Aller au SommaireAller au contenu principal Aller au menu principal
page d'accueil de PagesJaunes
  • Menu

    • Animaux
    • Assurances et Finances
    • Démarches et Droit
    • Entreprise et Vie Professionnelle
    • Famille et Vie Personnelle
    • Internet et Multimédia
    • Jardin et Extérieur
    • Loisirs
    • Maison et Habitat
    • Santé et Bien-être
    • Services et Administration
    • Véhicules et permis
Revenir à la catégorie précédente : Location immobilier
  1. Accueil
  2. Assurances et Finances
  3. Immobilier
  4. Location immobilier

Droit au maintien dans le logement social : les règles à connaître

Le logement social constitue une solution d’hébergement destinée aux ménages modestes, mais ce droit n’est pas automatiquement acquis à vie. Les locataires doivent respecter des plafonds de ressources pour conserver leur logement, et une augmentation de revenus peut entraîner un surloyer ou même une obligation de quitter les lieux. Les règles varient selon la localisation du logement et la situation personnelle du locataire.

Mis à jour le 29/04/2026

Temps de lecture estimé à 10 min

Rédigé par des auteurs spécialisés pagesjaunes

Partager cet article sur :

Ouvrir une nouvelle fenêtre pour Ajouter pagesjaunes en favori sur Google
Perte du maintien dans un logement de 1948
Location immobilier

Sommaire.

  1. En bref
  2. Les plafonds de ressources pour conserver un logement social
  3. Le supplément de loyer de solidarité
  4. Les cas de déchéance du droit au maintien dans les lieux
  5. Les exceptions au départ obligatoire
  6. Le délai et la procédure de départ
  7. L’examen périodique de l’occupation des logements
  8. Les obligations déclaratives du locataire
  9. Les zones géographiques concernées
  10. Les évolutions législatives récentes et à venir
  11. Les recours possibles pour le locataire
  12. FAQ

En bref

  • Les locataires dont les revenus dépassent les plafonds légaux pendant deux années consécutives peuvent perdre leur droit au maintien dans les lieux.
  • Un surloyer s’applique dès que les ressources dépassent certains seuils, avec des montants différents selon la zone géographique.
  • Les personnes de plus de 65 ans, en situation de handicap ou résidant en quartier prioritaire bénéficient d’exceptions.
  • Le délai pour quitter le logement est de 18 mois à compter du 1er janvier suivant les deux années de dépassement.

Les plafonds de ressources pour conserver un logement social

Les revenus du foyer déterminent le maintien dans un logement social. Chaque année, le bailleur vérifie les ressources des locataires pour s’assurer qu’elles correspondent aux critères d’attribution. Les plafonds varient selon le nombre de personnes composant le ménage et le type de financement du logement, PLAI, PLUS ou PLS.

En Île-de-France, les seuils diffèrent entre Paris avec les communes limitrophes et le reste de la région. Pour une personne seule à Paris, le surloyer débute à partir de 32 304 euros annuels pour un logement PLAI ou PLUS, et 41 995 euros pour un logement PLS. En province, les montants sont généralement inférieurs, adaptés au marché local de l’immobilier.

Le dépassement des plafonds de ressources pendant une seule année ne suffit pas à remettre en cause le bail. La loi exige deux années consécutives au-delà des seuils pour déclencher la procédure de départ. Cette règle vise à protéger les locataires contre une perte brutale de leur habitation suite à une hausse temporaire de revenus.

Le supplément de loyer de solidarité

Le supplément de loyer de solidarité, appelé SLS, représente un montant additionnel que le locataire doit payer lorsque ses ressources dépassent les plafonds réglementaires. Ce mécanisme s’applique avant l’obligation de quitter le logement et vise à rééquilibrer la contribution du foyer par rapport à sa capacité financière.

Bon à savoir

Le maintien dans les lieux est une mesure de protection. Le locataire qui en bénéficie peut rester sur place et à durée indéterminée, sous réserve d’un éventuel congé délivré par le bailleur.

Les montants du surloyer varient selon la zone géographique et le type de logement. À Paris, pour une personne seule dans un logement PLAI ou PLUS, le SLS commence dès que les revenus atteignent 32 304 euros annuels. Pour un couple avec deux enfants, le seuil s’établit à 61 577 euros. Ces montants sont revalorisés régulièrement pour tenir compte de l’évolution du coût de la vie.

Le calcul du surloyer prend en compte l’écart entre les revenus réels du locataire et le plafond applicable. Plus les ressources dépassent le seuil, plus le montant du SLS augmente. Le bailleur informe le locataire par courrier de l’application de ce supplément et du montant à régler chaque mois.

Les cas de déchéance du droit au maintien dans les lieux

La déchéance du droit au maintien dans les lieux intervient lorsque les revenus du foyer dépassent significativement les plafonds pendant deux années consécutives. Les seuils de départ sont plus élevés que ceux déclenchant le surloyer. Pour une personne seule à Paris, l’obligation de quitter le logement apparaît au-delà de 52 494 euros annuels.

Cette règle s’applique uniquement dans les zones tendues, classées Abis, A et B1, où la demande de logements sociaux excède largement l’offre. L’objectif est de favoriser la rotation dans le parc social pour permettre aux ménages les plus modestes d’accéder à un logement adapté. Les zones rurales ou détendues ne sont pas concernées par cette obligation.

Le bailleur doit informer le locataire au moins six mois avant la date limite de départ, par lettre recommandée avec accusé de réception ou par acte d’huissier. Contrairement aux idées reçues, le propriétaire social n’a aucune obligation de proposer un relogement. Le locataire doit chercher par lui-même une solution dans le parc privé ou social, selon ses ressources.

À noter

Le locataire peut toutefois perdre son droit au maintien, pour lui-même et pour ses bénéficiaires. Cette perte peut être de son fait ou en raison de la nature du logement.

Les exceptions au départ obligatoire

Plusieurs situations permettent de conserver son logement malgré le dépassement des plafonds de ressources. Les personnes atteignant 65 ans pendant l’année suivant les deux années de dépassement bénéficient automatiquement du maintien dans les lieux. Cette protection vise à éviter de contraindre des personnes âgées à déménager.

Les locataires en situation de handicap ou ayant à charge une personne handicapée conservent leur droit au maintien, quel que soit le niveau de leurs revenus. Ils peuvent toutefois être soumis au paiement du surloyer si leurs ressources dépassent les seuils applicables. Cette exception reconnaît les contraintes spécifiques liées au handicap et les difficultés pour trouver un logement adapté.

Les résidents des quartiers prioritaires de la politique de la ville ne sont ni soumis au surloyer ni à l’obligation de quitter leur logement, même en cas de forte augmentation de revenus. Cette mesure participe à la mixité sociale dans ces quartiers et évite le départ des ménages dont la situation s’améliore.

Le délai et la procédure de départ

Le délai pour quitter le logement est fixé à 18 mois à compter du 1er janvier de l’année suivant les deux années consécutives de dépassement. Ce calendrier précis permet au locataire d’anticiper son déménagement et de rechercher un nouveau logement dans des conditions sereines.

Le bailleur adresse un courrier recommandé ou fait appel à un huissier pour notifier formellement l’obligation de départ. Cette notification doit intervenir au moins six mois avant la date limite fixée. Le locataire dispose ainsi d’un délai suffisant pour organiser son déménagement et résilier les contrats liés à son habitation.

Tant qu'on en parle
La loi de 1948 sur le logement : un régime protecteur en voie de disparition

La procédure peut être interrompue si les revenus du locataire redeviennent inférieurs au plafond PLS pendant le délai de 18 mois. Une baisse de ressources de plus de 10 % par rapport à la situation constatée deux ans auparavant permet également de suspendre la déchéance du droit au maintien. De même, une évolution de la composition familiale, comme une naissance, peut modifier l’appréciation de la situation.

L’examen périodique de l’occupation des logements

Tous les trois ans, les bailleurs sociaux examinent l’occupation des logements dans les zones tendues. Cette procédure, appelée EOL pour Examen de l’Occupation des Logements, vise à vérifier que chaque logement correspond à la composition familiale et aux ressources du locataire. La loi ELAN de 2018 a rendu cette vérification obligatoire pour favoriser la mobilité dans le parc social.

Cinq critères principaux déclenchent un examen approfondi. Un logement trop grand pour la famille, comme un trois chambres pour un couple sans enfant, constitue une sous-occupation. À l’inverse, un logement trop petit, tel qu’un deux chambres pour un couple avec cinq enfants, caractérise une suroccupation. Le dépassement des plafonds de ressources, la perte d’autonomie dans un logement non adapté ou l’occupation d’un logement adapté sans membre handicapé dans la famille justifient également un réexamen.

La commission d’attribution des logements et d’examen de l’occupation des logements, la CALEOL, adresse un courrier aux locataires concernés. Ce document précise le critère d’inadéquation constaté et invite le locataire à réfléchir à ses besoins réels. Le bailleur accompagne ensuite le locataire dans sa recherche d’un logement plus adapté, que ce soit dans le parc social ou privé.

Les obligations déclaratives du locataire

Les locataires doivent répondre chaque année à l’enquête sur leurs ressources envoyée par le bailleur social. Cette déclaration permet de calculer le montant éventuel du surloyer et de vérifier le respect des plafonds. L’absence de réponse pendant deux années consécutives peut entraîner la résiliation du bail, même si les revenus du foyer restent dans les limites autorisées.

Bon à savoir

Cette preuve peut être rapportée grâce à un document officiel extrait des services de publicité foncière.

La déclaration porte sur l’ensemble des revenus du foyer, incluant les salaires, les pensions, les revenus fonciers et les allocations. Le bailleur peut demander des justificatifs pour vérifier l’exactitude des informations transmises. Les locataires doivent également signaler tout changement dans la composition du ménage, comme un départ ou une arrivée.

Le défaut de réponse à l’enquête constitue une faute susceptible de justifier la résiliation du bail. Cette sanction vise à garantir la transparence nécessaire à la gestion du parc social et à l’attribution équitable des logements. Les locataires qui rencontrent des difficultés pour remplir leur déclaration peuvent solliciter l’aide du bailleur ou d’une association spécialisée.

Les zones géographiques concernées

Les règles de déchéance du droit au maintien s’appliquent uniquement dans les zones tendues, où le déséquilibre entre l’offre et la demande de logements est particulièrement marqué. Les zones Abis, A et B1 sont définies par arrêté et regroupent les grandes agglomérations et les territoires où la pression immobilière reste forte.

La zone Abis comprend Paris et 76 communes de la petite couronne. La zone A englobe le reste de l’Île-de-France, la Côte d’Azur et certaines grandes villes comme Lyon, Lille ou Marseille. La zone B1 inclut des agglomérations de taille moyenne où la tension locative demeure significative. Les autres zones, B2 et C, ne sont pas soumises aux règles de déchéance du droit au maintien.

Cette distinction géographique reconnaît que la problématique du logement social varie fortement selon les territoires. Dans les zones détendues, où l’offre de logements sociaux suffit à satisfaire la demande, imposer un départ aux locataires dont les revenus augmentent n’aurait aucun intérêt pour la collectivité.

À noter

Le logement doit être occupé moins de 8 mois par an. On considère effectivement qu’une habitation habitée moins de 8 mois dans l’année n’est pas une résidence principale (critère du droit au maintien).

Les évolutions législatives récentes et à venir

La loi égalité et citoyenneté du 27 janvier 2017 a durci les conditions de maintien dans le logement social. Le seuil de dépassement des ressources entraînant la perte du droit au maintien est passé de 200 % à 150 % du plafond PLS. Le délai pour quitter les lieux a été réduit de trois ans à 18 mois, accélérant la rotation dans le parc social.

Une proposition de loi déposée en mars 2025 vise à renforcer encore ces règles. Le texte prévoit d’abaisser le seuil de libération du logement de 1,5 à 1,2 fois le revenu maximum. Le surloyer deviendrait dû dès le premier euro de dépassement du plafond de ressources, alors qu’actuellement un écart de 20 % est toléré avant application du SLS.

La proposition de loi introduit également la possibilité pour le bailleur de résilier le bail si le locataire est propriétaire d’un logement adapté ou générant des revenus suffisants. Un préavis de six mois s’appliquerait, avec les mêmes exceptions qu’actuellement pour les personnes de plus de 65 ans ou en situation de handicap. Ces mesures suscitent des débats sur l’équilibre entre rotation dans le parc social et sécurité des locataires.

Les recours possibles pour le locataire

Le locataire qui conteste la décision du bailleur peut saisir la commission de médiation. Cette instance examine les situations particulières et peut proposer des solutions adaptées. La saisine doit intervenir rapidement après réception du courrier notifiant l’obligation de départ ou l’application du surloyer.

En cas d’échec de la médiation, le locataire peut engager une action devant le tribunal judiciaire. La justice vérifie que le bailleur a respecté la procédure légale et que les conditions de déchéance du droit au maintien sont réellement remplies. Les erreurs de calcul des ressources ou les vices de forme dans la notification peuvent entraîner l’annulation de la décision.

Les associations de défense des locataires accompagnent les personnes confrontées à une procédure de départ. Elles analysent la situation, vérifient les droits du locataire et l’aident à constituer un dossier solide. Leur intervention permet souvent de trouver une solution amiable avec le bailleur ou d’identifier les arguments juridiques pertinents.

FAQ

Peut-on conserver son logement social après 65 ans même avec des revenus élevés ?

Les personnes atteignant 65 ans pendant l’année suivant les deux années de dépassement des plafonds conservent automatiquement leur droit au maintien dans les lieux. Elles peuvent toutefois rester soumises au paiement du surloyer si leurs ressources dépassent les seuils applicables.

Que se passe-t-il si on ne répond pas à l’enquête annuelle sur les ressources ?

L’absence de réponse pendant deux années consécutives à l’enquête sur les ressources peut entraîner la résiliation du bail, même si les revenus du locataire respectent les plafonds. Cette obligation vise à garantir la transparence dans la gestion du parc social.

Le bailleur doit-il proposer un relogement en cas de dépassement des plafonds ?

Le bailleur social n’a aucune obligation légale de proposer un relogement au locataire contraint de quitter son logement pour dépassement des plafonds de ressources. Le locataire doit rechercher par lui-même une solution dans le parc privé ou social selon ses moyens.

Partager cet article sur :

Ouvrir une nouvelle fenêtre pour Ajouter pagesjaunes en favori sur Google

Ces pros peuvent vous aider !

À lire aussi

  • Achat immobilier

    Réserver un logement

    Mis à jour le 20/07/2020 4 min
  • Location immobilier

    Les aides au logement pour les étudiants et les jeunes actifs

    Trouver un logement représente un défi financier pour de nombreux étudiants et jeunes actifs. Heureusement, plusieurs dispositifs nationaux et locaux permettent de réduire le montant du loyer ou de financer les frais d’installation. Ces aides au logement s’adressent aux personnes aux revenus modestes et facilitent l’accès à un logement décent.
    Mis à jour le 29/04/2026 10 min
  • Location immobilier

    Trouver un logement social adapté à votre situation

    Accéder à un logement social représente une solution concrète pour les personnes aux revenus modestes qui recherchent un habitat à loyer abordable. Le logement social en France permet à des millions de ménages de se loger dans des conditions décentes tout en maîtrisant leur budget. La demande d’un logement social nécessite de respecter des critères d’éligibilité précis et de suivre des démarches administratives spécifiques.
    Mis à jour le 29/04/2026 10 min
  • Location immobilier

    Expulsion locative : procédure, délais et droits du locataire

    La procédure d’expulsion d’un locataire constitue une démarche judiciaire strictement encadrée par la loi. Le bailleur ne peut en aucun cas expulser un occupant sans décision de justice et sans l’intervention d’un commissaire de justice. Depuis 2023, la loi impose une clause résolutoire obligatoire dans tous les baux, facilitant la résiliation automatique en cas de manquements graves. Cette évolution législative vise à accélérer les démarches tout en garantissant les droits fondamentaux des locataires.
    Mis à jour le 29/04/2026 13 min

Sujets connexes

  • Diagnostic immobilier
  • Indivision
  • Viager
  • Copropriété
  • Mobil home
  • Achat immobilier
  • SCI
  • Vente immobilier

Nos autres univers

  • Animaux
  • Assurances et Finances
  • Démarches et Droit
  • Entreprise et Vie Professionnelle
  • Famille et Vie Personnelle
  • Internet et Multimédia
  • Jardin et Extérieur
  • Loisirs
  • Maison et Habitat
  • Santé et Bien-être
  • Services et Administration
  • Véhicules et permis

Infos légales, cookies et vie privée

  • Mentions légales
  • Infos Cookies
  • Vos données en question
  • Accessibilité
  • Protection de la vie privée
  • CGU des services du compte
  • Référencement sur PagesJaunes

Des questions sur nos services

  • Aide utilisateur
  • Contactez-nous
  • Blog PagesJaunes

Astuces et guides

  • Astuces
  • Guides pratiques
  • Tips
  • Fiches pratiques
  • Contenus téléchargeables

Nos réseaux sociaux

  • Facebook
  • Facebook PagesConseils
  • Twitter
  • Instagram
  • Pinterest
  • LinkedIn
  • YouTube
  • YouTube PagesConseils

PagesJaunes est une marque du groupe Solocal

  • Charte du groupe
  • Recrutement