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Bail à réhabilitation : définition, fonctionnement et avantages

Le bail à réhabilitation représente une solution innovante pour valoriser un patrimoine immobilier dégradé tout en contribuant à la production de logements sociaux. Ce dispositif permet au propriétaire de confier son bien à un organisme agréé qui réalise les travaux nécessaires et assure la gestion locative pendant une durée déterminée. À l’issue du contrat, le bien revient au bailleur dans un état rénové, sans qu’il ait eu à supporter les coûts des travaux ni les charges de gestion.

Mis à jour le 29/04/2026

Temps de lecture estimé à 15 min

Rédigé par des auteurs spécialisés pagesjaunes

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Type de location : choisir le bail adapté au profil du locataire et à l'usage du bien

Sommaire.

  1. En bref
  2. Qu’est-ce qu’un bail à réhabilitation ?
  3. Quels organismes peuvent devenir preneurs ?
  4. Quelle est la durée du bail de réhabilitation ?
  5. Quelles sont les obligations du preneur ?
  6. Quels sont les droits et obligations du propriétaire ?
  7. Comment fonctionne la gestion locative ?
  8. Quelle est la situation des locataires déjà présents ?
  9. Quels avantages fiscaux pour le propriétaire ?
  10. Que se passe-t-il à la fin du bail ?
  11. Quels sont les cas d’application du dispositif ?
  12. Comment se déroule la conclusion du bail ?
  13. Quelles différences avec les autres baux de longue durée ?
  14. FAQ

En bref

  • Un contrat de bail de réhabilitation engage un organisme agréé à rénover un immeuble à usage d’habitation pendant une durée minimale de 12 ans.
  • Le preneur de bail réalise les travaux d’amélioration de l’immeuble à ses frais et loue les logements à des ménages modestes.
  • Le propriétaire bailleur récupère son bien en bon état sans indemnité à verser et bénéficie d’avantages fiscaux pendant toute la durée du bail.
  • Le dispositif favorise la réhabilitation du parc immobilier ancien et la création de logements à loyers maîtrisés.

Qu’est-ce qu’un bail à réhabilitation ?

Un bail de réhabilitation constitue un contrat par lequel un propriétaire confie son immeuble à un organisme habilité qui s’engage à réaliser des travaux de rénovation et à louer les logements créés. Le Code de la construction et de l’habitation encadre précisément ce dispositif dans ses articles L252-1 à L252-6. La nature des travaux, leurs caractéristiques techniques et le délai d’exécution doivent être détaillés dans le contrat de bail.

Le preneur de bail de réhabilitation obtient un droit réel immobilier sur le bien pendant toute la durée du contrat. Ce droit peut être hypothéqué, saisi ou cédé, sous réserve de l’accord du bailleur propriétaire. La cession ne peut intervenir qu’au profit d’un organisme mentionné par la loi et doit porter sur la totalité de l’immeuble en location. Le cédant reste garant de l’exécution des obligations du bail par le cessionnaire.

L’usage de l’immeuble à usage d’habitation reste strictement encadré. Le dispositif exclut les locaux industriels, les résidences secondaires, de tourisme ou de loisirs. L’immeuble doit exister depuis au moins 15 ans au moment de la signature du bail. Il convient de noter que le contrat ne peut pas faire l’objet d’une tacite reconduction du bail habitation, contrairement aux baux classiques. Un nouvel acte authentique s’impose à l’issue de la période initiale.

Quels organismes peuvent devenir preneurs ?

La loi réserve la qualité de preneur dans le bail de réhabilitation à des organismes spécifiques. Les organismes d’habitations à loyer modéré figurent parmi les structures habilitées, aux côtés des sociétés d’économie mixte ayant pour objet la construction ou la gestion de logements. Les collectivités territoriales peuvent également intervenir dans ce cadre, tout comme les organismes de foncier solidaire.

Les associations et fondations agréées pour la maîtrise d’ouvrage selon l’article L365-2 du Code de la construction et de l’habitation complètent la liste des preneurs autorisés. Ces organismes doivent justifier de compétences spécifiques en matière de réhabilitation et de gestion locative. Leur agrément garantit leur capacité à mener à bien les travaux de construction et à assurer une gestion sociale adaptée.

Le propriétaire preneur ne peut en aucun cas être un particulier. Cette restriction vise à garantir la vocation sociale du dispositif et la professionnalisation de la gestion. Les organismes concernés disposent généralement de l’expertise nécessaire pour conduire des opérations de rénovation d’un logement de qualité et pour accompagner les locataires dans leur parcours résidentiel.

Quelle est la durée du bail de réhabilitation ?

La durée du bail d’habitation dans le cadre d’une réhabilitation ne peut être inférieure à 12 ans. Dans la pratique, les contrats s’établissent fréquemment sur des périodes comprises entre 18 et 99 ans. La durée du contrat dépend de plusieurs facteurs : l’état de l’immeuble, l’importance des travaux de réhabilitation nécessaires, le montant du loyer convenu et les subventions mobilisables.

Les opérations de grande ampleur justifient des durées plus longues, permettant au preneur d’amortir son investissement. Pour des réhabilitations légères, une durée de 20 à 30 ans peut suffire. Les baux les plus longs, approchant le siècle, concernent généralement des reconstructions complètes ou des transformations majeures. La durée du bail de réhabilitation doit permettre un équilibre économique entre l’investissement consenti et les loyers perçus.

Il faut savoir que le bail de réhabilitation et ses obligations prennent fin à la date prévue sans possibilité de prolongation automatique. Un an avant l’expiration, le preneur doit rappeler aux parties les dispositions légales relatives à la fin du contrat. Six mois avant le terme, le bailleur peut manifester son intention de proposer un nouveau bail aux occupants ou de prolonger le contrat existant.

Quelles sont les obligations du preneur ?

Le preneur dans le bail de réhabilitation assume la responsabilité complète des travaux d’amélioration dans l’immeuble. Il doit exécuter les rénovations conformément aux descriptions techniques annexées au contrat. Ces travaux peuvent inclure la reconstruction partielle, l’agrandissement, la mise aux normes ou l’amélioration énergétique. La notice descriptive jointe au bail précise l’étendue et la nature des interventions prévues.

L’entretien courant et les réparations incombent au preneur pendant toute la durée du bail. Il doit maintenir le bien en bon état et supporter les charges de copropriété lorsque l’immeuble relève de ce statut. Dans ce cas, le preneur de bail devient de droit mandataire commun des copropriétaires pour les décisions relatives à la copropriété. Il peut recevoir plus de trois délégations de vote, contrairement aux règles habituelles.

Les obligations dans le bail de réhabilitation incluent également la conclusion d’une convention avec le préfet avant la prise d’effet du contrat. Cette convention détermine les conditions d’occupation des logements et les plafonds de ressources des locataires. Le preneur organise la location des logements selon les règles applicables aux baux conventionnés, en respectant les loyers plafonnés correspondant au type de financement obtenu pour les travaux de réhabilitation dans le contrat.

Quels sont les droits et obligations du propriétaire ?

Le bailleur propriétaire conserve la nue-propriété de son bien pendant toute la durée du bail. Il n’intervient pas dans la gestion courante ni dans les décisions relatives aux travaux ou à la location. Cette mise à distance lui permet de se dégager des contraintes de gestion tout en préservant son patrimoine. Le propriétaire ne supporte ni les charges de copropriété, ni les frais d’entretien, ni les coûts de gestion locative.

Le montant du loyer dans le contrat peut prendre différentes formes. Il peut s’agir d’une redevance forfaitaire versée au propriétaire, d’un apport en nature correspondant à la valeur des travaux, ou d’un partage des loyers perçus auprès des occupants. Dans certains montages, le propriétaire ne perçoit aucun revenu pendant la durée du bail, la contrepartie résidant dans la restitution du bien rénové.

Six mois avant l’expiration du bail, le propriétaire bailleur dispose d’un droit d’option. Il peut proposer aux locataires en place de conclure un nouveau bail directement avec lui, prolonger le bail de réhabilitation avec le preneur, ou récupérer son bien libre de toute occupation. S’il choisit la récupération, le preneur doit proposer un relogement adapté aux occupants trois mois avant le terme. Pour en savoir plus sur les procédures en cas de difficultés, consultez les informations sur les loyers impayés et les recours du bailleur.

Comment fonctionne la gestion locative ?

La gestion de l’immeuble en location et en occupation relève de la responsabilité exclusive du preneur. Il sélectionne les locataires selon les critères de ressources définis par la convention conclue avec le préfet. Les logements doivent être attribués en priorité aux ménages modestes éligibles au logement social. Le preneur établit les contrats de location, fixe le montant des loyers dans les limites réglementaires et perçoit les revenus locatifs.

Les agences immobilières sociales assurent fréquemment la gestion quotidienne des logements issus d’un bail de réhabilitation. Ces structures spécialisées combinent des compétences immobilières et sociales pour accompagner les locataires fragilisés. Elles sécurisent le risque locatif et favorisent le maintien des occupants dans leur logement. Leur intervention professionnelle garantit une gestion conforme aux exigences légales et adaptée aux besoins des publics concernés.

Le preneur ne peut louer les logements que pour une durée n’excédant pas celle du bail de réhabilitation. Il doit informer les locataires de cette limitation dès la signature de leur contrat. Les baux conclus avec les occupants suivent les règles applicables aux locations conventionnées ou aux logements sociaux. Le preneur assume seul la responsabilité des relations avec les locataires, sans que le propriétaire initial n’intervienne dans cette gestion.

Quelle est la situation des locataires déjà présents ?

La jurisprudence a précisé que le bail à réhabilitation ne se substitue pas au bailleur initial dans les contrats de location en cours. Le preneur de bail ne dispose d’aucun droit pour notifier des commandements de payer aux occupants présents ni pour engager des procédures judiciaires visant la résiliation de leurs baux. Cette limitation protège les droits des locataires installés avant la conclusion du bail de réhabilitation.

Il convient de prévoir des clauses spécifiques dans le contrat si le preneur doit assurer la gestion des baux existants. Un mandat de gestion explicite peut lui conférer les pouvoirs nécessaires pour agir au nom du propriétaire vis-à-vis des locataires en place. Sans cette stipulation particulière, le propriétaire conserve la qualité de bailleur pour les occupants dont le bail est antérieur à la réhabilitation.

Bon à savoir

Au terme du bail, le propriétaire récupère son bien. Cependant, six mois avant la date d’expiration, il peut proposer aux occupants un contrat de location. Si ce n’est pas le cas, le preneur est tenu, dans les trois mois avant l’expiration du bail, de proposer aux occupants un logement correspondant.

Le logement doit être vacant au moment de la conclusion du bail de réhabilitation pour que le dispositif s’applique pleinement. Cette condition garantit que le preneur peut réaliser les travaux sans contrainte et organiser librement la location ultérieure. Les articles L353-7 et L353-16 du Code de la construction et de l’habitation prévoient toutefois des dispositions spécifiques pour les occupants présents dans certaines situations particulières.

Quels avantages fiscaux pour le propriétaire ?

Le patrimoine imposable à l’impôt sur la fortune immobilière exclut le bien faisant l’objet d’un bail de réhabilitation pendant toute la durée du contrat. Cette exonération constitue un avantage substantiel pour les propriétaires de biens de valeur. Le bien sort de l’assiette de l’impôt sur la fortune dès la signature du bail et y revient à son expiration. Cette disposition allège significativement la charge fiscale des bailleurs concernés.

La taxe foncière peut faire l’objet d’exonérations totales ou partielles selon les décisions des collectivités territoriales. Les régions, départements et communes disposent de la faculté d’accorder ces dégrèvements pour favoriser la réhabilitation du parc immobilier ancien. Dans la plupart des montages, la taxe foncière est établie au nom du preneur et reste à sa charge pendant la durée du bail. Le propriétaire se trouve ainsi déchargé de cette imposition récurrente.

Les revenus tirés du bail de réhabilitation constituent des revenus fonciers imposables selon l’article 33 du Code général des impôts. Toutefois, lorsque le propriétaire ne perçoit aucun loyer, il n’a aucune déclaration à effectuer au titre de ce bien. La valeur des travaux de rénovation réalisés par le preneur est exonérée d’impôt sur le revenu, y compris lorsqu’ils portent sur une reconstruction ou un agrandissement. Cette disposition fiscale avantageuse renforce l’attractivité du dispositif.

Que se passe-t-il à la fin du bail ?

La restitution de l’immeuble intervient à la date d’expiration prévue dans le contrat de bail de réhabilitation. Le preneur doit rendre le bien libre de toute location et occupation. Les améliorations apportées bénéficient au propriétaire sans qu’il ait à verser la moindre indemnité. Cette acquisition gratuite des travaux constitue la contrepartie de la mise à disposition du bien pendant la durée du bail.

Trois mois avant l’extinction du contrat, le preneur propose aux locataires en place un logement correspondant à leurs besoins et à leurs possibilités financières. Cette obligation de relogement protège les occupants contre une expulsion brutale. Les locataires qui refusent l’offre de relogement ou ne concluent pas de nouveau bail avec le propriétaire perdent leur titre d’occupation à l’expiration du bail de réhabilitation.

La jurisprudence reste incertaine sur le sort des locataires qui contestent l’adéquation de l’offre de relogement. Certaines décisions admettent que le locataire peut demeurer dans les lieux si la proposition ne correspond pas à ses besoins réels. D’autres juridictions autorisent l’expulsion des occupants refusant sans motif légitime le relogement proposé. Il est conseillé d’anticiper ces situations en prévoyant des modalités précises dans le contrat initial. Les mécanismes de cession d’un bail emphytéotique peuvent présenter des similitudes avec la fin d’un bail de réhabilitation.

Quels sont les cas d’application du dispositif ?

Les immeubles vacants situés dans les centres-villes dégradés constituent des cibles privilégiées pour le bail de réhabilitation. Le dispositif permet de lutter contre la vacance tout en créant des logements à loyers maîtrisés dans des zones où l’offre sociale fait défaut. Les opérations peuvent porter sur un seul logement comme sur des ensembles de plusieurs dizaines d’unités. La taille des projets s’adapte aux réalités du marché local et aux capacités d’intervention des organismes preneurs.

Les propriétaires privés ne disposant pas des ressources nécessaires pour rénover leur bien trouvent dans ce montage une solution adaptée. Les héritiers de biens familiaux dégradés peuvent ainsi préserver le patrimoine sans supporter le poids financier de la réhabilitation. Les collectivités territoriales utilisent également le bail de réhabilitation pour valoriser leur patrimoine immobilier tout en développant l’offre de logement social sans mobiliser leurs capacités d’emprunt.

Le dispositif s’applique aussi bien en milieu urbain que rural. Les communes soumises aux obligations de la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains peuvent comptabiliser les logements issus d’un bail de réhabilitation dans leurs quotas de logements sociaux. Cette possibilité renforce l’attractivité du dispositif pour les territoires en déficit de logements abordables. Les propriétaires occupants incapables de réaliser les travaux nécessaires peuvent même devenir locataires de leur propre bien après réhabilitation.

Comment se déroule la conclusion du bail ?

La signature d’un bail de réhabilitation nécessite obligatoirement un acte notarié. Cette formalité garantit la sécurité juridique du contrat et permet sa publicité au service de la publicité foncière. Le bail précise l’identité des parties, la description détaillée du bien, la nature des travaux d’amélioration de l’immeuble, leur délai d’exécution, la durée du contrat et les conditions financières. Une notice descriptive technique complète le dispositif contractuel.

Les diagnostics immobiliers obligatoires doivent être annexés au contrat, comme pour toute location. Le preneur vérifie l’état de l’immeuble avant de s’engager et peut conditionner la signature à la réalisation de travaux préalables par le propriétaire. Les parties négocient la répartition des charges de copropriété, les modalités de reversement éventuel de loyers et les conditions de restitution du bien en fin de bail.

La prise d’effet du bail reste subordonnée à la conclusion d’une convention entre le preneur et le représentant de l’État dans le département. Cette convention détermine les conditions d’occupation des logements, les plafonds de loyers applicables et les ressources maximales des locataires. Sans cette convention, le bail ne peut produire ses effets. Le preneur doit donc obtenir cet agrément avant de débuter les travaux de construction ou de rénovation. Pour mieux comprendre les spécificités des baux de longue durée, vous pouvez consulter les informations sur le bail à construction.

Quelles différences avec les autres baux de longue durée ?

Le bail de réhabilitation se distingue du bail emphytéotique par son objet spécifique centré sur la rénovation et l’usage social. Alors que le bail emphytéotique peut concerner des projets variés sans obligation de travaux déterminés, le bail de réhabilitation impose la réalisation de travaux précis et la location à des ménages modestes. La vocation sociale constitue un élément caractéristique du dispositif qui le différencie des autres formules de baux de longue durée.

Le droit réel immobilier applicable dans les deux cas confère au preneur des prérogatives étendues, mais les finalités divergent. Le bail emphytéotique vise principalement à valoriser un terrain ou un immeuble selon les objectifs du preneur, tandis que le bail de réhabilitation poursuit un objectif d’intérêt général lié à la production de logements sociaux. Les conditions de cession diffèrent également, le bail de réhabilitation limitant strictement les cessionnaires potentiels.

Le bail à construction se concentre sur l’édification de bâtiments nouveaux sur un terrain nu, alors que le bail de réhabilitation porte sur des immeubles existants depuis au moins 15 ans. Les obligations du preneur diffèrent fondamentalement : construire dans un cas, rénover dans l’autre. Les deux dispositifs prévoient toutefois un retour du bien au propriétaire en fin de contrat, avec les améliorations réalisées et sans indemnité. Le garnissement des logements peut également faire partie des travaux réalisés dans le cadre d’une réhabilitation.

FAQ

Un propriétaire peut-il récupérer son bien avant la fin du bail de réhabilitation ?

Le propriétaire ne peut pas récupérer son logement avant le terme prévu dans le contrat de bail de réhabilitation. Le dispositif garantit au preneur la jouissance du bien pendant toute la durée convenue pour lui permettre d’amortir son investissement. Même en cas de décès du propriétaire, ses héritiers doivent respecter le bail jusqu’à son expiration. Cette stabilité constitue une condition essentielle de l’équilibre économique du montage.

Le bail de réhabilitation peut-il porter sur un bien en copropriété ?

Un bail de réhabilitation peut parfaitement concerner un ou plusieurs lots dans un immeuble soumis au statut de la copropriété. Le preneur devient alors de droit mandataire commun des copropriétaires pour les décisions relatives à la copropriété. Il supporte seul les provisions et charges afférentes aux parties communes. Le contrat doit prévoir précisément la répartition des charges en fin de bail et les modalités de régularisation.

Quelles sont les conséquences fiscales pour le preneur ?

Le preneur bénéficie d’une exonération d’impôt sur le revenu pour les travaux de rénovation réalisés dans le cadre du bail de réhabilitation. Les loyers qu’il perçoit constituent des revenus imposables selon le régime applicable à son statut. Il peut prétendre à une exonération de taxe foncière sur les propriétés bâties pendant toute la durée du bail, sous réserve de délibérations favorables des collectivités territoriales. Ces avantages fiscaux améliorent la rentabilité des opérations.

Les locataires peuvent-ils contester leur éviction en fin de bail ?

Les locataires qui refusent l’offre de relogement proposée par le preneur ou le nouveau bail offert par le propriétaire perdent leur titre d’occupation à l’expiration du bail de réhabilitation. La jurisprudence admet toutefois qu’un locataire peut contester son éviction si l’offre de relogement ne correspond pas à ses besoins réels ou à ses possibilités financières. Il est conseillé de documenter précisément les propositions faites pour prévenir les contentieux.

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