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Location meublée : régimes fiscaux, obligations et choix du statut

La location meublée constitue une activité locative spécifique soumise à un régime fiscal distinct de la location vide. Les revenus issus de la location meublée relèvent des bénéfices industriels et commerciaux et non des revenus fonciers. Le propriétaire bailleur doit choisir entre le régime micro-BIC et le régime réel selon le montant des recettes locatives annuelles. La fiscalité de la location meublée varie selon le statut du loueur meublé, professionnel ou non professionnel, et le type de bien loué.

Mis à jour le 29/04/2026

Temps de lecture estimé à 14 min

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Avantages de la mise en location : revenu, fiscalité et constitution de patrimoine

Sommaire.

  1. En bref
  2. Définition et cadre juridique de la location meublée
  3. Statut du loueur meublé non professionnel
  4. Statut du loueur meublé professionnel
  5. Régime micro-BIC pour la location meublée
  6. Régime réel pour la location meublée
  7. Location meublée de tourisme et chambres d’hôtes
  8. Exonérations fiscales en location meublée
  9. Obligations déclaratives et comptables
  10. Comparaison entre location meublée et location vide
  11. Choix du régime fiscal optimal
  12. FAQ

En bref

  • Les revenus locatifs issus de la location meublée sont imposés dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux.
  • Le régime micro-BIC s’applique automatiquement si les recettes annuelles restent inférieures à 77 700 euros pour les locations meublées classiques.
  • Le statut de loueur meublé non professionnel concerne les bailleurs dont les recettes annuelles sont inférieures à 23 000 euros ou ne dépassent pas les autres revenus du foyer fiscal.
  • Le régime réel permet de déduire les charges réelles et les amortissements du bien et du mobilier.

Définition et cadre juridique de la location meublée

Un logement meublé se définit comme un local d’habitation décent équipé d’un mobilier suffisant pour permettre au locataire d’y dormir, manger et vivre convenablement. L’article 25-4 de la loi du 6 juillet 1989 fixe les obligations du bailleur en matière d’équipement. Un décret établit la liste des éléments mobiliers obligatoires : literie avec couette ou couverture, dispositifs d’occultation des fenêtres, plaques de cuisson, four ou micro-ondes, réfrigérateur avec compartiment congélateur, vaisselle nécessaire, ustensiles de cuisine, table et sièges, étagères de rangement, luminaires et matériel d’entretien ménager.

Le bail meublé ordinaire pour une résidence principale a une durée minimale d’un an, reconductible tacitement. Pour les étudiants, la durée du bail peut être réduite à neuf mois sans reconduction automatique. Le bail mobilité, créé par la loi Élan, offre une formule de location meublée de courte durée, entre un et dix mois, sans dépôt de garantie. Ce type de contrat s’adresse aux étudiants, apprentis, stagiaires ou salariés en formation ou en mutation professionnelle. Vous pouvez consulter les caractéristiques des différents types de baux meublés pour choisir la formule adaptée à votre situation.

À noter

Vous ne pouvez déduire aucune charge (intérêts d’emprunt, travaux, réparations, etc.).

Statut du loueur meublé non professionnel

Le statut de loueur meublé non professionnel s’applique lorsque les recettes annuelles tirées de la location meublée restent inférieures à 23 000 euros. Cette condition doit être cumulée avec une seconde exigence : les revenus locatifs ne doivent pas excéder les autres revenus d’activité professionnelle du foyer fiscal. Le statut LMNP concerne la majorité des propriétaires bailleurs qui louent un ou plusieurs biens meublés à titre accessoire.

Les revenus issus de la location meublée sous statut LMNP sont soumis aux prélèvements sociaux au taux global de 17,2 pour cent. Le loueur meublé non professionnel ne paie pas de cotisations sociales auprès de l’URSSAF, contrairement au loueur meublé professionnel. Les déficits constatés en LMNP peuvent être reportés pendant dix ans, mais uniquement sur les revenus de même nature. Cette règle diffère du régime applicable au statut LMP qui permet l’imputation des déficits sur le revenu global du foyer fiscal.

Le loueur meublé non professionnel doit déclarer le début de son activité dans les quinze jours suivant la mise en location du bien. Cette formalité s’effectue via le guichet des formalités des entreprises. L’administration fiscale attribue alors un numéro SIRET au propriétaire bailleur. Pour comprendre les spécificités du statut LMNP, il convient d’étudier les obligations déclaratives et les avantages fiscaux liés à ce régime.

Bon à savoir

Suite à la mise en place du prélèvement à la source, la réduction d’impôt au titre d’un investissement Censi-Bouvard fait l’objet d’un versement d’acompte en janvier si les contribuables ont déclaré l’année précédente des dépenses ouvrant droit à cette réduction d’impôt. Le solde est versé à l’été sur la base de la déclaration de revenus. En cas de baisse ou de cessation des dépenses ouvrant droit à la réduction d’impôt, l’acompte versé en janvier doit être remboursé en partie ou totalement. Pour éviter le remboursement d’un éventuel trop-perçu, il est possible de moduler ou de renoncer au versement de l’acompte chaque année début décembre. Dans tous les cas, les montants ouvrant droit à une réduction d’impôt doivent être indiqués lors de la déclaration de revenus.

Statut du loueur meublé professionnel

Le statut de loueur meublé professionnel s’acquiert lorsque deux conditions sont réunies simultanément. Les recettes annuelles tirées de la location meublée doivent dépasser 23 000 euros. Ces revenus locatifs doivent également excéder l’ensemble des autres revenus d’activité professionnelle du foyer fiscal soumis à l’impôt sur le revenu. Le franchissement de ces deux seuils entraîne automatiquement le basculement vers le statut LMP.

Le loueur meublé professionnel relève du régime social des travailleurs indépendants. Les revenus issus de la location meublée sont soumis aux cotisations sociales auprès de l’URSSAF et non plus seulement aux prélèvements sociaux. Les déficits constatés sous le statut LMP peuvent être imputés sur le revenu global du foyer fiscal sans limitation de montant. L’excédent éventuel se reporte sur les six années suivantes.

Les plus-values réalisées lors de la cession d’un bien loué en meublé professionnel relèvent du régime des plus-values professionnelles. Le loueur meublé professionnel ne bénéficie pas de l’abattement pour durée de détention applicable aux particuliers. Le statut LMP entraîne des obligations comptables renforcées et nécessite souvent le recours à un expert-comptable. Avant de choisir le statut de loueur meublé professionnel, il faut évaluer les conséquences fiscales et sociales de ce régime.

À noter

Il n’est pas possible d’amortir un bien pour lequel vous avez bénéficié de la réduction d’impôt Censi-Bouvard.

Régime micro-BIC pour la location meublée

Le régime micro-BIC s’applique automatiquement lorsque les recettes annuelles de la location meublée ne dépassent pas 77 700 euros hors taxes. Ce seuil concerne les locations meublées classiques et les meublés de tourisme classés. Pour les meublés de tourisme non classés, le plafond du régime micro-BIC est fixé à 15 000 euros de recettes annuelles. Le dépassement de ces montants entraîne le basculement obligatoire vers le régime réel.

Le régime micro-BIC offre une simplicité déclarative grâce à un abattement forfaitaire appliqué sur les recettes locatives brutes. Pour les locations meublées ordinaires et les meublés de tourisme classés, l’abattement atteint 50 pour cent des recettes avec un minimum de 305 euros. Les meublés de tourisme non classés bénéficient d’un abattement réduit à 30 pour cent. Les chambres d’hôtes et les meublés de tourisme classés peuvent profiter d’un abattement majoré à 71 pour cent dans certaines conditions.

Le régime micro-BIC ne permet aucune déduction de charges réelles. Le propriétaire bailleur ne peut pas déduire les intérêts d’emprunt, les travaux, les charges de copropriété ou l’assurance du bien. L’abattement forfaitaire constitue l’unique déduction fiscale possible. Ce régime convient aux propriétaires dont les charges réelles restent inférieures au montant de l’abattement forfaitaire. La déclaration des revenus locatifs s’effectue sur le formulaire complémentaire 2042-C-PRO.

À noter

L’IFI remplace l’ISF (impôt de solidarité sur la fortune) depuis le 1er janvier 2018 (loi de finances pour 2018). Les biens mis en location par le LMNP entraient également dans l’assiette de l’ISF.

Régime réel pour la location meublée

Le régime réel devient obligatoire lorsque les recettes annuelles de la location meublée dépassent 77 700 euros pour les locations classiques ou 15 000 euros pour les meublés de tourisme non classés. Le propriétaire bailleur peut également opter volontairement pour le régime réel même si ses recettes restent en dessous de ces seuils. Cette option doit être exercée avant le 1er février de l’année d’imposition et engage le loueur pour une durée minimale de deux ans.

Le régime réel permet de déduire l’ensemble des charges réelles liées à la location meublée. Les charges déductibles comprennent les intérêts d’emprunt, les frais de gestion locative, les primes d’assurance du propriétaire non occupant, les charges de copropriété, les travaux d’entretien et de réparation, la taxe foncière et la taxe d’enlèvement des ordures ménagères. Les frais d’acquisition du bien peuvent également être déduits sous certaines conditions.

L’avantage principal du régime réel réside dans la possibilité de pratiquer des amortissements comptables. Le propriétaire peut amortir le prix d’acquisition du bien immobilier hors valeur du terrain, le mobilier et les travaux d’amélioration. Les amortissements permettent de réduire le bénéfice imposable sans générer de déficit fiscal. Le montant des amortissements non utilisés peut être reporté sur les exercices suivants sans limitation de durée. La déclaration des revenus sous le régime réel nécessite le dépôt d’une liasse fiscale 2031-SD auprès du service des impôts des entreprises.

Bon à savoir

Dans le cadre de la location meublée, vous serez exonéré d’impôt si vous louez une partie de votre résidence principale. N’hésitez pas à consulter un expert-comptable LMNP pour vous guider et éviter toute erreur avec l’administration fiscale.

Location meublée de tourisme et chambres d’hôtes

Les meublés de tourisme constituent une catégorie spécifique de la location meublée. Un meublé de tourisme se définit comme un logement loué à une clientèle de passage qui n’y élit pas domicile, pour une durée maximale de 90 jours consécutifs. Le classement des meublés de tourisme par catégories de une à cinq étoiles reste facultatif mais procure des avantages fiscaux. Les meublés de tourisme classés bénéficient du seuil de 77 700 euros pour le régime micro-BIC et d’un abattement forfaitaire de 50 pour cent.

Les meublés de tourisme non classés relèvent d’un régime fiscal moins avantageux. Le seuil du régime micro-BIC est limité à 15 000 euros de recettes annuelles. L’abattement forfaitaire applicable aux meublés de tourisme non classés atteint seulement 30 pour cent des recettes brutes. Au-delà du seuil de 15 000 euros, le propriétaire bascule obligatoirement vers le régime réel avec déduction des charges réelles et des amortissements.

Les chambres d’hôtes se distinguent des meublés de tourisme par la présence effective du propriétaire sur place. Les chambres d’hôtes doivent être situées dans la résidence principale du propriétaire ou dans une annexe attenante. La capacité d’accueil est limitée à cinq chambres et quinze personnes. Au-delà de ces seuils, l’activité est requalifiée en chambres chez l’habitant. Les chambres d’hôtes bénéficient du même régime fiscal que les meublés de tourisme classés avec un abattement de 71 pour cent sous certaines conditions.

À noter

Si la commune a institué une taxe de séjour, elle s’appliquera aux vacanciers résidant en meublé de tourisme ou location de vacances entre particuliers, que ces hébergements soient classés, en attente de classement ou non classés (article R. 2333-44 du Code général des collectivités territorialesmodifié par le décret n° 2019-1062 du 16 octobre 2019).

Exonérations fiscales en location meublée

La location ou sous-location d’une partie de la résidence principale peut bénéficier d’une exonération fiscale sous conditions. L’exonération s’applique si la pièce louée constitue la résidence principale ou temporaire du locataire. Le loyer annuel au mètre carré ne doit pas dépasser certains plafonds : 213 euros en Île-de-France et 157 euros dans les autres régions. Ces montants sont révisés chaque année.

La location occasionnelle d’une pièce du domicile peut également être exonérée si les revenus locatifs restent inférieurs à 760 euros par an toutes taxes comprises. Cette exonération concerne les locations de courte durée qui ne présentent pas un caractère habituel. Le dépassement de ce seuil entraîne l’imposition de l’intégralité des revenus locatifs dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux.

Les propriétaires qui louent à des salariés saisonniers peuvent bénéficier d’une exonération fiscale. Le logement meublé doit constituer la résidence temporaire du locataire dans le cadre de son activité professionnelle. Les plafonds de loyer au mètre carré doivent être respectés pour que l’exonération s’applique. Ces dispositifs d’exonération permettent de développer une activité de location meublée sans fiscalité pour les petits revenus locatifs.

Bon à savoir

Les meublés de tourisme sont définis par l’article L. 324-1-1 du Code du tourisme comme « des villas, appartements ou studios meublés, à l’usage exclusif du locataire, offerts à la location à une clientèle de passage qui n’y élit pas domicile et qui y effectue un séjour caractérisé par une location à la journée, à la semaine ou au mois ».

Obligations déclaratives et comptables

Le propriétaire qui loue un bien meublé doit déclarer le début de son activité auprès du guichet des formalités des entreprises dans les quinze jours suivant la mise en location. Cette déclaration permet d’obtenir un numéro SIRET indispensable pour l’exercice de l’activité de location meublée. L’absence de déclaration constitue une infraction passible de sanctions fiscales.

La déclaration annuelle des revenus issus de la location meublée s’effectue sur le formulaire complémentaire 2042-C-PRO. Ce document doit être joint à la déclaration de revenus principale. Les propriétaires relevant du régime réel doivent également déposer une liasse fiscale 2031-SD auprès du service des impôts des entreprises. Cette liasse comprend un bilan, un compte de résultat et des tableaux d’amortissements.

Le loueur meublé est redevable de la cotisation foncière des entreprises à compter de l’année suivant le début de l’activité. La première année d’activité bénéficie d’une exonération automatique de CFE. Au-delà d’un certain seuil de chiffre d’affaires, le loueur peut également être assujetti à la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises. La taxe sur la valeur ajoutée ne s’applique généralement pas aux locations meublées sauf pour les activités para-hôtelières.

À noter

Depuis le 5 avril 2019, les agents assermentés du service municipal n’ont plus la possibilité de contrôler les meublés de tourisme de courte durée, suspectés d’être des locations touristiques illégales, sans avoir obtenu au préalable l’accord de l’occupant ou du gardien. Selon le Conseil constitutionnel, il s’agit d’un principe d’inviolabilité du domicile (C. constit., décision n° 2019-772, QPC du 5 avril 2019).

Comparaison entre location meublée et location vide

La fiscalité de la location meublée diffère fondamentalement de celle de la location vide. Les revenus issus de la location meublée relèvent des bénéfices industriels et commerciaux tandis que les loyers d’une location vide sont imposés dans la catégorie des revenus fonciers. Cette distinction entraîne des conséquences importantes sur le régime d’imposition et les charges déductibles.

Le régime micro-BIC applicable à la location meublée offre un abattement forfaitaire de 50 pour cent pour un seuil de recettes de 77 700 euros. Le régime micro-foncier de la location vide propose un abattement de 30 pour cent mais le plafond de recettes est limité à 15 000 euros. Le régime réel de la location meublée permet de déduire les charges réelles et de pratiquer des amortissements. Le régime réel foncier autorise la déduction des charges réelles mais ne permet pas d’amortir le bien immobilier.

Le déficit foncier généré par une location vide peut être imputé sur le revenu global du foyer fiscal dans la limite de 10 700 euros par an. L’excédent se reporte sur les revenus fonciers des dix années suivantes. En location meublée sous statut LMNP, les déficits ne peuvent être imputés que sur les revenus de même nature pendant dix ans. Le statut LMP permet l’imputation des déficits sur le revenu global sans limitation de montant. Pour optimiser la fiscalité de votre investissement locatif, il convient de comparer les deux régimes selon votre situation personnelle.

Choix du régime fiscal optimal

Le choix entre le régime micro-BIC et le régime réel dépend du montant des charges réelles liées à la location meublée. Le régime micro-BIC convient aux propriétaires dont les charges représentent moins de 50 pour cent des recettes locatives pour une location meublée classique. Au-delà de ce ratio, le régime réel devient plus avantageux grâce à la déduction des charges réelles et aux amortissements.

Les propriétaires qui ont contracté un emprunt pour financer l’acquisition du bien ont généralement intérêt à opter pour le régime réel. Les intérêts d’emprunt constituent une charge déductible importante qui réduit le bénéfice imposable. Les amortissements du bien et du mobilier permettent souvent de neutraliser totalement le bénéfice fiscal pendant les premières années de location. Cette optimisation fiscale justifie le choix du régime réel malgré des obligations comptables plus lourdes.

Le propriétaire doit également tenir compte de la durée prévisionnelle de location du bien. Un investissement locatif de long terme justifie l’option pour le régime réel qui permet d’amortir le bien sur vingt à trente ans. Une location meublée de courte durée ou occasionnelle peut rester sous le régime micro-BIC pour bénéficier de la simplicité déclarative. La simulation des deux régimes fiscaux avant le démarrage de l’activité permet de choisir l’option la plus avantageuse selon la situation du propriétaire.

FAQ

Quelle différence existe-t-il entre le statut LMNP et le statut LMP ?

Le statut de loueur meublé non professionnel s’applique lorsque les recettes annuelles restent inférieures à 23 000 euros ou ne dépassent pas les autres revenus du foyer fiscal. Le statut de loueur meublé professionnel nécessite des recettes supérieures à 23 000 euros et excédant les autres revenus d’activité. Le statut LMP entraîne l’assujettissement aux cotisations sociales des travailleurs indépendants et permet l’imputation des déficits sur le revenu global.

Comment choisir entre le régime micro-BIC et le régime réel ?

Le régime micro-BIC convient lorsque les charges réelles représentent moins de 50 pour cent des recettes locatives. Le régime réel devient avantageux si les charges dépassent ce ratio ou si le propriétaire a contracté un emprunt. Les amortissements possibles en régime réel permettent souvent de neutraliser le bénéfice imposable pendant plusieurs années.

Quels sont les seuils du régime micro-BIC pour les meublés de tourisme ?

Les meublés de tourisme classés bénéficient d’un seuil de 77 700 euros de recettes annuelles pour le régime micro-BIC avec un abattement de 50 pour cent. Les meublés de tourisme non classés sont limités à un seuil de 15 000 euros avec un abattement réduit à 30 pour cent. Le dépassement de ces montants entraîne le basculement obligatoire vers le régime réel.

Quelles exonérations fiscales existent pour la location meublée ?

La location d’une partie de la résidence principale peut être exonérée si le loyer au mètre carré ne dépasse pas 213 euros en Île-de-France ou 157 euros en régions. La location occasionnelle est exonérée si les revenus restent inférieurs à 760 euros par an. Ces exonérations s’appliquent sous conditions strictes de résidence du locataire et de plafonnement des loyers.

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