 m² ou 20 m³. La surface minimale totale du logement varie selon le nombre de colocataires : 16 m² pour deux personnes, puis 9 m² supplémentaires par colocataire additionnel. Cette surface est plafonnée à 78 m² pour huit personnes et plus.

Bon à savoir

Attention : ne pas confondre l’hypothèse illégale d’un logement de moins de 9 mètres carrés avec celle, tout à fait autorisée, d’une simple pièce de moins de 9 mètres carrés, type une chambre.

Dans le cadre d’un bail individuel, chaque colocataire doit disposer d’une chambre d’au moins 9 m² et 20 m³. Les pièces communes ne sont pas prises en compte dans ce calcul. Le caractère décent du logement s’évalue sur l’ensemble du bien, et non uniquement sur la chambre privative de chaque occupant. La surface habitable selon la loi ALUR doit être mentionnée dans tous les contrats de colocation.

Les exceptions et cas particuliers

Il reste possible d’occuper un logement de moins de 9 m² pour un usage personnel, sans le proposer à la location. Cette tolérance concerne les mini pieds-à-terre, les chambres pour étudiants ou les chambres de service. La location touristique meublée d’un tel espace demeure envisageable, sous réserve du respect des réglementations locales et de la déclaration en mairie.

Bon à savoir

Le calcul du volume se fait en multipliant la surface du logement par sa hauteur sous plafond.

La location d’une chambre de service ou d’une petite pièce pour un usage autre que l’habitation échappe aux règles du logement décent. Un tel bail, destiné à un usage de remise, de débarras ou de bureau, relève du Code civil et non de la législation protectrice des baux d’habitation. Le bailleur et le locataire disposent d’une plus grande liberté contractuelle.

Les règlements sanitaires départementaux peuvent imposer des superficies, des volumes et des hauteurs sous plafond plus restrictifs que les normes nationales. Un logement répondant aux critères de décence du décret de 2002 peut être déclaré inhabitable par arrêté préfectoral si le règlement local est plus exigeant. Il convient de vérifier les règles applicables dans chaque département.

À noter

Pour prouver qu’un logement n’est pas conforme aux caractéristiques d’un logement décent, démontrer que la surface de la pièce principale du bien est inférieure à 9 m2 n’est pas suffisant. Cette pièce doit aussi avoir un volume inférieur à 20 m3. À défaut, l’indécence du logement ne peut pas être retenue (Cass. 3e civ., 23 janvier 2020, n° 19-11.349).

Les évolutions récentes de la réglementation

Depuis le 1er juillet 2024, les seuils des étiquettes du diagnostic de performance énergétique évoluent favorablement pour les logements de moins de 40 m². Cette modification tient compte de la plus grande exposition de ces surfaces aux parois déperditives et de la surconsommation d’eau chaude proportionnellement plus importante. Les propriétaires peuvent télécharger une attestation de nouvelle étiquette sur le site de l’Observatoire DPE-audit de l’Ademe.

Le diagnostic de performance énergétique devient opposable, ce qui renforce les obligations du bailleur en matière d’information du locataire. Un DPE erroné peut entraîner la responsabilité du bailleur et ouvrir droit à des recours pour le locataire. Cette évolution s’inscrit dans la volonté de lutter contre les passoires thermiques et d’améliorer la qualité du parc locatif.

Bon à savoir

Conseil : les propriétaires de petits espaces peuvent toujours les louer comme espace de rangement ou encore les vendre à d’autres propriétaires qui abattraient les cloisons car désireux d’agrandir leur surface.

FAQ

Quelle surface minimale pour louer une chambre dans sa résidence principale ?

La chambre louée doit respecter les mêmes critères qu’un logement classique : 9 m² avec 2,20 m de hauteur sous plafond, ou 20 m³ de volume habitable. Cette règle s’applique même si le locataire est propriétaire de la résidence principale, à condition d’avoir obtenu l’accord du bailleur si le propriétaire est lui-même locataire. Une exonération fiscale peut être accordée pour une location meublée sous un certain seuil de loyer.

Un logement de 8 m² peut-il être loué légalement ?

Non, la location d’un logement de 8 m² pour servir de résidence principale est interdite, car la surface minimale exigée atteint 9 m². Le juge peut imposer des travaux, réduire le loyer ou condamner le bailleur à des dommages et intérêts. La location touristique meublée reste possible sous conditions, mais le bien ne peut servir de résidence principale au locataire.

Comment vérifier que la surface annoncée correspond à la surface réelle ?

Le locataire peut faire réaliser un mesurage par un professionnel selon les critères de la loi. Si l’écart entre la surface annoncée et la surface réelle dépasse 5 %, le locataire peut demander une diminution du loyer proportionnelle à la différence constatée. Cette vérification doit être effectuée rapidement après la signature du bail pour faciliter les démarches.

Les règles de surface minimale s’appliquent-elles aux locations saisonnières ?

Les locations saisonnières ne sont pas soumises aux mêmes règles que les locations à usage de résidence principale. Toutefois, les réglementations locales peuvent imposer des critères de surface et de décence. Il faut se renseigner auprès de la mairie pour connaître les obligations applicables dans la commune où se situe le logement.

Partager cet article sur :

Ouvrir une nouvelle fenêtre pour Ajouter pagesjaunes en favori sur Google

En savoir plus sur Location immobilier

Conseils liminaires Type de location Avantages Conclusion contrat Loyers impayés Gérer sa location Fin de la location Expulsion

Aussi dans la rubrique Caractéristiques du bien loué : décence, surface et diagnostics obligatoires

    • Logement décent : critères, obligations et recours pour locataires et bailleurs
    • Logement insalubre : que faire ?
    • Convention avec travaux dans le secteur des travaux publics

Ces pros peuvent vous aider !

À lire aussi

  • Location immobilier

    Avenant au contrat de location : comment modifier un bail en cours

    La relation locative entre le propriétaire et le locataire repose sur un contrat de location dont les termes ne peuvent être modifiés unilatéralement. Lorsque la situation évolue, la rédaction d’un avenant au bail permet d’adapter les conditions initiales sans remettre en cause le bail lui-même.
    Mis à jour le 29/04/2026 8 min
  • SCI

    SCI de location

    Mis à jour le 08/01/2018 4 min
  • Location immobilier

    Préavis de location : durée, règles et démarches pour quitter son logement

    Le préavis de location désigne la période réglementaire qui sépare la notification du départ par le locataire et la libération effective du logement. Cette étape encadrée par la loi du 6 juillet 1989 permet au bailleur de rechercher un nouveau locataire et au locataire de préparer son déménagement dans le respect de ses obligations contractuelles. La durée du préavis varie selon le type de location et la situation personnelle du locataire.
    Mis à jour le 29/04/2026 12 min
  • Location immobilier

    Caution et dépôt de garantie : comprendre les garanties locatives

    La recherche d’un logement en location soulève des questions essentielles sur les garanties demandées par le propriétaire. Entre la caution, le dépôt de garantie et les dispositifs comme Visale, les locataires doivent maîtriser ces mécanismes pour sécuriser leur projet locatif. Ces garanties protègent le bailleur tout en encadrant strictement les sommes exigibles au locataire.
    Mis à jour le 29/04/2026 9 min

Sujets connexes

  • Diagnostic immobilier
  • Indivision
  • Viager
  • Copropriété
  • Mobil home
  • Achat immobilier
  • SCI
  • Vente immobilier

Nos autres univers

  • Animaux
  • Assurances et Finances
  • Démarches et Droit
  • Entreprise et Vie Professionnelle
  • Famille et Vie Personnelle
  • Internet et Multimédia
  • Jardin et Extérieur
  • Loisirs
  • Maison et Habitat
  • Santé et Bien-être
  • Services et Administration
  • Véhicules et permis

Infos légales, cookies et vie privée

  • Mentions légales
  • Infos Cookies
  • Vos données en question
  • Accessibilité
  • Protection de la vie privée
  • CGU des services du compte
  • Référencement sur PagesJaunes

Des questions sur nos services

  • Aide utilisateur
  • Contactez-nous
  • Blog PagesJaunes

Astuces et guides

  • Astuces
  • Guides pratiques
  • Tips
  • Fiches pratiques
  • Contenus téléchargeables

Nos réseaux sociaux

  • Facebook
  • Facebook PagesConseils
  • Twitter
  • Instagram
  • Pinterest
  • LinkedIn
  • YouTube
  • YouTube PagesConseils

PagesJaunes est une marque du groupe Solocal

  • Charte du groupe
  • Recrutement