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Statut de bailleur privé : définition, conditions et avantages du dispositif Jeanbrun

La loi de finances 2026 a introduit un nouveau cadre pour les propriétaires souhaitant investir dans la location de logements. Ce dispositif, destiné aux particuliers et aux SCI familiales, remplace progressivement les anciens mécanismes fiscaux. Il vise à relancer la construction et la rénovation de logements tout en offrant des contreparties fiscales aux investisseurs qui respectent des plafonds de loyers et des critères environnementaux stricts.

Mis à jour le 29/04/2026

Temps de lecture estimé à 15 min

Rédigé par des auteurs spécialisés pagesjaunes

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Femme d'affaires avec des contrats pour location achat ou vente de logement
© Getty Images / Highwaystarz-Photography
Location immobilier

Sommaire.

  1. En bref
  2. Qu’est-ce que le statut de bailleur privé ?
  3. Quels sont les objectifs du dispositif Jeanbrun ?
  4. Qui peut bénéficier du statut de bailleur privé ?
  5. Quelles sont les conditions d’éligibilité des logements ?
  6. Comment fonctionne l’amortissement fiscal ?
  7. Quels sont les autres avantages fiscaux du dispositif ?
  8. Quelles sont les obligations du bailleur privé ?
  9. Le dispositif s’applique-t-il à tous les types de logements ?
  10. Quelles différences avec le dispositif Pinel ?
  11. Comment gérer son investissement locatif ?
  12. Quels sont les risques et limites du dispositif ?
  13. Quel impact sur le marché du logement ?
  14. Comment se lancer dans l’investissement locatif ?
  15. FAQ

En bref

  • Le statut de bailleur privé s’applique aux propriétaires louant des logements nus en résidence principale pour une durée minimale de 9 ans.
  • Les avantages fiscaux reposent sur un amortissement annuel du bien, avec des taux variant entre 3 % et 5,5 % selon la catégorie de logement.
  • Les bailleurs doivent respecter des plafonds de loyers et des exigences de performance énergétique pour bénéficier du dispositif.
  • Le dispositif Jeanbrun concerne aussi bien les logements neufs conformes à la RE2020 que les logements anciens rénovés avec des travaux représentant au moins 30 % du prix d’acquisition.

Qu’est-ce que le statut de bailleur privé ?

Le statut de bailleur privé désigne le cadre juridique et fiscal applicable aux personnes physiques ou aux SCI soumises à l’impôt sur le revenu qui louent des biens immobiliers à titre non professionnel. Ce régime, inscrit dans la loi de finances 2026, structure les relations entre propriétaires et locataires en imposant des obligations précises en contrepartie d’avantages fiscaux.

Les bailleurs privés gèrent un parc locatif diversifié qui complète le logement social. Ils proposent des biens à la location selon les règles du Code civil et de la loi du 6 juillet 1989 pour les logements d’habitation. Dans le cadre du statut de bailleur privé, ces propriétaires s’engagent à louer des logements nus en résidence principale pour une durée minimale déterminée.

Le dispositif Jeanbrun, du nom du ministre du logement Vincent Jeanbrun, constitue la mesure phare du plan de relance logement. Il succède au dispositif Pinel qui a pris fin le 31 décembre 2024. Cette réforme vise à simplifier la fiscalité immobilière tout en encourageant la construction et la rénovation énergétique du parc locatif.

Bon à savoir

Pour prouver qu’un logement n’est pas conforme aux caractéristiques d’un logement décent, démontrer que la surface de la pièce principale du bien est inférieure à 9 m2 n’est pas suffisant. Cette pièce doit aussi avoir un volume inférieur à 20 m3. À défaut, l’indécence du logement ne peut pas être retenue (Cass. 3e civ., 23 janvier 2020, n° 19-11.349).

Quels sont les objectifs du dispositif Jeanbrun ?

Le plan de relance logement poursuit plusieurs objectifs quantifiés. Le gouvernement ambitionne de construire 500 000 logements par an, dont 50 000 dans le parc locatif privé. Le dispositif vise également à rénover 20 000 logements anciens chaque année pour améliorer leur performance énergétique.

La relance de l’investissement locatif constitue une priorité face à la baisse de l’offre locative privée observée ces dernières années. Les pouvoirs publics souhaitent stimuler la construction de logements neufs dans les zones tendues où la demande dépasse largement l’offre disponible. Le dispositif Jeanbrun pour le bailleur privé encourage aussi la rénovation des logements anciens pour lutter contre les passoires thermiques.

Le statut de bailleur privé favorise l’accès au logement pour les ménages aux revenus intermédiaires et modestes. En conditionnant les avantages fiscaux au respect de plafonds de loyers, le législateur oriente l’offre locative vers des segments de marché moins bien couverts. Cette approche complète l’action des bailleurs sociaux et diversifie les solutions d’hébergement disponibles.

Qui peut bénéficier du statut de bailleur privé ?

Les personnes physiques majeures constituent le premier profil éligible au dispositif. Les primo-investisseurs qui souhaitent constituer un patrimoine immobilier peuvent accéder au statut de bailleur privé. Les investisseurs patrimoniaux disposant déjà de plusieurs actifs trouvent dans ce cadre une opportunité de diversification avec optimisation fiscale.

Bon à savoir

S’agissant des logements loués meublés, la loi fixe un ameublement minimum (literie, volets, luminaires, etc.).

Les SCI familiales soumises à l’impôt sur le revenu peuvent également bénéficier du dispositif Jeanbrun. Cette structure juridique facilite la gestion collective d’un patrimoine immobilier et la transmission familiale. Les indivisions accèdent aussi au statut sous réserve de respecter les conditions d’éligibilité. En revanche, les sociétés soumises à l’impôt sur les sociétés restent exclues du dispositif.

Un foyer fiscal peut investir dans un maximum de 2 logements éligibles au statut de bailleur privé. Cette limite vise à répartir les avantages fiscaux entre un plus grand nombre d’investisseurs. Les couples qui cherchent à optimiser leur fiscalité ou à préparer leur retraite constituent un profil type pour ce dispositif d’investissement locatif.

Quelles sont les conditions d’éligibilité des logements ?

Le dispositif Jeanbrun pour le bailleur privé impose des critères stricts sur les biens immobiliers. Les logements doivent être situés dans des immeubles collectifs, ce qui exclut les maisons individuelles. La location nue constitue une obligation : les biens meublés ne peuvent pas bénéficier du statut de bailleur privé. Le logement doit servir de résidence principale au locataire, ce qui écarte les locations saisonnières et les résidences secondaires.

Les logements neufs doivent respecter la réglementation environnementale RE2020 en vigueur. Cette norme garantit une performance énergétique optimale et limite l’empreinte carbone des constructions. Dans le cadre du logement ancien, les propriétaires doivent réaliser des travaux de rénovation représentant au moins 30 % du prix d’acquisition. Ces travaux doivent permettre d’atteindre un diagnostic de performance énergétique de classe A ou B.

Bon à savoir

Suite à la loi n° 2018-1021 du 23 novembre 2018, dite loi Élan, le dossier des diagnostics techniques obligatoires et l’extrait du règlement de copropriété peuvent être remis au locataire par voie dématérialisée (sauf opposition explicite de l’une des parties au contrat).

Les plafonds de loyers varient selon la catégorie de logement et la localisation géographique. Le bailleur privé s’engage à pratiquer des loyers inférieurs de 10 % à 15 % aux prix du marché local. Cette contrainte s’accompagne de plafonds de ressources pour les locataires, qui diffèrent selon qu’il s’agit d’un logement à loyer intermédiaire, d’un logement social ou d’un logement très social.

Comment fonctionne l’amortissement fiscal ?

L’amortissement fiscal constitue le cœur du dispositif Jeanbrun. Il permet au bailleur privé de déduire chaque année une fraction de la valeur du bien de ses revenus fonciers imposables. Cet amortissement porte sur 80 % du prix d’acquisition, la part correspondant au terrain étant exclue. Le mécanisme réduit progressivement la base imposable sans générer de sortie de trésorerie.

Les taux d’amortissement varient selon la nature du bien et la catégorie de location. Pour un logement neuf à loyer intermédiaire, le taux atteint 3,5 % par an avec un plafond annuel de 8 000 euros. Dans le cadre du logement social, le taux passe à 4,5 % avec un plafond de 10 000 euros. Pour le logement très social, le taux culmine à 5,5 % avec un plafond de 12 000 euros par an.

Les logements anciens rénovés bénéficient de taux légèrement inférieurs. L’amortissement fiscal atteint 3 % pour le loyer intermédiaire, 3,5 % pour le social et 4 % pour le très social. Le plafond annuel d’amortissement reste fixé à 10 700 euros pour toutes les catégories dans l’ancien. Ce mécanisme lisse l’imposition des revenus fonciers sur la durée de détention du bien.

À noter

Depuis le 1er juillet 2018, les vendeurs ou bailleurs de biens immobiliers situés dans des zones à potentiel radon significatif (zones 3) ont l’obligation d’informer les acquéreurs ou les locataires de l’existence de ce risque sur l’imprimé ERP. Un arrêté ministériel, publié le 30 juin 2018 au Journal officiel, fixe le zonage sur l’ensemble du territoire français.

Quels sont les autres avantages fiscaux du dispositif ?

Le régime micro-foncier a été amélioré dans le cadre du statut de bailleur privé. L’abattement forfaitaire sur les loyers bruts passe de 30 % à 50 %, ce qui réduit l’assiette imposable pour les bailleurs dont les revenus fonciers restent modestes. Cette mesure simplifie la déclaration fiscale pour les petits propriétaires qui ne souhaitent pas opter pour le régime réel.

Le déficit foncier généré par les travaux de rénovation bénéficie d’un traitement favorable. Le plafond imputable sur le revenu global atteint 40 000 euros par an, contre 10 700 euros dans le régime de droit commun. Ce plafond élevé encourage les bailleurs privés à engager des travaux de rénovation énergétique ambitieux. Les dépenses qui dépassent ce plafond restent imputables sur les revenus fonciers des 10 années suivantes.

Les logements neufs ouvrent droit à une exonération de taxe foncière pendant les deux années qui suivent l’achèvement des travaux. Cette mesure allège la charge fiscale initiale de l’investissement locatif. Les bailleurs qui respectent les plafonds de loyers et les critères environnementaux bénéficient d’un bonus fiscal renforcé qui améliore la rentabilité globale du projet.

Quelles sont les obligations du bailleur privé ?

La durée minimale d’engagement constitue la première obligation du statut de bailleur privé. Le propriétaire doit s’engager à louer le bien pendant au moins 9 ans en résidence principale. Certaines sources évoquent une durée pouvant aller jusqu’à 12 ans selon les modalités choisies. Cette période garantit la stabilité de l’offre locative et justifie les avantages fiscaux accordés.

Bon à savoir

La loi ALUR du 24 mars 2014 prévoit que le diagnostic amiante soit annexé au contrat de location. Le décret d’application de cette mesure n’est pas encore paru, mais le propriétaire est d’ores et déjà tenu de mettre le dossier amiante à disposition des occupants de l’immeuble, depuis un décret n° 2011-629 du 3 juin 2011.

Le respect des plafonds de loyers s’impose tout au long de la période d’engagement. Ces plafonds, fixés par arrêté selon les zones géographiques et les catégories de logements, évoluent chaque année. Le bailleur privé doit vérifier que les ressources de son locataire restent conformes aux plafonds réglementaires lors de la signature du bail. Une convention avec l’Agence nationale de l’habitat peut formaliser cet engagement.

Les exigences de performance énergétique s’appliquent dès l’origine du projet. Pour un logement ancien, les travaux de rénovation doivent représenter entre 20 % et 30 % du prix d’achat selon les sources. Ces travaux visent à atteindre un diagnostic de performance énergétique de classe A ou B. Le non-respect de ces obligations entraîne la reprise des avantages fiscaux accordés, avec application d’intérêts de retard.

Le dispositif s’applique-t-il à tous les types de logements ?

Le dispositif Jeanbrun distingue trois catégories de logements selon les plafonds de loyers et de ressources. Le logement à loyer intermédiaire vise les ménages de classe moyenne dont les revenus dépassent les plafonds du logement social sans atteindre les niveaux permettant d’accéder librement au marché privé. Cette catégorie représente un segment stratégique pour fluidifier les parcours résidentiels.

Le logement social s’adresse aux ménages modestes qui remplissent les conditions de ressources des programmes HLM. Dans le cadre du statut de bailleur privé, cette catégorie permet aux investisseurs particuliers de contribuer à l’offre de logements accessibles. Les plafonds de loyers restent significativement inférieurs aux prix du marché, ce qui limite la rentabilité brute mais améliore l’avantage fiscal.

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Le logement très social correspond au segment le plus contraint du dispositif. Il cible les ménages aux revenus très faibles selon les critères des prêts locatifs aidés d’intégration. Les loyers pratiqués atteignent les niveaux les plus bas du marché locatif. En contrepartie, le taux d’amortissement fiscal culmine à 5,5 % pour le neuf et 4 % pour l’ancien, ce qui compense partiellement la faiblesse des loyers perçus.

Quelles différences avec le dispositif Pinel ?

Critère Loi Pinel Statut bailleur privé
Zones d’investissement Zones tendues Abis, A, B1 Tout le territoire
Types de biens Neuf uniquement Neuf et ancien avec travaux
Durée engagement 6, 9 ou 12 ans 9 ans minimum
Avantage fiscal Réduction d’impôt immédiate Amortissement fiscal étalé

Le dispositif Jeanbrun élargit le périmètre géographique d’intervention. Alors que la loi Pinel concentrait les investissements sur les zones tendues, le nouveau statut de bailleur privé s’applique sur l’ensemble du territoire national. Cette extension répond aux besoins de logements dans les zones moyennement tendues qui restaient exclues des précédents dispositifs.

L’ouverture aux logements anciens rénovés constitue une innovation majeure. Le dispositif Pinel ne concernait que les logements neufs ou en état futur d’achèvement. Dans le cadre du dispositif Jeanbrun, les bailleurs peuvent acquérir un logement ancien et réaliser des travaux de rénovation énergétique pour atteindre les performances requises. Cette possibilité valorise le patrimoine existant et lutte contre la vacance locative.

Le mécanisme fiscal diffère profondément entre les deux dispositifs. La loi Pinel accordait une réduction d’impôt immédiate calculée sur le prix d’acquisition du bien. Le statut de bailleur privé repose sur un amortissement fiscal qui s’étale sur la durée de détention. Cette approche lisse les avantages fiscaux et encourage une vision patrimoniale de long terme plutôt qu’une optimisation fiscale ponctuelle.

Bon à savoir

Le bailleur peut bénéficier de régimes de défiscalisation s’il s’engage à louer son logement vide pendant une certaine durée.

Comment gérer son investissement locatif ?

La gestion locative représente une charge administrative que de nombreux bailleurs privés choisissent de déléguer. Les professionnels de l’immobilier proposent des services complets qui incluent la rédaction du bail, la sélection des locataires, la gestion des loyers et des charges, le suivi des travaux et la relation avec le locataire. Cette délégation libère du temps et réduit les risques de litiges ou d’impayés.

Le bailleur privé qui gère lui-même son bien doit maîtriser les obligations légales. Le bail type réglementaire s’impose pour les locations nues en résidence principale. Les diagnostics obligatoires doivent être annexés au contrat : diagnostic de performance énergétique, constat de risque d’exposition au plomb, état des risques naturels et technologiques. L’état des lieux d’entrée et de sortie formalise l’état du logement et prévient les contestations sur le dépôt de garantie.

La déclaration fiscale des revenus fonciers nécessite une attention particulière dans le cadre du statut de bailleur privé. Le formulaire 2044-EB permet de déclarer l’engagement de location et de bénéficier de l’amortissement fiscal. Les charges déductibles doivent être justifiées par des factures : travaux d’entretien et de réparation, frais de gestion, primes d’assurance, taxe foncière. Une intermédiation locative peut faciliter la mise en location dans certains cas.

Quels sont les risques et limites du dispositif ?

La rentabilité de l’investissement locatif dépend étroitement du respect des plafonds de loyers. Ces plafonds, fixés par les pouvoirs publics, peuvent se situer significativement en dessous des prix du marché local. Le bailleur privé doit simuler précisément le rendement net après impôt en tenant compte de ces contraintes. Une surévaluation du prix d’achat ou une sous-estimation des travaux peut compromettre l’équilibre financier du projet.

Bon à savoir

Les plafonds du régime des micro-BIC sont de 188 700 € pour les logements meublés de tourisme classés.

Le blocage de l’investissement pendant 9 ans minimum limite la flexibilité patrimoniale. Une revente anticipée entraîne la reprise des avantages fiscaux accordés, avec application d’intérêts de retard. Cette contrainte temporelle exige une vision de long terme et une capacité à supporter les aléas de la gestion locative : vacance, impayés, travaux imprévus. Le statut de bailleur privé convient aux investisseurs qui recherchent des revenus réguliers sur une période étendue.

L’instabilité potentielle du cadre législatif constitue un risque difficilement quantifiable. Les dispositifs fiscaux immobiliers ont connu de nombreuses modifications au fil des années. Le bailleur privé qui s’engage sur 9 ans prend le risque d’une évolution défavorable des règles en cours de période. Les travaux de rénovation énergétique représentent aussi un coût important qui peut dépasser les estimations initiales, particulièrement dans les logements anciens.

Quel impact sur le marché du logement ?

Le plan de relance logement vise à augmenter durablement l’offre locative privée dans les zones à forte demande. Les objectifs chiffrés prévoient la construction de 30 000 logements neufs locatifs supplémentaires par an grâce au dispositif Jeanbrun. Cette production complémente l’action des bailleurs sociaux et diversifie les solutions d’hébergement disponibles pour les ménages.

La rénovation énergétique du parc ancien constitue un enjeu majeur du dispositif. L’objectif de 20 000 logements anciens rénovés chaque année vise à réduire le nombre de passoires thermiques. Les travaux de rénovation améliorent le confort des locataires, réduisent les charges énergétiques et valorisent le patrimoine immobilier. Cette dynamique contribue à la transition écologique du secteur du bâtiment.

Bon à savoir

La loi de finances pour 2018 a supprimé l’ISF et l’a remplacé par l’impôt sur la fortune immobilière depuis le 1er janvier 2018. Désormais seul le patrimoine immobilier du contribuable est taxable au titre de l’IFI.

La réduction de la vacance locative découle mécaniquement de l’attractivité des loyers modérés. Un logement à loyer intermédiaire ou social trouve généralement preneur plus rapidement qu’un bien proposé aux prix du marché. Cette fluidité réduit les périodes sans locataire et sécurise les revenus fonciers du bailleur privé. Le dispositif favorise aussi l’accès au logement pour les ménages qui peinent à se loger dans les zones tendues.

Comment se lancer dans l’investissement locatif ?

La première étape consiste à définir précisément son projet d’investissement locatif. Le choix entre logement neuf et logement ancien rénové dépend de plusieurs facteurs : budget disponible, appétence pour les travaux, horizon de placement, objectif de rendement. Un logement neuf offre des garanties constructeurs et des charges maîtrisées les premières années. Un logement ancien permet parfois d’acquérir un bien mieux situé à prix inférieur, mais nécessite des travaux importants.

L’analyse du marché locatif local constitue une étape déterminante. Le bailleur privé doit vérifier la demande locative dans la zone géographique visée, identifier les typologies de logements recherchées et évaluer les loyers pratiqués. Cette étude permet de valider la cohérence entre les plafonds de loyers du dispositif Jeanbrun et les prix du marché. Une zone où les loyers de marché dépassent largement les plafonds réglementaires offre une meilleure marge de manœuvre.

Le montage financier nécessite une simulation détaillée. Le bailleur privé doit chiffrer le prix d’acquisition, les frais de notaire, les travaux éventuels, les frais de gestion et les charges non récupérables. Le calcul du rendement net après impôt intègre l’amortissement fiscal, les charges déductibles et la fiscalité des revenus fonciers. Un accompagnement par un professionnel permet de sécuriser le projet et d’optimiser les choix fiscaux. La gestion d’un bail social requiert une attention particulière aux obligations réglementaires.

Bon à savoir

En 2023, la taxe d’habitation sur la résidence principale a été supprimée pour tous.

FAQ

Peut-on louer un logement à un membre de sa famille dans le cadre du dispositif Jeanbrun ?

Non, le statut de bailleur privé interdit formellement de louer le logement à un ascendant ou un descendant jusqu’au deuxième degré. Cette règle vise à éviter les montages familiaux destinés uniquement à bénéficier des avantages fiscaux sans réelle mise sur le marché locatif.

Que se passe-t-il en cas de vente du logement avant la fin de la période d’engagement ?

Une revente anticipée entraîne la reprise de l’ensemble des avantages fiscaux accordés depuis l’origine de l’investissement. Le bailleur privé devra rembourser les montants d’amortissement déduits, majorés d’intérêts de retard. Seules certaines situations exceptionnelles peuvent justifier une sortie anticipée sans pénalité.

Les charges de copropriété sont-elles déductibles des revenus fonciers ?

Seules les charges non récupérables auprès du locataire peuvent être déduites des revenus fonciers. Les dépenses d’entretien des parties communes, les frais de gestion du syndic et la taxe foncière constituent des charges déductibles. Les charges récupérables facturées au locataire ne peuvent pas être déduites des revenus du bailleur privé.

Faut-il créer une SCI pour bénéficier du dispositif Jeanbrun ?

La création d’une SCI reste facultative. Une personne physique peut investir directement dans le cadre du statut de bailleur privé. La SCI présente des avantages pour la gestion familiale du patrimoine et la transmission, mais elle génère des frais de fonctionnement supplémentaires. Le choix dépend de la situation patrimoniale et des objectifs de chaque investisseur.

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