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Logement insalubre : que faire ?

Un logement insalubre représente un danger réel pour la santé et la sécurité des occupants. Cette situation concerne environ 450 000 logements occupés en France et touche particulièrement les locataires. L’insalubrité se manifeste par des dégradations matérielles, des conditions d’hygiène défaillantes ou des défauts structurels qui exposent les habitants à des risques sanitaires graves. Face à cette problématique, la loi encadre strictement les obligations du propriétaire et les droits du locataire, tout en prévoyant des procédures de signalement et des sanctions.

Mis à jour le 29/04/2026

Temps de lecture estimé à 15 min

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Problème dans un appartement
© Getty Images / Heiko K├╝verling
Caractéristiques du bien loué : décence, surface et diagnostics obligatoires

Sommaire.

  1. En bref
  2. Qu’est-ce qu’un logement insalubre ?
  3. Quels sont les risques pour la santé et la sécurité des occupants ?
  4. Quelles sont les obligations du propriétaire du logement ?
  5. Quels sont les droits du locataire du logement insalubre ?
  6. Comment agir en cas de blocage du propriétaire ?
  7. Quelle protection apporte l’assurance habitation ?
  8. Que faire en cas de logement rendu insalubre par le locataire ?
  9. Quelles aides existent pour les occupants et les propriétaires ?
  10. Comment prévenir l’insalubrité du logement ?
  11. FAQ

En bref

  • Un logement insalubre met en danger la santé des occupants par son état dégradé ou ses conditions d’occupation.
  • Le propriétaire doit fournir un logement décent et réaliser les travaux nécessaires sous peine de sanctions pénales et financières.
  • Le locataire peut signaler la situation aux autorités compétentes et exiger un relogement si nécessaire.
  • Le préfet, l’agence régionale de santé et le service communal d’hygiène interviennent pour constater l’insalubrité et ordonner des mesures.

Qu’est-ce qu’un logement insalubre ?

Un logement insalubre se caractérise par un habitat qui ne respecte pas les normes de salubrité, d’hygiène et de santé. Cette définition recouvre des situations variées où le logement présente un danger ou un risque pour la santé ou la sécurité physique des personnes. L’insalubrité peut concerner un immeuble entier ou un logement individuel, qu’il soit vacant ou occupé.

La notion de logement décent s’oppose à celle du logement insalubre. Un logement décent doit respecter des critères minimaux de confort et de sécurité, tandis qu’un logement insalubre présente des risques sanitaires avérés. Le logement indigne, quant à lui, désigne un habitat impropre à l’habitation.

Les critères d’un logement insalubre

Plusieurs éléments permettent de qualifier un logement insalubre. La structure peut présenter des incohérences comme une isolation défaillante ou des dimensions de pièces inadaptées. Le bâti en mauvais état se manifeste par des infiltrations, des fissures ou la présence de matériaux dangereux comme le plomb ou l’amiante.

Les équipements défaillants constituent un autre critère majeur. Les canalisations vétustes, le chauffage inadapté ou les installations électriques dangereuses exposent les occupants à des risques d’accidents domestiques. La mauvaise circulation de l’air et l’absence de lumière naturelle aggravent les conditions de vie dans le logement.

L’humidité excessive et les moisissures représentent des signes fréquents d’insalubrité. Ces problèmes favorisent le développement de maladies respiratoires et d’allergies. La prolifération de nuisibles comme les cafards et les punaises de lit témoigne également d’une dégradation importante des conditions d’hygiène.

Quels sont les risques pour la santé et la sécurité des occupants ?

Les risques sanitaires liés à l’insalubrité du logement touchent la santé physique et mentale des habitants. Les maladies chroniques, les accidents domestiques et les troubles psychologiques constituent les principales conséquences d’une exposition prolongée à un logement insalubre.

Les accidents domestiques dans le logement insalubre

Les chutes représentent le premier type d’accident dans des logements insalubres. L’absence de rambardes dans les escaliers ou les sols glissants provoquent de nombreuses fractures, particulièrement chez les personnes âgées. Les installations électriques vétustes exposent les occupants à des risques d’électrocution et d’incendie domestique.

Les intoxications au monoxyde de carbone résultent souvent d’appareils de chauffage mal entretenus ou mal utilisés. Ces intoxications peuvent avoir des conséquences graves sur la santé des occupants du logement. L’absence de détecteurs de fumée aggrave les risques en cas d’incendie.

Les conséquences de l’humidité et des moisissures

L’humidité dans le logement favorise le développement de moisissures qui affectent particulièrement les voies respiratoires. Les enfants exposés à ces conditions développent fréquemment de l’asthme, des allergies ou des infections pulmonaires. La ventilation insuffisante aggrave ces problèmes en empêchant le renouvellement de l’air.

Les causes de l’humidité dans un logement sont multiples. Les infiltrations d’eau, les dégâts des eaux non traités et l’évacuation des eaux usées défaillante créent des conditions propices au développement de moisissures. La précarité énergétique liée à une mauvaise isolation entraîne une surconsommation et un inconfort thermique permanent.

Les impacts psychologiques et sociaux

La vie dans un logement insalubre génère un sentiment de honte et favorise l’isolement social. Les troubles du sommeil, l’anxiété et le stress affectent durablement le bien-être des occupants. Les enfants subissent des conséquences particulièrement lourdes sur leur développement, leur concentration et leurs performances scolaires.

L’absence de lumière naturelle dans le logement perturbe les rythmes biologiques et l’humeur des habitants. La surpopulation dans des logements insalubres augmente la transmission des maladies infectieuses comme la grippe ou la tuberculose. Ces conditions dégradées impactent l’équilibre physiologique, psychologique et social des personnes.

Quelles sont les obligations du propriétaire du logement ?

Le propriétaire du logement doit fournir un logement décent qui respecte les normes de sécurité et de salubrité. Cette obligation s’inscrit dans le cadre de la loi du 6 juillet 1989 qui régit les rapports entre bailleurs et locataires. Les obligations du propriétaire incluent la réalisation des travaux nécessaires pour maintenir le logement en état.

Les travaux à la charge du propriétaire

Le propriétaire doit assurer la sécurité du logement en maintenant les installations électriques, de chauffage et de ventilation en bon état de fonctionnement. Les réparations importantes dépassent le cadre des menues réparations incombant au locataire. La mise aux normes des équipements vétustes constitue une obligation légale pour le propriétaire du logement insalubre.

Les problèmes d’humidité dans le logement nécessitent une intervention du propriétaire pour identifier et traiter les causes. Les infiltrations, les défauts d’isolation ou les dysfonctionnements de la ventilation relèvent de sa responsabilité. Le traitement des nuisibles liés à des défauts structurels du logement incombe également au propriétaire.

À noter

Les locataires victimes de pratiques abusives et vivant dans un logement indécent peuvent dénoncer le propriétaire via une plateforme d’accompagnement accessible en appelant le 0806 706 806. Une assistance sera proposée aux victimes pouvant aller jusqu’à l’envoi des services de la mairie ou de la police du logement.

Les sanctions en cas de manquement

Le propriétaire du logement insalubre qui refuse de réaliser les travaux s’expose à des sanctions financières et pénales. Une astreinte pouvant aller jusqu’à 1 000 euros par jour de retard peut être imposée par le préfet. Les peines pénales atteignent jusqu’à un an de prison et 50 000 euros d’amende en cas de refus de travaux.

La perception de loyer pour un logement déclaré insalubre constitue une infraction passible de trois ans de prison et 100 000 euros d’amende. Le refus d’assurer le relogement des occupants expose le propriétaire aux mêmes sanctions. La perte d’aides publiques et la dévalorisation du bien constituent des conséquences supplémentaires.

Quels sont les droits du locataire du logement insalubre ?

Le locataire du logement dispose de droits importants face à une situation d’insalubrité. La loi protège les occupants et leur permet d’exiger un logement conforme aux normes de décence. Les démarches pour faire valoir ces droits suivent un processus précis qui associe le propriétaire et les autorités compétentes.

Les démarches pour signaler un logement insalubre

La première étape consiste à informer le propriétaire par lettre recommandée avec accusé de réception. Cette mise en demeure doit décrire précisément les problèmes constatés et demander la réalisation des travaux nécessaires. La constitution d’un dossier solide nécessite de rassembler des preuves comme des photos, des témoignages ou des attestations médicales.

Le locataire peut contacter l’agence régionale de santé ou le service communal d’hygiène et de santé pour signaler la situation. Le téléservice Signal Logement permet de signaler directement aux services de l’État les signes de non-décence du logement. La mairie constitue également un point de contact pour déclencher une inspection.

La procédure d’inspection et l’arrêté d’insalubrité

L’agence régionale de santé ou le service communal d’hygiène et de santé réalise une visite du logement pour évaluer les risques. Cette inspection se déroule entre 6 heures et 21 heures et nécessite l’accord des occupants. En cas de refus d’accès, une autorisation judiciaire permet de procéder à la visite.

Un rapport de situation est établi et remis au préfet ainsi qu’au propriétaire du logement. Le propriétaire dispose d’un délai minimum de 15 jours pour présenter ses observations. Le préfet peut ensuite prendre un arrêté de traitement d’insalubrité qui prescrit les mesures nécessaires pour remédier à la situation.

Le relogement et les indemnités

En cas d’interdiction temporaire d’habiter le logement, le propriétaire doit assurer un hébergement décent aux occupants pendant la durée des travaux. L’interdiction définitive d’habiter impose au propriétaire d’assurer le relogement des occupants et de verser une indemnité égale à trois mois du nouveau loyer.

Bon à savoir

Il existe environ 2 000 points-justice en France, au sein desquels vous pouvez trouver une aide juridique gratuite sur les sujets qui concernent les particuliers : famille, travail, logement, consommation, etc. Pour être mis en relation avec un point-justice à proximité de votre domicile, contactez le 3039.

Le préfet peut se substituer au propriétaire défaillant pour assurer l’hébergement ou le relogement des occupants. Les occupants de bonne foi ne peuvent être expulsés sans offre de relogement adaptée. Le locataire du logement insalubre bénéficie d’une protection renforcée durant toute la procédure.

Comment agir en cas de blocage du propriétaire ?

Le locataire dispose de recours juridiques lorsque le propriétaire refuse de réaliser les travaux nécessaires. Le tribunal judiciaire constitue l’instance compétente pour trancher les litiges relatifs à l’insalubrité du logement. Les démarches judiciaires permettent d’obtenir la réalisation des travaux, une réduction du loyer ou la résiliation du bail.

La procédure en référé

La procédure en référé permet d’obtenir rapidement des mesures urgentes face à un logement insalubre. Le juge peut ordonner la réalisation de travaux, la suspension du loyer ou la désignation d’un expert. Cette procédure rapide intervient lorsque la situation présente un caractère d’urgence manifeste.

Le locataire doit constituer un dossier démontrant la réalité de l’insalubrité du logement et l’urgence de la situation. Les preuves photographiques, les constats d’huissier et les rapports médicaux renforcent la demande. Le tribunal judiciaire statue généralement dans un délai de quelques semaines.

L’action au fond

L’action au fond devant le tribunal judiciaire permet de faire reconnaître la responsabilité du propriétaire et d’obtenir des dommages-intérêts. Cette procédure plus longue aboutit à une décision définitive sur les obligations respectives des parties. Le juge peut prononcer la résiliation du bail aux torts du propriétaire.

La suspension ou la réduction du loyer du logement insalubre nécessite une décision judiciaire ou un arrêté préfectoral. Le locataire ne peut pas décider seul de suspendre le paiement du loyer sans s’exposer à des poursuites. Les dommages-intérêts compensent le préjudice subi du fait des troubles de jouissance, des atteintes à la santé ou des frais d’hébergement.

Quelle protection apporte l’assurance habitation ?

L’assurance habitation intervient dans certaines situations liées à l’insalubrité du logement. La couverture dépend des garanties souscrites et de l’origine des dommages. Les sinistres garantis comme l’incendie, le dégât des eaux ou les catastrophes naturelles peuvent déclencher une indemnisation.

Les garanties de l’assurance habitation

L’assurance habitation couvre les frais de relogement temporaire en cas de sinistre garanti rendant le logement inhabitable. Cette garantie s’applique lorsqu’un incendie, un dégât des eaux ou une catastrophe naturelle affecte le logement. La reconnaissance d’une catastrophe naturelle nécessite la publication d’un arrêté interministériel au Journal officiel.

Bon à savoir

Dans les deux cas, l’arrêté peut prévoir une astreinte et une suspension de loyer pour obliger le propriétaire à réaliser les travaux.

Les problèmes d’humidité dans le logement liés à un défaut d’entretien ou à une usure progressive ne sont généralement pas couverts par l’assurance habitation. La garantie ne s’applique pas aux situations résultant d’un manque d’entretien du propriétaire. Le locataire doit vérifier les conditions de son contrat pour connaître l’étendue de sa protection.

Les limites de la couverture

L’assurance habitation ne couvre pas les conséquences d’une insalubrité structurelle du logement. Les dégradations progressives liées à la vétusté ou au manque d’entretien relèvent de la responsabilité du propriétaire. Le locataire doit se tourner vers le propriétaire pour obtenir réparation des préjudices liés à l’insalubrité du logement.

Les droits et devoirs des bailleurs incluent la souscription d’une assurance couvrant leur responsabilité. Cette assurance du propriétaire peut intervenir pour indemniser les dommages causés aux locataires par un défaut d’entretien. Le locataire peut engager la responsabilité du propriétaire et de son assurance pour obtenir réparation.

Que faire en cas de logement rendu insalubre par le locataire ?

La situation diffère lorsque l’insalubrité résulte du comportement du locataire plutôt que d’un défaut structurel du logement. Le propriétaire dispose de recours spécifiques pour faire cesser cette situation et obtenir réparation. La distinction entre insalubrité causée par le locataire et insalubrité inhérente au logement détermine les responsabilités.

Les signes d’insalubrité causée par le locataire

L’accumulation anormale de déchets dans le logement constitue un signe d’insalubrité imputable au locataire. Les dégradations volontaires des équipements sanitaires ou électriques relèvent de la responsabilité de l’occupant. Le défaut d’entretien manifeste se traduit par la prolifération de nuisibles ou le développement de moisissures dues à une aération insuffisante.

Les modifications non autorisées qui compromettent l’hygiène ou la sécurité du logement engagent la responsabilité du locataire. Les odeurs pestilentielles et les risques sanitaires pour le voisinage témoignent d’une occupation anormale du logement. Le propriétaire doit distinguer ces situations de l’usure normale du logement.

Les obligations légales du locataire

Le locataire doit user du logement en bon père de famille et assurer un entretien régulier. Les menues réparations définies à l’article 7d de la loi du 6 juillet 1989 incombent au locataire. L’aération correcte du logement et l’interdiction d’entreposer des déchets nuisibles constituent des obligations fondamentales.

Le maintien en état de fonctionnement des équipements et la lutte contre les nuisibles relèvent de la responsabilité du locataire. Le respect du règlement sanitaire départemental s’impose à tous les occupants du logement. Le manquement à ces obligations peut justifier une résiliation du bail aux torts du locataire.

Bon à savoir

Les autorités publiques disposent d’un pouvoir de police en matière de lutte contre l’habitat indigne et peuvent prendre des décisions contraignant les marchands de sommeil à effectuer des travaux dans un logement insalubre, le cas échéant sous astreinte (article L. 543-1 du Code de la construction et de l’habitation, modifié par la loi Élan n° 2018-1021 du 23 novembre 2018). Le propriétaire qui refuse l’exécution des travaux, sans motif légitime, s’expose à des sanctions pénales, 1 an d’emprisonnement et 50 000 € d’amende (article L. 511-22 du Code de la construction et de l’habitation).

Les recours du propriétaire

Le propriétaire doit constater et documenter la situation par une mise en demeure, des photographies et une visite contradictoire. Le constat d’huissier, dont le coût varie entre 150 et 300 euros, apporte une preuve juridique solide. La mise en demeure par lettre recommandée avec accusé de réception accorde au locataire un délai d’un mois pour remédier à la situation.

En cas d’échec des démarches amiables, le propriétaire peut saisir le tribunal judiciaire pour obtenir la résiliation du bail, des dommages-intérêts et l’expulsion du locataire. Une expertise judiciaire peut être ordonnée pour évaluer les dégradations et leur origine. Le dépôt de garantie sert à couvrir les frais de remise en état du logement.

Quelles aides existent pour les occupants et les propriétaires ?

Plusieurs organismes proposent des aides financières et un accompagnement pour traiter les situations d’insalubrité du logement. Ces dispositifs visent à faciliter la réalisation des travaux nécessaires et à soutenir les personnes en difficulté. L’Agence nationale de l’habitat et la Caisse d’allocations familiales constituent les principaux acteurs de cette aide.

Les aides pour les travaux de rénovation

L’Agence nationale de l’habitat finance des travaux de rénovation pour améliorer la salubrité des logements. Ces aides s’adressent aux propriétaires occupants ou bailleurs qui s’engagent à louer le logement à des conditions encadrées. Les montants varient selon les ressources du demandeur et la nature des travaux.

La Caisse d’allocations familiales peut accorder des aides au logement pour compenser les difficultés financières des locataires. Ces prestations prennent en compte la situation familiale et les ressources du foyer. Le locataire d’un logement insalubre conserve ses droits aux aides au logement tant que le bail n’est pas résilié.

L’accompagnement social et juridique

Les associations d’aide au logement comme l’Agence nationale pour l’information sur le logement accompagnent les personnes confrontées à l’insalubrité. Ces structures offrent des conseils juridiques gratuits et orientent vers les dispositifs adaptés. Le numéro Habitat Indigne 01, le 0 806 706 806, fournit des informations et un accompagnement personnalisé.

Les services sociaux de la mairie et les associations spécialisées soutiennent les démarches de relogement. Le dispositif droit au logement opposable permet aux personnes prioritaires d’obtenir un logement social dans des délais contraints. L’accompagnement prend en compte la vulnérabilité des occupants et leurs besoins spécifiques.

Comment prévenir l’insalubrité du logement ?

La prévention de l’insalubrité repose sur un entretien régulier du logement et une vigilance partagée entre propriétaire et locataire. Les visites périodiques permettent de détecter rapidement les dégradations et d’y remédier avant qu’elles ne s’aggravent. Le respect des obligations respectives évite la plupart des situations d’insalubrité.

Bon à savoir

Acceptez l’hébergement ou le relogement proposé par le propriétaire s’il correspond à vos besoins et votre budget. Vous perdez vos droits à hébergement ou relogement en cas de refus.

L’entretien préventif du logement

Le propriétaire doit organiser des visites régulières pour vérifier l’état du logement et des équipements. Le contrôle annuel des installations de chauffage, de ventilation et d’électricité prévient les risques d’accident et de dégradation. Le traitement rapide des dégâts des eaux évite le développement de moisissures et de problèmes d’humidité dans le logement.

Le locataire contribue à la prévention en assurant une aération correcte du logement et en signalant rapidement les dysfonctionnements. L’entretien courant des équipements et le respect des consignes d’utilisation limitent les risques de dégradation. La communication régulière entre locataire et propriétaire facilite la résolution des problèmes avant qu’ils ne deviennent graves.

La sélection rigoureuse des locataires

Le propriétaire peut prévenir les situations d’insalubrité causées par les occupants en vérifiant les références des candidats locataires. La rencontre avec le futur locataire et la vérification de ses garanties permettent d’évaluer sa capacité à entretenir le logement. L’état des lieux d’entrée détaillé constitue une référence pour comparer l’évolution de l’état du logement.

L’assurance loyers impayés offre une protection financière au propriétaire en cas de dégradations importantes du logement. Cette garantie couvre les frais de remise en état, les procédures juridiques et les loyers pendant la période de vacance. Le contrat de location doit préciser clairement les obligations d’entretien du locataire et les modalités de visite du logement.

FAQ

Peut-on refuser un logement social insalubre ?

Le locataire peut refuser une proposition de logement social qui présente des signes d’insalubrité. Ce refus doit être justifié par des éléments objectifs comme des problèmes d’humidité visibles, des équipements défaillants ou des risques sanitaires. Le bailleur social doit proposer un logement décent conforme aux normes de salubrité et de sécurité.

L’insalubrité permet-elle de quitter un logement sans préavis ?

La résiliation du bail pour insalubrité nécessite une procédure judiciaire ou un arrêté préfectoral. Le locataire ne peut pas partir sans préavis de sa seule initiative, sauf en cas de manquement grave du propriétaire reconnu par le juge. Le tribunal peut prononcer la résiliation du bail aux torts du propriétaire et dispenser le locataire du respect du préavis.

Quels recours pour un étudiant dans un logement insalubre ?

Les étudiants disposent des mêmes droits que les autres locataires face à un logement insalubre. Les services sociaux du centre régional des œuvres universitaires et scolaires peuvent apporter un soutien spécifique. Les résidences universitaires offrent parfois des solutions de relogement temporaire en cas d’urgence.

L’insalubrité affecte-t-elle le développement des enfants ?

La vie dans un logement insalubre impacte négativement la santé mentale, le sommeil et la scolarité des enfants. Les problèmes respiratoires liés à l’humidité et aux moisissures perturbent leur développement physique. Les troubles de la concentration et l’anxiété générés par ces conditions dégradées affectent leurs performances scolaires et leur épanouissement.

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